‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitementChapitre 90 sur 177 · DU TRAITEMENT — LK TRAITEMENT GÉNÉRAL CONSÉCUTIF · texte numérisé non relu

DU TRAITEMENT — LK TRAITEMENT GÉNÉRAL CONSÉCUTIF

Le traitement des prédominances sjmptomatiques. — Les vairiiss^

mentset l'intolérance gastrique. — La care de repos absolu et ralitm-ntatiuii rectale. — La constipation. — La diarrhée. — La douleur. —La flatyli-nce ul les renvois. — La boulimie. — L'anorexie. — La sialorrhée.

Quelques symptômes prennent dans la dyspepsie hyperslhénîque permanenie une telle importance qu'ils doivent être considt^rés personnellement et indépendamment de la maladie causale. Dans ces cas, un traitement symptomatique doit venir compléter le traitement physiologique qui vous a été exposé.

Le trailemenl des vomissements est souvent une question de régime. On aura rarement à les * ombattre, si l'on applique strictement les règles posées prér/duiument. Les seuls vomissements qui ne relèvent pas du traitement médical sont ceux qui accompagnent les sténoses pyloriques totales; ceux-là relèvent de la chirurgie. Mais, pour combattre ceux d'unu autre origine, voici la technique à suivre :

1** On commencera par supprimer toute alimentation et on instituera le régime lacté absolu et systématique en faisant nriÏLéder

chaque prise de lait d'une à deux goulles de laudanum ou de deux à quatre gouttes de la mixture composée à la picroloxine dans un peu d'eau, et en donnant immédiatement après une petite pincée de pepsine.

^i" Si le malade est déjà au régime lacté absolu ou à une diète rigoureuse, oo suivra le précepte de Beau qui recommande une aliment al ion graduellement plus substantielle *.

3" Si les vomissements sont indépendants de toute question de régime, on procédera par tâtonnements avec les moyens classiques, potion de Rivière^ potion de Haeny mixture de H ufeland, etc., dont vous trouverez la composition dans tous les formulaires.

En cas d'insuccès de ces moyens, vous aurez le choix entre les moyens smv^nls: solution acide de Coutaret, ju^ de citron (Audhoui), poudre de colombo (Debreyne), strychnine (Empis), acide phéniqne cristallisé (Pécholier) *, inhalations d'oxygène, petit vésicatoire épigastrique saupoudré de poudre d'opium brut ou de chlorhydrate de morphine, emplâtre adhésif de Gvésekv de Mussy* appliqué au creux de TestOïnac, injections hypodermiques d'éther pratiquées loin du creux épigasLrique (Leven).

]>« Supposons que vous vous trouviez en présence d'un

^g*^™" cas de dyspepsie hypersthcnique avec une in toi étotale lance gastrique irréductible. Vous avez tenté tous les régimes et toutes les médications; vous avez épuisé tout ce que l'hygiène, la diététique et la pharmacie peuvent vous donner de ressources; vous n'avez rien obtenu, et bien souvent, au contraire, rélal du malade s'est aggravé, et chaque tentative faite a semblé lui apporter plus d'inconvénients que d'avanlages. J'ai eu récemment deux cas de ce genre.

Le premier était une femme de lettres de 38 ans, devenue hyperslhénique par surmenage intellectuel et moral lié à une détestable hygièufl alimentaire. Je la vis avec les docteurs Putel (de Neuillj) «t Ë. Thomas. L'estomac était absolument intolérant; il y avait

Page 1