‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitementChapitre 96 sur 177 · Gouttes de GEfiXAiN Sée · texte numérisé non relu

Gouttes de GEfiXAiN Sée

¥ Teinture de jusquiame^ j ââ 10 grammes

Essence d'anis X gouttes

H. 8. a. Prendre de 5 à 20 gouttes avant le repas.

CouTARET recommande une potion éolienne qui ferait merveille contre les flatulences nerveuses :

l)tf Acide sulfurique chimiquement pur 1>',40

Acido nitrique — — 0^%M

AicooJ de vin à 80* C 12 grammes

Laisser en contact pendant deux jours, puis ajouter :

Elixir pan^gorique 8 grammes

Élixir de Garus ^

HyilroJat de menthe > ââ 80 —

Sirop (l'éther ;

F>Spa. PoHon. Une cuillerée à soupe dans un peu d'eau au moment où se produit Je tnéléorisme. Répéter la dose suivant les besoins.

La bûtotmie Généralement le dyspeptique hypersthénique résiste

à sa faim et diminue même la quantité de nourriture qui lui est nécessaire, tant il redoute la crise qui suit toute ingestion un peu copieuse d'aliments. Quand la fringale est par trop pénible, on conseillera l k II gouttes de laudanum ou les gouttes composées à la solanine avant les repas, ou encore de tromper la faim en mâchant des feuilles de coca. On réussit très bien aussi en faisant de très petits repas fréquemment répétés.

Mais, quand les malades se plaignent de cette fringale qui survient de â à 6 tieures de Tapiès-midi ou qui les réveille à peu près régulièrement après une ou deux heures de sommeil, le meilleur traitement à ordonner est de faire prendre un des paquets de saturation à la magnésie; car cette soi-disant fringale n'est qu'une fausse faim, provoquée par la présence dans l'estomac d'HGl libre ou d'acides de fermentation, et ne constitue en somme qu'une des formes du pyrosis.

L'anorexie est autrement difOcile à combattre. Quand elle est très marquée et que les malades en arrivent à manger d'une façon par trop insuffisante, on reviendra au régime lacté absolu. Si celui-ci n'est pas toléré ou si la quantité du lait ingéré est vraiinent insuffisante^ on relâchera, pour un temps, la sévérité du régime et on permettra de prendre quelques-uns des aliments qui paraissant désirés par l'instinct stomacal; car, en présence d'une déchéance organique ou des prodromes de la cachexie, il est plus important de faire manger le malade que de discuter ce qu'il doit manger.

On combaltra la constipation, cette cause fréquente d'anorexie. On essayera les amers^ le quassia amara ou la quassinCy puis le

Colombo j le chardon bénit ^ le trèfle (Teau, le houblony \esimarouba, la coque du Levant.

Les physiologistes leur dénient toute vertu et déclarent que les amers n'ont aucune influence sur la sécrétion et les mouvements de Testomac. Jaworske et Reichmann vont même jusqu'à dire que les amers entravent la digestion stomacale et amoindrissent les sécrétions peptiques ; on est allé encore plus loin en affirmant, sur la foi de l'expérience, qu'ils diminuaient les mouvements de l'estomac et de l'intestin.

C'est bien le cas de dire « Experientia fallax i ; car la clinique, qui est, elle aussi, un autre mode d'expérience, démontre justement le contraire. N'importe que les amers ont été peu à peu éliminés de la thérapeutique gasUique, de par l'affirmation d'expérimenlaleurs, au grand détriment des malades. Je ne saurais trop vous engager & réagir contre cette mauvaise tendance. Rappelez-vous donc, au moins, que les amers bien maniés sont d'excellents apéritifs. Or les formules ne manquent pas et vous en trouverez dans toutes les pharmacopées ; il faut en avoir plusieurs qu'on approprie aux individualités que l'on soigne. Je vous recommande, en dehors des prépar»ations usuelles des amers cités plus haut, Vélixir de Gendrin^ Vélixir stomachique de Sioughton, Vélixir de longue vie^ Vélixir viscéral d'Hoffmann, la solution acétique de Leared\ etc.

Les alcalins à très faible dose, associés à une petite quantité de poudre d'ipéca, vous rendront service en cas d'échec des amers. Ainsi j'ordonne quelquefois :

Tf: Poudre de Dower 0»',05

Bicarbonate de soude ^ 09^,25

Mêlez exactement en an cachet. Prendre un cachet dix minutes avant les repas, avec un verre à bordeaux de macération de quassia amara^

Les peptogènes y etle bouillon principalement, aideront sensiblement Faction des moyens précédents. Peu à peu ce bouillon, si injustement déconsidéré sur la foi de données théoriques, reprend la place qui lui est due, et il est peu de cas de dyspepsie où Ton ne puisse constater ses bons efifets.

Enfin les soins hygiéniques de la bouche et des dents contribue* ront, pour une certaine part, au rétablissement de l'appétit.

i, y Sttlfatede strychnine 0«',05

Acide acétique 3 grammes

EaudifltiUée 2Ô0 —

F. I. a. Solution. — Une cuillerée à café avant le repas daot un peu d'eau.

, ^, En dehors du crachotement qui affecte nombre

La sluGirbés.

d'hyperslhéniques, surtout au moment de la crise gastrique, il se produit, dans quelques cas rares, une véritable sialorvhèe assez i ni portante pour constituer une cause d'épuisement. Une de nos malades de h Pitié, âgée de 35 ans, hyperslhénique permanente, rendait plus d'un litre de salive par jour; elle était arrivée à un véritable élal de cacheiie, sans compter que cette sialorrhée continue devenait un odieux supplice. Je parvins à la soulager à peu près complèlemenl avec Tinfusion de feuilles de jaborandi à doses réfractées:

2f Feuilles pulvérisées de jaborandi 2 grammes

Faire macérer pendant 24 heures dans :

Alcool à 80'' 10 grammes

Puis jeter sur ce mélange 150 grammes d*eau bouillante; laisser infuser une demi-heure et titrer. Donner une cuillerée à café toutes les deux heures.

On augmentera refficacité de cette infusion en y ajoutant 0«', 02 de chlorhydrate de morphine et 0'',0i de sulfate d'atropine.

La conduite générale du traitement. — Le traitement général

consécutif.

Dès que les fonctions de l'estomac seront améliorées

Page 1