‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitementChapitre 81 sur 177 · LEirstAiiN et Zuntz. —Berliner klin. Woch., 1887, p · texte numérisé non relu

LEirstAiiN et Zuntz. —Berliner klin. Woch., 1887, p

moins on trouve de ces matièreis, qu'on les considère par 24 heures ou qu'on les rapporte au kilogramme du poids du malade.

Notre proposition de tout à Theure est donc amplement démontrée.

Gonofauiou En résumé, l'étude du chimisme respiratoire chez

gènéraiM. |^g dyspeptiqucs hyperslhéniques fournit les résultats ci-dessous :

1*" Le chimisme respiratoire est en baisse dans tous ses éléments, d'une façon à peu près constante ;

2" Cependant, ce qui fait baisser ces échanges respiratoires, ce n'est pas une moindre aptitude de l'organisme à fixer de l'oxygène et à fabriquer de l'acide carbonique ;

^ Cette diminution tient à ce que la digestion viciée fournit à l'économie, ou bien moins de principes ternaires à comburer, ou bien des principes ternaires insuffisamment préparés et ne pouvant subir, de ce fait, qu'une combustion incomplète.

AiviioAUons Ajoutons uuc dcmièrc conclusion dont la consé-

thérapeiiuqaes. q^encc thérapeutique est importante. Le chimisme respiratoire peut fournir au praticien d'utiles indications au point de vue du régime à conseiller au malade. En effet, si, comme dans le cas n" 3 du tableau XXI, les échanges respiratoires ne subissent pendant la période digestive qu'une élévation minime, c'est que le lube digestif les préparc mal ; dans ce cas, on doit ou bien réduire leur proportion dans Talimentation à conseiller, ou bien user d'agents médicamenteux qui aient la propriété d'améliorer leur digestion.

Si, au contraire, les échanges respiratoires s'élèvent notablement, c'est que le tube digestif est encore apte à digérer les matières ternaires et qu'il les livre à l'économie sous une forme satisfaisante et apte à la combustion ; il faut les introduire dans le régime.

Celte conclusion doit être corroborée par l'examen simultané du liquide stomacal après repas d'épreuve et par le dosage des matières ternaires incomplètement oxydées dans l'urine. Elle s'applique surtout, parmi les principes ternaires alimentaires, aux féculents, puisqu'il ressort des expériences de Hanriot et Richët que les aliments gras modifient peu le quotient respiratoire et la ventilation.

L'expérience suivante démontre le bien fondé de celte conclusion. Un homme de 45 ans, couché au n° 51 de la salle Serres, atteint de dyspepsie hypersthéniquc permanente, est mis au régime lacté pendant huit jours. Le neuvième jour, on lui donne à 7 heures du matm un repas d'épreuve dont l'extraction permet de constater que les

féculents sont bien digérés. Ail h. 12 du malin, il prend un repas composé de :

Pommes de terre 205 grammes

Purée de pois 310 —

Pain 140 —

Lait 500 —

Le chimisme respiratoire est étudié à 10 heures précises, soit une demi-heure avant le repas, et de 2 heures à 2 h. 1/2, soit trois heures après le repas.

Voici les résultats.

Tableau XXIL — Le chimisme respiratoire avant et après un repas de féculents dans la dyspepsie hypersthénique permanente.

1 DÉSIGNATION D£S ÉLÉMENTS

DU GHimSlIE RESPIRATOIRE

AVANT

Page 1