‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitementChapitre 88 sur 177 · Voyez page · texte numérisé non relu

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u Debove conseille de joindre bientôt la poudre de

poodre de TiandA. ffiande au régime lacté. Il commence par 30 grammes et arrive progressivement à 200 grammes. Évidemment cette manière de faire a l'avantage de remonter plus rapidement les malades qui la supportent ; mais il est peu de personnes qui puissent ingérer naturellement une quantité suffisante de lait et de poudre de viande, et Ton doit le plus souvent recourir au gavage par la sonde qui est si dilTiciiement toléré qu'il demeure un moyen d'exception.

Dans la deuxième étape du régime, on continuera u rè0i]a« laoté le lait, cu y ajoutant progressivement les œufs à la ^*^** coque très peu cuits, les œufs brouillés, les potages épais au lait avec du tapioca, de la semoule, des pâtes alimentaires, des jaunes d'œufs ; puis le riz, les farines de végétaux azotés, tels que lentilles, haricots rouges et blancs, pois, fèves ; enfm le macaroni, les nouilles, les purées d'artichauts, de pommes de terre, de carottes, de navels, les épinards. Tous ces aliments seront préparés au lait. Le pain est permis, grillé et en petite quantité. Comme dessert, marmelade de pommes ou poires cuites, etc.

On peut, à ce moment, comme A. Mathieu l'a conseillé, ajouter au lait 20 grammes de laclo^ par litre ou le sucrer légèrement, pour augmenter encore les hydrates de carbone qui exercent, on le sait, une action d'épargne sur les matières albuminoïdes de l'organisme, ce qui n'est pas à dédaigner chez des individus frisant la déchéance.

Colle deuxième étape de régime durera de dix à vingt jours. A ce moment, les repas seront organisés ainsi :

Au réveil, un demi-litre de lait;

A onze heures, déjeuner composé de quelques-uns des aliments ci-dessus, avec du lait comme boisson ;

A quatre heures, un demi-litre de lait ;

A sept heures et demie, diner composé des aliments précédents, el encore du lait en boisson.

Durant les derniers jours, on ajoutera à chacun des repas, soit du poisson bouilli (sole, merlan, barbue, turbot), soit de petites quantités de viande crue hachée ou de viande bien cuite finement divisée et passée pour en éliminer les parties tendineuses.

A ce moment, on supprimera lô lait pendant les repas et on le remplacera par de l'eau pure pendant trois ou quatre jours, avant de procéder à la totale suppression du lait et de passer à la troisième élnpe.

•t dlTêra.

TRAITEMENT DE LA DYSPEPSIE HYPERSTHÉNIQUE PERMAiNENTE 261 . . Cette deuxième étape franchie, on arrivera peu à

Troiflième étape. ^ ''

Le peu à ce qui deviendra le régime normal du malade

régime déflnittf. j^gq^'i J^ guérison.

Le premier aliment à autoriser est le poisson, mais le poisson maigre, cuit au court-bouillon, servi sans sauce, assaisonné avec une trace de sel et quelques goutles de jus de citron. Les meilleurs poissons sont : la sole, le merlan, le turbot, la barbue, la perche, le brochet. Les poissons gras, comme le saumon, le maquereau, l'anguille, le hareng, la sardine, la carpe, sont interdits.

Les huîtres sont permises. Lehomard, la langouste sont interdits. Les crevettes et les écrevisses peuvent être autorisées à titre d'exception.

Autorisez toutes les viandes, en général, à la condition qu'elles soient rôties à la broche ou bouillies, bien cuites etfinement divisées, à moins que le malade ne consente à mâcher très lentement, à ne pas parler en mangeant et à n'avaler que si le bol alimentaire ne renferme plus de fragments non mastiqués. Pour diviser les viandes, on peut les hacher, les pulper avant de les servir, ou les traiter, à table, par un des divers masticateurs que l'on trouve dans le commerce ; l'appareil américain modifié par Debove est particulièrement recommandable. Le bœuf, le veau, le mouton, l'agneau, la volaille, à l'exception de l'oie, le perdreau, le faisan frais, le pigeon, les ris de veau, la cervelle, les œufs à la coque ou brouillés, le maigre de jambon cuit et chaud, tels sont les aliments azotés recommandés. Mais on interdira toute sauce, même le jus de la viande qui est toujours chargé de graisse, et tout assaisonnement, en dehors d'une petite pincée de sel.

