‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitementChapitre 76 sur 177 · NORMAL · texte numérisé non relu

NORMAL

EN PLUS dans

L*HYPERSTBÉN1E

Quantité totale des fèces

Eau des fèces

grammes.

grammes.

grammes.

Résidu solide à 100

Matières organiques

Matières inorganiques

Azote total

1 . A rélat normal, le résidu total à 100* des fèces s*éIèYe, d*après les auteurs, à 2»',4 p. 100 (I. Grundzach, Gaula Ukarska, 1892, n* 3, p. 48); à 24"% 7 p. 100 (Websaro, Mikroskopische und chemische Untersuchungen des Fœces, Dissert. Inaug,, Giessen); à 26«%7 p. 100 (Berzeuus), soit en moyenne à 25 grammes.

StI LES DYSPEPSIES

Les traits essentiels de ce premier tableau sont que, dans la dyspepsie liypcrslhénique permanente, sans spasme pylorique continu, ilya :

1* Aug:men talion des résidus organiques et inorganiques non uti-

S" Augmentation de Tazote alimentaire non utilisé.

Recherchons dans quels rapports se trouvent Tazote et les principes inorganiques des fèces avec l'azote et les matières inorganiques de ralimenlalion. Le tableau ci-dessous nous donne les termes de cette comparaison.

Rapport entre raiate et Uê principes inorganiques des fèces et des ingesta.

Contenance Contcnnnces en en principe

A rétat lee. azote. inorgani<|ue8.

Aliments et boissons ingérés. . . 374^,00 25,680 23,688

Fèces 68»%00 3,24 7,500

Pourcentage tie la perte 16,47 •/. 12,61 7o 31, 22%

Doncj voici près de 13 p. 100 de l'azote et 31 p. 100 des principes inorganiques ingérés qui sont perdus pour la nutrition. Voyons ce que devrait être la perte normale.

D'atu'ès mes recherches personnelles, le rapport de Tazote des fèces à l'azote urinai re, chez Thomme sain, est de 4,85 p. 100. Le rapport s'ctiiblit chez notre chaudronnier, ainsi qu'il suit :

Aïole ingéré 25»',680

— total de Turine 23"%560

— -^ des fèces 39%240

Perle de Torganisme en azote 0>%860

Azote de fèces : Azote urinaire 13,7 7©

Le rapport qui s'élève à 13,7 p. 100 au lieu de 4,85 p. 100 vient corroborer les enseignements des tableaux précédents.

Un dernier point. Etant donnée l'alimentation de notre homme, à quels clïitTres auraient dû s'élever les résidus fécaux de l'azote et des principes inorganiques? En d'autres termes, que se fût-il passé chez un individu bien portant? Celte comparaison est encore nécessaire pour apprécier la portée des chiffres qui viennent de vous être comniuniqués.

Nous avons, pour nous guider, les expériences de Kayser,

LA DYSPEPSIE HYPERSTllÉNIQUE PERMANENTE 223

DAPPERet Krug*. Dans deux de ces expériences où le sujet ingéra une nourriture à peu près semblable à celle de notre patient, à savoir 20«',55 et 21'',5 d'azote, la perte par les garde-robes fut de 5,4 p. 100 et 6,4 p. 100. Je calcule, d'autre part, d'après les analyses de RûBNER^ que, sur les principes inorganiques de 350 grammes de pain, de 300 grammes de viande, de deux œufs et d'un litre de bouillon, défalcation faite du chlorure de sodium de ce dernier, il n'eut dû en passer dans les fèces que 4'%106. La comparaison de ces chiifres avec ceux obtenus chez notre malade est exprimée dans le tableau suivant :

Uypersthénie État normal. permanenle.

Perte en azote par les fèces 5,4 à 6,1 7« 14,61 Va

Pertes minérales 17,8 7. 31,22 Vo

Enfin, dernière recherche. Notre malade ingérait, avons-nous dit, 23'',688 de principes inorganiques. Or il en éliminait 20'%18 par l'urine et il en perdait 7»',50 par les fèces : soit, au total, 27«',68, d'où une perte réelle de 3«%992 qui devaient être empruntés aux plasmas et aux tissus.

Le dyspeptique hypersthénique permanent, ayant conservé son appétit et convenablement nourri, chez lequel il n'existe pas de stagnation appréciable des aliments dans la cavité gastrique et dont la nutrition est encore assez satisfaisante pour qu'il perde peu de poids, perd plus d'azote et plus de sels minéraux qu'il n'en ingère. Comme il faut qu'il emprunte cet azote et ces sels minéraux à sa propre substance, il est perpétuellement en instance de déchéance azotée et de déminéralisation organique.

Comme, en outre, il rend inutilisés par les fèces 128',617 de l'azote qu'il ingère, son estomac est obligé de faire un travail effectif qui est bien au-dessous de son travail utile. Il a la peine dedissoudre, de transformer plus ou moins incomplètement, de mouvoir, et l'intestin a la peine de charrier des aliments qui produisent,

1. Katser, Dappkr et Kauc. — Beitrag zur Lehre vom Sloffwechscl (von C. voa NOORDEN), Fasc.2, 1893.

2. RûBNER. — Ueber die AusnOuung einiger Nahrungsmitlel im Darmkanal des McMchen, Zeittchrift fur Diologiey t. XV, 1879, p. 115.

Les ehiffres que j'ai calculés, d'après RObner, sont certainement beaucoup trop forts,^ puisque h proportion journalière de Tazoto dans les garde-robes ne dépasse pas souvent i^yâO par jour, suivant mon expérience personnelle; mais leur exagération même met davantage en relief Ténormo déperdition azotée observée dans les fèces des dyspeptiques bypersthéniques permanents.

Ik^^li—

par cela même^ de la dépense et ne figurent pas au budg^.t des recettes.

D'où deux éléments de déperdition et un élément de faiigue inutile.

u Les choses se passent différemment mais abouiis-

d^*ifl°i*téD^fl sent au même résultat dans riiyperslhénie perraanenle

pyioriiïtir d'uttc évolulion plus avancée, avec siénose du pylore. On ne pouvait choisir de meilleur sujet d^oliservalion que le maçon eouché au 43 de la salle Serres, dont vous connaissez déjïV rhisloîre; mais, par suite de la dînkulté qu'il y avait à surveiller son régime, Tcxpérience ne dura que deux jours. Elle est pourtant significative, comme vous alîez le voir.

Le malade prit un litre et demi de lait, 200 g^rammes de viande hachée, 200 grammes de pommes de terre en purée, 2 œufs à la coque et 150 i^^rammes de pain. Les contenances respective? de T urine et des fèces comparées avec les ingesta sont rassemblées dans le tableau ci-joint :

Tableau XIX. — Le bilan nutritif dans la sténose du ptflor^.

Page 1