‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitementChapitre 7 sur 177 · J.-C. Uoux. — Hevue de médecine, 18 novembre · texte numérisé non relu

J.-C. Uoux. — Hevue de médecine, 18 novembre

LA PALPATION If

Elle vous servira à reconnailre les tumeurs et à fixer leur sièg^' el leur volume, leur mobilité, leurs déplacements pendant la respiration ; à distinguer les péri^astrites qui compliquent souvent Tulcère simg»le; à apprécier la souplesse des parois de Testomac et quelquefois aussi le;^ dimensions de celui-ci. Mais on n'oubliera pas qu'il y a des tume ti r^;fantômes, dues simplement à des contractions plus ou moins passagères de la tunique musculeuse,.et que des amas de matières fécrW^s dams le côlon transverse, des déplacements ou des tumeurs du rein «ut foie, des calculs biliaires en ont parfois imposé pour des tumeurs iIl^ Testomac. Aussi ne doit-on pas se borner à la palpalion de cet organe, mais explorer en même temps l'abdomen tout entier : d'abord h'[>igastre, puis les deux hypocondres, la région ombilicale, les drnix fosses iliaques, l'hypogaslre et les régions inguinales. Le toucher va;;!nale et le toucher rectal seront aussi pratiqués méthodiquement.

upaipatton Eu cc qui conccme la palpation du foie, le pra-

dufoie. ç^j^ ^g Glénard, dit procédé du pouce, est le meilleiii\ On se place à gauche du malade; on saisit le flanc droit de la m;iiri gauche comme dans une pince, les quatre derniers doigts appliqii*'s au dessous du rebord costal et soulevant la région lombaire pendaril que le pouce, en affût, comme dit Glénard, cherche à sentir le inje qui s'abaisse au moment de l'inspiration, et que la main droite, plai r*3 transversalement au-dessous du pouce, la paume en dedans et h jï doigts en dehors, refoule en haut la paroi abdominale antérieure* Si l'on répèle cette manœuvre à plusieurs reprises sur toute l'étenilinî du bord inférieur du foie, on parvient à avoir une exacte notioD tlti la situation, du volume, de la sensibilité, de la forme de cet orgati(\ et l'on peut même explorer assez bien la vésicule biliaire. Ce pucédé, associé à la palpation bi-maiiuelle ordinaire, complète les ivsultats de celle-ci.

Lapaipauon La palpatioudesreins s'effectue par un procèd**

desreios. analoguc. La main gauche étant placée comme il vient d*être dit, et la main droite comprimant l'abdomen pour empêi lier la fuite du rein vers la colonne vertébrale, on fait pratiquer au inalade de profondes inspirations pendant lesquelles le rein, s'il e:-l abaissé, vient s'engager entre les deux mors de la pince que reprissente la main gauche.

uhrnit En palpant l'estomac on perçoit le bruit decla-

deolapotage. pQ^gg^ gyp lequel ChOMEL, puîs AUDHOUI, BARAl^\l^

ei Bouchard ont beaucoup insisté et dont on a eu le tort de (aiie k

signe absolu de la dilatation de Testomac. Ce bruit, qui résulte de la collision des gïiz et des liquides contenus dans Testomac, peut être aussi perçu A l'aide de la succussion; mais celle-ci n'indique que le fait môme de la collision. Aussi préfère-ton la palpation unie à un mode particulier de percussion qui donne des renseignements sur retendue et les limites de la zone clapotante.

Avec Textrémité des doigts de la main droite, on imprime à la région épigastrique de petites secousses brusques» en procédant de bas en haut depuis la région sous-ombi-

Ûta, ditphrame; Œs^ OMophage; F, foie; R, rate; B», estomac; Du, duodénum; Tr^ li(;.iineat de Treits.

lîcale, puis de droite à gauche à partir de Thypocondre droit. En marquant les points où commence le clapotage, on détermine une ligne courbe qui correspond assez bien à la situation de la grande courbure. Si Ton fait ingérer au malade un ou deux verres d'eau avant Texamen, la recherche devient plus facile.

Le clapotafçe peut être perçu chez des gens tout à fait bien portants après ringeslion de liquide ou après le repas, mais alors le br'iU est perçu au-dessus d'une ligne fictive passant par la base du carliiage des deux neuvièmes côtes*. Ce n'est que s'il s'entend plus

t. Cilk ligDe correspond, d'après Làbbé et Baradat (Thèse de Paris j 188i) à U

LA PERCUSSION tl

de deux heures après le repas ou au-dessous de la ligne doQi j'^ viens de parler qu'il prend un caractère pathologique et indique la distension, la dilatation ou rabaissement de Tesiomac. Boas^ a monu € qu'tl pouvait exister dans l'atonie stomacale sans dilatation, pendîinl la période digeslive, les tuniques se rétractant mal sur la masse alimentaire qui ne subit qu'un brassage insurfisant pour mélanger intimement les aliments au suc gastrique.

Las II est souvent difficile de distinguer le claponge

oansesderrmr. gtomacal dcs gargouillements intestinaux. Dehove" a montré que les anses intestinales légèrement distendues par des gaz pouvaient donner lieu par la percussion à un bruit qui simule, ii s*y méprendre, le clapolage gastrique. J'ai été témoin à rHos[)ice des Ménages, de plusieurs faits analogues: dans l'un d'eux où, sui la loi du clapotage, j'avais admis une grande dilatation de l'estoma^^, Tautopsie montra que l'organe était rétracté, tandis que la dilatation du côlon transverse ne laissait aucun doute sur le véritable siège du bruit entendu pendant la vie. 11 est vrai que, dans les cas douteux, on lèvera la difficulté en vidant l'estomac avec la sonde et en laisant ingérer ensuite une certaine quantité d'eau; si le clapotage dii^païaît après la première opération et reparaît après l'ingestion du liquide, nul doute qu il n'ait son siège dans ce viscère.

Le clapotage perçu au-dessous de la ligne indiquée tout à l'heure est un signe de distension par oh^^tneîe pylorique, de dilatation vraie, d'atonie musculaire de bilocuhaion ou de gastroptose.

De la percussion. — Les rapports de l'estomac. ^ Sa limite supérieure. Sa limite inférieure. — Les rapports du pylore.

La percussion aidée de la palpalion sert a jipinecier les limites et par conséquent la silnatitm et le volume de l'eslomac. Les parties de l'organe qu'on limite te j>lus facilement sont la grande courbure et la partie supérieure du gi;uid cul-de-sac. Ses dimensions varient évidemment suivant son état de vacuité, de réplétion et de distension.

partie supérieure de la grande courbure, à l'état normal. Pour déterminer 1% aîiiiittiin du cartilage de la neuvième côte, il faut se rappeler quMl siège immédiatement lUi-ilns^ de la première dépression que rncontre le doigt en suivant de bas en haut Le rt bor<l dcA fausses côtes. Cette dépression est limitée en bas par le cartilage de ladixièim.- * Me,

1. BOÀS. — Diagnoslik und Thérapie di^r Magenkrankheiten, Leipzig, 1881, p, IQ,

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