Lesiéonmes ^^^ grande difficulté se présente au sujet des

légumes et surtout des féculents. Nous savons qu'en leur qualité d'aliments d*épargne ils sont indispensables à des organismes qui ont conservé leurs aptitudes oxydantes et qui brûlent énergiquement leur azote propre, quand l'azote alimentaire est insuffisant ; d'autre part, l'étude des échanges nous a montré combien leur digestion était imparfaite ; enfin ils servent à fabriquer des acides de fermentation qui surajoutent à l'hypersthénie une complication toujours fâcheuse. Comment sortir d'embarras? En choisissant, parmi les légumes, ceux qui sont riches en azote, comme les lentilles, les pois, les haricots rouges, les fèves, le gruau. Ces légumes seront décorti-

qués, réduits en purée et cuits simplement à l'eau avec un peu de sel et sans (race de beurre. Les pommes de terre cuites sous la cendre et écrasées sur TassieLle sont bien tolérées par quelques malades. On autoiisei'u nussi les épinards qui sont riches en fer et obvient quelque peu à Vanémie dyspeptique, la chicorée, les fonds d'artichauts, les navels, les choux-fleurs et le riz. Tous ces légumes seront aussi cuils à Fiiau et mis en purée. Pour donner aux légumes, quels qu'ils soient, une forme culinaire qui les rende sapides, on les liera avec un œuf ou avec ihi lail. Chez les mnlados amaigris, il y aura avantage à les addilionner, à table, d'un peu de beurre très frais ; car, si ces dyspeptiques ne tolèt enl pas le beurre cuit, ils supportent généralement très bien le beurre cru très frais.

Dlnléressantes observations dues à Maurice Bloch*

Iifs corps graM.

tendenl à démontrer que dans l'ulcère rond, complication de rhypersihénie gastrique, les huiles et la glycérine, prises avant tes it]>^s, sont une bonne médication des douleurs épigastriques. L'huile nuirait comme agent protecteur de la muqueuse; quant à la glycérine, ell^^ formerait avec l'acide chlorhydrique libre dans Feslomac une sorte de combinaison absorbable. Sans lui chercher d'explicalion plusou moins discutable, disons seulement que le fait constaté pîu* Maurice Blogh est vrai dans quelques cas, et c'est pour cela que je conseille le beurre cru, ou même, à la rigueur, l'adjonction d'un peu d'huile comme assuisonnement à l'alimentation. Il va de soi qu'on .devrait supprimer aussitôt ces corps gras, si l'événement ne justifiait pas leur emploi.

Le pain sera réduit au minimum et assez fortement

Ifl pain. '

^rilK^, ce qui en facilite la mastication, dextrine la fécule, en arrête la lermentation panaire et en améliore la digestion.

, , Comme desserts, des fruits très mûrs, cuits et en

Les d«9Berta. ' ' '

marmelade. Les fruits crus permis sont le raisin, à la condition de n'en pas manger les pépins, les pêches, les fraises, les poires de beurré. Le sucre et le sucre candi sont les seules sucreries permises avec les confitures de prunes.

Aïknonto totflrdita ^*^"' iotordits de la façon la plus absolue les aliments suivants:

La charcuLerie, le gibier faisandé, les viandes piquées ou mar -

1, Haorice BiJica. — Traitement de l'ulcère rond de restomac par les huiles et la glycérine, Revus de clinique et de thérapeutique, 27 janvier 1892.

nées, les pâtés, les salaisons, les hors-d'œuvre, quels qu'ils soient, toutes les sauces.

