‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitementChapitre 92 sur 177 · Dans une analyse, la proportion s'élevait à · texte numérisé non relu

Dans une analyse, la proportion s'élevait à

une symptom:itologie que vous connaissez bien, nons nous trouvions en présence d'un cas d'Iiypersthénie avec contracture pylorique. Nous essayâmes infructueusement tous les moyens qui nous réussissent ordiriRii^ement, et nous n'oblinmes rien. Alors je prescrivis le jeûne absolu, sans même la plus petite quantité d'eau. Pour calmer la soif, on autorisa de grands lavements d'eau à la température de la salle. Le lendemain, on commença l'emploi des lavements alimentaires qui furent continués pendant 7 jours, après lesquels on revint à la première étape du traitement et du régime des hypers théniques. Pendant la période des lavements, le poids s'abaissa de 1^'\500; mais le malade éprouva un grand bien-être, les vomissements cessèrent et, quand nous reprîmes le régime lacté absolu, celui-ci fut parfaitement toléré* A partir de ce moment, régime et médication suivis et supportés, le malade s'améliora assez vite et, quand il quitta l'hôpital, après trois mois de séjour, il pesait 58 kilog., mangeait à peu près de tout ^et était capable de reprendre son travail.

u om (^6tte manière de traiter certaines dyspepsies par le

dfl «poa atBoiu repos absolu et plus ou moins prolongé de l'estomac, avec ou sans alimentation rectale, n*est pas absolument nouvelle. Elle a fait Tobjet de travaux importants qui n*ont pas pénétré encore dans le grand public et qui méritent de nous arrêter quelques instants. CRUVciLHiEn, dans sa magnifique étude sur l'ulcère de l'estomac, écrivait : a Que ferions-nous si nous avions à traiter, à l'extérieur, un ulcère simple tendant essentiellement à laguérisonet qui ne serait entretenu que par une irritation purement locale ? Ce que nous ferions? Rien autre chose que de condamner au repos l'organe malade et de le soustraire à l'action de toutes les causes locales d'irritation. Combien est différente la conduite que l'on tient quelquefois à l'égard de l'estomac I Le malade se plaint de digestions laborieuses : on lui prescrit des amers et quelquefois des ferrugineux. Le malade répugne aux viandes comme à toute espèce d'aliments substantiels et irritants: n'importe: on insiste pour qu'il se nourrisse de viandes noires, de vins généreux ; plus il mange, plus il dépérit, et ce n'est quelquefois qu'après une multitude de soins plus infructueux les uns que les autres qu'on arrive à comprendre qu'il faut sortir de cette fausse voie.

« Que faut-il faire en pareil cas? Rien autre chose que de laisser reposer Tor^ane malade. Cette loi, si fidèlement observée dans le traitement des maladies des autres organes de l'économie, semble complet tement oulJiée quand il s'agit de Testomac, et cependant là est tout le secret du traitement. On n'est vraiment sans pitié que pour son

estomac; il a beau se révolter, il faut qu'il travaille toujours* » Cruveilhier reudail déjà un immense service en mettant Testomac au repos relatif du régime lacté absolu, mais plus tard on eut ridée d'aller plus loin et de supprimer toute introduction dans Ve.s~ tomac. Flechter (de Bâle)SC. Anderson', DoNKIN^ Rohinson*, SciïtEsiNGER% G. TouRNiER*, A.-P. Gros', ctc, publièrent d'importants résultats obtenus à l'aide de cette méthode combinée avec les lavements alimentaires. Vous trouverez, dans la remarquable thèse de A.-P. Gros, les documents historiques et cliniques les plus complets sur cetti.' question.

▼iieop ^"^ "^ repos absolu de l'estomac ait, dans certains

d« raiimeiiuitieB cas, unc importance thérapeutique capitale, les deux "*^*' observations que je viens de vous citer vous en donnent une preuve immédiate, sans parler des cas déjà nombreux que vous verrez réunis dans le travail de A.-P. Gros. Mais il importe de rechercher si Talimentation rectale, si longtemps décriée, peut remplacer, du moins pendant un certain temps, l'alimentation stomacale, et de bien fixer ensuite les indications de ce ti*aitement.

EwALD^ a démontré que l'azote urinaire augmente avec l'emploi des lavements peptonisés dans une mesure qui est en rapport avec la quantité d'azote contenue dans ces lavements. Catillon^ a maintenu en parfaite santé un chien à l'aide de lavements d'oeufs mélangés de pepsine. Kôhlenberger^^ conclut de ses recherches que les albumines se résorbent parfaitement dans le rectum et sont utilisées par l'organisme. Boas'* admet comme certain que les hydrates de carbone et les albuminoïdes sont absorbés par la muqueuse du gros intestin; le fait lui paraltmoins démontré pour les graisses. Enfin Wendt*' déclaïf^ que les lavements alimentaires sont absorbés, mais qu'ils n'apportent pas une quantité de calories sufGsante. Grûtzner*^ pense qu'une

1. fLÊcnok, ^ Correspond, fur êchweiter AerUe^ 1875. S. C AifDERSON. — New-York médical Journal, i\i9\. 8. DONKiN. — The Lancet, sept. 1890.

i. ROBINSOH. ~ New-York médical Journal, 1891.

5. ScBLESiNGER. — Wiener klinische Wochenschrift, 1893 et 1895.

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