Debove. — Bulletins de la Soc. mul. des hôpitaux
Lit rapports CainTiie Ta bien montré E. Doyen ^ Teslomac
dB iftfitoûiA». (jct-upe^ tlaus rélat de vacuité, une situation presque verticale et, comme vous pouvez le voir sur la figure 4 que j'emprunte à E* Doyen, la région pylorique seule déborde à droite la
ligne médiane de 2 à 3 centimètres.
Pour RosENFELD ", la petite courbure a même, dans ses deux tiers supérieurs, une direction oblique de haut en bas et de droite à gauche; son tiers inférieur est incliné à angle aigu sur les deux premiers et croise la première vertèbre lombaire avec une direction horizontale ou légèrement ascendante.
La figure 2, empruntée au mémoire de RosENFELD, VOUS rend parfaitement compte de celte disposition que l'on retrouve aussi, quoique un peu moins accentuée, sur la fij;ure i.
Dans rélat de vacuité, l'estomac est complètement à gauche de la ligne xipho-ombilicale. Dans l'état de réplétion, la région prépylorique déborde à droite la ligne médiane, en même temps que s'ûbaisse plus ou moins la partie inféiieure de la grande couibure et que le grand cul-de-sac tend, au contraire, i sV'Iever et à s'appliquer plus exactement sur le diaphragme qu'il soulève même quaod des gaz s'accumulent dans la cavité.
Fia. *.
En pratique, d'après les observations de Paca- NûwsKi ', la limite supérieure de l'estomac se trouve sur une ligne qui, partani du bord gauche du sternum, passerait immédiateTTient au niveau du bord inférieur de la cinquième côte, à l'union de la côte avec son cartilage costal. Si l'on percute le long de la ligne mamillaire, le boni supérieur se trouve entre le cinquième espace intereoslal et la septième côte. Au niveau de la ligne axillaire, il répond à l'espace qui sépare la septième de la huitième côte. L'espace de Traube s^étend entre la ligne qui réunit ces différents points
K E. DiJ¥E?*. —Traitement chirurgical des affections de Testomac et du duodénum, Pûm, \m\h, p. 18.
'i. G. EïQîiTiitrKLiï. ^ Klmis^bo Dia^pnostik der Grosse, Forni und Lage des Magens, Centritlbiati /»ir mmre Mfdidn, 3etJ9, t. XX, p. 1.
3* pjkCAwowsii. — Deutschtë Arehiv fur kliniiche Medicin t. XL.
U PËUCUSSION 23
et le rebord costal gauche. Au niveau de cet espace, le son pulmonaire est remplacé par le tympanisme stomacal. En percutant de haut en bas, suivant les directions précédentes, on reconnaît assez facilement la limite supérieure de Teslomac.
Pour bien apprécier la valeur des signes fournis par la percussion, il faudra rechercher si les variations de celle-ci ne sont pas causées par des modiGcations survenues dans les organes voisins. Quand cette cause d'erreur est écartée, vous admettrez que l'élévation de la limite supérieure de Testomac est due à la distension gazeuse de son grand cul-de-sac (distension supérieure de Testomic), tandis que son abaissement indique soit la gastroptose, soit une réelle augmentation du volume de TxM^ane.
uifanite On délimitera ensuite la partie inférieure de
iiifériaore. Pestomac, qui, dans l'état de vacuité, répond à la région prépylorique et, dans Tétat de réplétion et de distension, au tiers inférieur ou à la moitié inférieure de la grande courbure. Pour cela, on percutera de bas en haut, suivant les lignes stomacales mamillaire et axillaire. La limite inférieure de l'estomac se trouve à T union du tiers inférieur avec le tiers moyen d'une ligne tirée de l'ombilic à l'appendice xiphoîde S
Si l'estomac dépasse cette limite, il peut y avoir stase gastrique, gastroptose, biloculation ou distension. La fixation de la limite supérieure permettra, le plus souvent, de faire le diagnostic de Tune ou de l'autre de ces modifications. Mais, dans bien des cas, il est fort dijGQcile de distinguer le son stomacal de la sonorité du gros intestin. Alors interviennent la palpation, la succussion, la recherche du bruit de clapotage. En outre, Ja percussion de Testomac pendant que le malade est couché, puis pendant qu'il est debout, fournira un utile moyen de contrâle.
L'extrémité terminale de l'estomac ou antre du pylore est à cheval sur la ligne médiane que le pylore déborde de 3 à 3 centimètres. Ordinairement, celui-ci est à peu près recouvert par le bord tranchant du foie et en rapport avec la face interne de la vésicule biliaire dont le fond repose sur la première portion du duodénum. Il correspond à lapartie antérieure droite du corps de la première vertèbre lombaire, et il est situé exactement sur une ligne transversale qui partirait de la partie moyenne de la neuvième côte. Qnelcpiefois le pylore est perceptible à la palpation profonde.
1. Obratzow. — Deutsches Archiu fur klinische Medicin, 1888, t. XLIII. — Taobe, Biueri. Inaug., Dorpat, 1887. — Kernig, Sl-Petersburg med, Wochenscfirifî, 1889. — H. Petit, Traité de la gastrotomie, ParU, 1879, p. 5i.
De rinsufflation de restomac. — Procédés divers. — Sa valeur et ses résultats. — Sa technique. — Dimensions et capacités de restomac.
Do rinsufflation Âvec uDe pcrcussioD superficielle el légère, on pardo roatomao. ^j^^^^ ^^^^^ facilement à limiter la partie supérieure du grand cul-de-sac et la grande courbure dans la plus grande partie de son étendue. Mais il est des cas où cette recherche est forl délicate, à cause de Tépaisseur des parois abdominales, de la tension des muscles droits, de l'exagération de la sensibilité, de la difficulté de distinguer le son stomacal des sons pulmonaire et intestinal, des variations de la sonorité de Testomac suivant la qualité et la quantité de son contenu et la tension de ses parois; alors on a proposé de distendre artificiellement Testomac pour mieux mettre ses limites en évidence.
• ... ^ Frerichs, puis ZiEMSSEN administrent successive-
procédés dtrors. ' '^
ment de 2 à 6 grammes d'acide tartriqiie et de bicarbonate de soude, Runeberg* insuffle de l'air atmosphérique avec une poire de Richardson. Bouveret insuffle courageusement avec sa propre bouche. Jaworski^ se sert d'un appareil dont le moindre défaut est de comporter l'emploi de deux flacons de quatre litres que le praticien transportera difficilement avec lui. Dehio^ fait avaler un quart de litre d'eau et détermine par la percussion la position de la grande courbure; puis il fait ingérer successivement trois autres quarts de litre et recherche de combien s'est abaissée la limite primitivement trouvée. Je passe volontairement sous silence les procédés imaginés par Penzoldt*, Leube^ Purjesz®, Schreiber', Rosenbagii®, NEUBAUER^ KELLlNG*^ Unverricht et OsT*S ctc. ; car je ne saurais
1. Runeberg. — Deulsches ArcfUv fur kiinische Medicin, t. XXXI V.