Le beurre cuit, toutes les graisses, les fritures, les pâtisseries, les fromages. Le chocolat est défendu à cause du beuri-e de cacao qu'il contient, mais les poudres de cacao débarrassées de ce corps gras sont assez bien tolérées.

Tous les condiments, poivre, moutarde, cornichons, etc.; les acides, comme le vinaigre qui augmente Tacidité du contenu stomacal et qui favorise, avec le mycoderma aceti qu'il apporte, la fermentation acétique. Vous savez que je fais exception pour le jus de citron.

Toutes les crudités, légumes, salades et fruits. Pour ces derniers, nous avons fait tout à l'heure quelques exceptions.

Les poissons gras, les crustacés, les truffes et les champignons.

Les enti*emets et les glaces.

Remarquez que les aliments interdits sont tons ou bien des excitateurs de la fonction gastrique ou des agents capables de favoriser directement ou indirectement les fermentations acides.

lm koinoBs Passons aux boissons. Vous avez vu les inconTé-

pennises. nients du régime sec qui ne rencontre plus, d'ailleurs, que des partisans attardés. 11 faut laisser boire vos malades à leur soif, à la condition toutefois que l'ingestion des liquides ne dépasse pas une certaine limite et qu'on ne tombe pas dans une exagération contraire. Il importe donc de régler ce que le dyspeptique doit boire.

Les boissons permises sont le lait écrémé, l'eau pure et les eaux minérales sédatives, c'est-à-dire faiblement minéralisées, à prédominance calcique, et non gazeuses. Le lait et l'eau seront pris autant que possible très chauds, mais pas brûlants. Et, comme il n'est guère de malades qui puissent boire de l'eau chaude, conseillez les infusions trèsiégères de thé, de camomille, de tilleul, de feuilles d'oranger, etc., qu'on pourra additionner d'une tonte petite quantité de sucre candi. Chez les sujets, et ils sont nombi eux, qui ne peuvent supporter aucun médicament, l'emploi des boissons chaudes est un moyen de traitement qui m'a donné, à lui seul, des résultats souvent remarquables, et l'on doit savoir gré à Germain Sée d'avoir remis en honneur cette pratique à une époque où personne n'osait combattre l'usage abusif du régime sec *.

Je préfère l'eau pure à toutes les eaux minérales dites de table,

1. Albest Mathieu (Le régime} alimcnlaire dans le traitement des maladies, Paris iBfHf p. 180) soutient éoergiquemenl aussi la même opinion.

m LES DYSPEPSIES

el moins Teau est minéralisée, plus elleest recommandable. Pourtant, comme certains malades ne veulent pas entendre parler d'eau naturelle el vous demandent de leur indiquer une eau minérale, choisissez parmi celles qui se rapprochent le plus de Teau ordinaire, comme Evian^ Alet, et même Condillac, quoique cette dernière renferme un peu (l'acide carbonique ; mais, outre que la quantité en est faible, il suffit de déboucher la bouteille une demi-heure avant de s*en servir pour que le gaz soit évaporé.

ËiEceplionndlement et surtout dans les variétés d'hypersthénie intermédiaires entre la forme aiguë et la permanente, c'est-à-dire au début de cette dernière, on emploiera quelquefois avec avantage une solution artificielle de bicarbonate de soude ainsi préparée : faire dissoudre à chaud 5 grammes de bicarbonate de soude dans un litre d'eau; Teau se trouble aussitôt, mais redevient limpide par le repos, en laissant déposer un sédiment calcique blanc ; on décante le liquide clair qu'on prend en boisson pendant le repas.

y La bière est une boisson utile chez les individus qui

sont fatigués du régime lacté, de l'eau pure, qui se plaignent que la privation de toute boisson alcoolique les affaiblit outre mesure, et aussi chez les sujets très amaigris qui ne supportent plus le lait. Mais prenez plutôt des bières faites suivant le vieux procédé de la fermentation haute, à l'exception toutefois de celles qui sont acides et qui sont en usage dans certains pays du Nord. Évidemment ces bières ne valent pas comme sapidité et comme richesse nutritive celles dites à fermentation basse ; mais elles ont l'avantage d'être beaucoup moins alcooliques, et l'on augmente facilement leur valeur alimentaire en les additionnant d'un quart ou d'un tiers d'une des nombreuses bières — ou extraits de malt — qui existent dans le commerce. Aux malades qui ne boivent que de l'eau, je conseille de prendre uû demi-verre de bière de malt, par petites gorgées, pendant la durée des repas. Il n'y a non plus aucun inconvénient, chez les malades qui la supportent, à donner exclusivement de la bière de mali comme boisson.

Pendant le déjeuner et le diner, le patient boira à sa soif sans exagération. Il s'abstiendra de boire entre ses repas. Je m'accorde avec tous les observateurs qui conseillent de ne prendre aucun liquide au premier repas du matin.

u« boUaoEu Les boissons interdites sont :

tnurdiiei. [^g ^^'^^ surtout le viu rouge et les vins jeunes qui

sont acides. En somme, l'interdiction du vin est à peu près absolue.

non pas qu'on doive le proscrire en principe, quand il est naturel, de bonne qualité et suffisamment dépouillé. Mais ces conditions sont presque impossibles à réaliser aujourd'hui. Les pratiques du sucrage, de l'alcoolisation, du plâtrage, les divers mélanges pratiqués par les marchands, sans compter les sophistications, font du vin une boisson dangereuse pour les dyspeptiques.

Les boissons alcooliques, quelles qu'elles soient, depuis le cognac jusqu'aux liqueurs, quelque propriété digestive que leur attribue leur étiquette.

Le café fort, tandis que l'infusion très légère et très chaude de café est souvent bien tolérée à la fin du déjeuner.

Le vin de Champagne, surtout le sec ou même le demi-sec, les boissofis et les eaux minérales gazeuses, les boissons glacées sont enraiement interdits.

partants ^^ qixesiion du potage est une de celles qui préoccupent beaucoup le dyspeptique, tant il a entendu d'avis opposés sur leur utilité ou leur nocuité. Les uns lui ont dit : Prenez garde au bouillon, c'est une dissolution de poison. D'autres lui interdisent tout potage, parce que le potage est plus ou moins liquide. Il en est de plus rares chez qui demeure la vieille tradition que le bon bouillon est un aliment tonique et digeslif. Pour ma part, je suis partisan du bouillon de bœuf, du vieux pot-au-feu, mais à condition qu'il soit fait lentement, qu'il cuise huit ou dix heures environ, qu*il renferme beaucoup de légumes, pas trop d'os, peu de sel, qu'il soit dégraissé et surtout qu'il soit pris récemment préparé et très chaud. Tout bouillon de la veille a plus ou moins fermenté et est plutôt nuisible au dyspeptique. Quand sont terminées la phase primordiale du régime lacté et la deuxième phase du régime lacté mixte, quand le malade est entré dans son régime définitif, le bouillon est un aliment fort utile. Loin d'être un poison, c'est un tonique, c'est un peptogène, c'est enfin une dissolution de sels minéraux facilement absorbables qui remédie dans une certaine n.esure à cette déminéralisation des dyspeptiques que nous ont révélée nos études sur les échanges organiques. Donnez le bouillon pur, sans pain, ni pâtes, ni légumes. Supprimez si vous voulez, et pour donner satisfaction morale aux partisans du régime sec, toute autre forme de potage, sauf toutefois la soupe au lait, sans pain, avec du tapioca ou des pâtes alimentaires.

Sommaire ^^ rcpas scrout orgauisés de la façon suivante :

te rorganisatioii Au premier déjeuner, un ou deux œufs à la coque, es repas. ^^^ ^^.^^ . ^^^^ ^ ^^^.^ laDguettcs de pain grillé, sans

beurre; un peu de confitures peu sucrées ou de marmelade de fraits, de pommes, par exemple. Pour les confitures, on s'en rapportera au goût du malade, en choisissant avant tout les gelées. Aucun liquide à ce premier repas.

Au second déjeuner y œufs brouillés; un poisson au courl-bouillon avec un peu de sel et de jus de citron; un rôti sans sauce; une purée de légumes cuits à Teau, sans beurre, accommodés au lait ou liés avec un jaune d'oeuf, additionnés ou non, à table même, d'un peu de beurre frais; fruits cuits; 100 grammes de pain grillé environ. Comme boisson, e^m juire, lait écrémé à discrétion, ou bière légère à laquelle on ajoutera un tiers environ de bière de malt, ou bière de malt pure.

Au dîner, une tasse de bouillon frais sans pain, ni pâtes, ou tapioca, semoule, vermicelle au lait; poisson, volaille rôtie, purée de légumes, friiiLs cuits; boisson comme au déjeuner.

Inlerdiclion absolue de prendre aucun aliment solide ou liquide, de l)oin:i mome de l'eau entre les trois repas qui seront pris, le premier h huit heures, le second à midi, le troisième à sept heures et demie du soir,

liat^iftrance ^^ régimcs précédcnts conviennent à la majorité

pour les ajjraenta drjs cas ; mais VOUS rcucontrerez quelques malades qui ♦'^prouveront une grande difficulté à passer du régime lacté absolu au régime mixte puis au régime définitif, et cela à cause de la peine qu'ils ont à digérer les aliments azotés. Dujardin-Beau- METZ et Bardet, qui avaient observé des cas de ce genre, en concluaient à la nécessité du régime végétarien, généralisant ainsi ce qui nem'apparaît que comme une exception. Vous reconnaîtrez ces cas exceptionnels à cinq caractères :

!• Toute introduction de viande dans l'alimentation provoque plus ou moins rapidement des crises gastriques, alors même que cette introduction est faite suivant les règles tracées plus haut.

9* L'analyse des matières fécales dénote la perte d*une quantité considéra h le d'azote qui passe inutilisée.

3^ La proportion dans l'urine de l'azote incomplètement oxydé et des matières azotées autres que l'urée augmente sensiblement, ce qui abaisse vivement le coefficient d'oxydation azotée.

i'^Le chimisme respii'atoire indique que les féculents sont bien brûlés, ce qui sous-entend qu'ils ont été bien digérés et bien assimilés.

5" Le cliimisme stomacal révèle une digestion très mauvaise des albuminoïdes et une bonne digestion des féculents.

Certes, la détermination de ces cinq caractères n'est pas àla portée

de tous les médecins, puisqu'elle exige du temps, des connaissances chimiques spéciales et la possession d'un laboratoire ; mais, en pratique, le premier et le cinquième caractères seront à peu près sufBsants. L'un ressortit à Tattentive observation du malade et de ses sensations; Tautre est d'une telle simplicité qu'il est peu de médecins qui ne soient en état de le rechercher.

Quoi qu'il en soit, le fait à retenir est qu'il y a des dyspeptiques hypersthéniques permanents auxquels il convient de conseiller une sorte de régime végétarien après la période initiale du régime lacit^. Seulement, tandis que Dujardin-Beaumetz permet les omelettes, c'està-dire un aliment cuit au beurre, le chocolat, la pâtisserie, etc., je vous conseille de les supprimer et de vous en tenir aux œufs brouillés et à la coque, aux crèmes, à tous les légumes que l'on peut réduire en purée (pommes de terre, haricots, lentilles, racahout, riz, carottes, navets, salades cuites, artichauts, épinards, etc.), aux pâtes telles que les nouilles et le macaroni, aux fruits cuits et passés. Le laiL et les laitages, à l'exception des fromages fermentes, feront partie de l'alimentation. Le pain sera grillé et toujours pris avec mesure.

L'hygiène et les régimes qui viennent de vous être décrits sont établis pour répondre à l'indication dominante posée au début de cette leçon, à savoir : diminuer dans la mesure du possible les excitations alimentaires qui entretiennent périodiquement Thypersthénie gastrique, en fournissant des éléments suffisants à la nutrition élémentaire qui a conservé toute son activité et en remédiant, en partie du moins, aux divers troubles des échanges que nous ont révélés nos analyses.

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