oondnlfce
gâDéraiâ et quc Ic malade aura vu disparaître ou tout au moins s'atténuer les symptômes dont il se plaignait, vous devrez cesser, le plus rapidement possible, les agents médicamenteux pour vous eo tenir aux moyens diététiques et hygiéniques qui seront sulKlsaDls pour mener le traitement à bonne fin, s'ils sont assez prolongés. D'une manière générale, dès qu'une amélioration se produit, soyez très réservés dans l'emploi des médicaments qui doivent être considérés surtout comme des metteurs en train. Donc, à partir du moment où le malade se sentira mieux, suspendez tous les agents que vous aviez administrés systématiquement, et tenez-vous-en aux médicaments dits occasionnels, c'est-à-dire à ceux que l'on emploie occasionnellement, soit pour combattre un retour de crise gastrique, soit pour remédier à un symptôme dominant quelconque. Mais tenez strictement la main à l'observance des règles d'hygiène et de régime
qui devront èlre respectées pendant des mois, sinon pendant des années.
Alors il viendra un moment où, les fonctions gasgtoérai triqucs étant à peu près rétablies et le régime bien *^**°" suivi, rétat général cependant semblera se remonter
bien lentement, la maladie ayant, pour ainsi dire, laissé derrière elle une sorte d'anémie avec épuisement nerveux. Les malades racontent qu'ils vont mieux du côté de Testomac, mais qu'ils demeurent affaiblis, déprimés, inaptes à tout travail musculaire et intellectuel ; vous serez, en même temps, frappés de leur pâleur et de leur mauvaise mine. C'est alors que l'emploi des glycérophosphates rendra de merveilleux services.
Les Ces médicaments que j'ai introduits en 1894 dans
gfifoiropiiospiiatas. ^^ thérapeutique ont fait rapidement leur chemin, et ils eussent encore rendu plus de services si les préparations fournies au public avaient été faites avec de meilleurs produits et si de fâcheuses spécialités n'avaient utilisé une similitude de nom qui a trompé les médecins. Je n'ai point à revenir ici sur leur action physiologique et sur leurs indications générales qui ont été traitées complètement ailleurs* ; qu'il suffise de rappeler que ce sont des médicaments qui stimulent la nutrition du système nerveux et jouissent de remarquables propriétés toniques.
Si l'estomac est capable de les tolérer, et si l'on n'a affaire qu'à de la simple dépression nerveuse, on les administrera par la voie bue* cale, sous l'une des formules suivantes :
'^ Glycérophosphate de chaux pur 0^,30
En un cachet. Prendre un cachet au milieu du déjeuner et du dtner.
*jjfi Glycérophosphate de chaux pur 3 à 5 grammes
Sirop de limons 200 —
F.s.a. Sirop. Prendre une cuillerée à soupe au milieu ou à la fin des repas.
Quand on aura besoin d'une stimulation plus énergique, on se servira du sirop suivant qui jouit de propriétés plus toniques, mais aussi plus excitantes, au point de provoquer quelquefois un peu d'insomnie quand il est pris au repas du soir:
1. Albert Robin. — Les glycérophosphates. Leur action sur la nutrition, leurs indiciiions Ulérapeutiqucs, Bulletin général de thérapeulique, 1894.
¥ Glycérophosphaie de chaux pur 3 grammes
— de soude pur \
— de potasse pur [ ààà . 1 gramme
— de magnésie pur. . . )
— deferpur
Teinture de noix voraique ) " '
Ifattîne 1 gramme
Pepsine 2 —
ËTtlrait de noix de kola 5 —
Sirop de cerises 200 —
r,s*a« Sirop, qui doit être limpide et ne pas former de dépôts. On en prendra une à deux cuillerées à soupe par jour, an moment des repas. N'en pas donner au repas du soir, en cas d'insomnie.
.. Voici encore une formule que j'emploie couramment
et qui réussit bien dans les grandes dépressions nerveuses qui accompagnent ou suivent les nyperslhénies gastriques:
V Magnf^sium métallique 0«',10 à O^^'SO
Glycérophosphate de chaux pur 0^%30
Fluorure de calcium 0«%02
Pour un caclict. Prendre un cachet au commencement du déjeuner
et du dtner.
J*aî commencé à employer le magnésium métalliqtie comme ionique, reconstituant et stimulant nerveux, sur les indications de G AUBE (du Gers). Avec le fluoi^re de calcium qui relève l'action des ferments solubles, tout en modérant celle des ferments figurés, le magnésium mélallique corrobore les effets nervins du glycérophosphaLe de chaux.
iJ^^J^^™ Mais si la dépression nerveuse est profonde, si le
^^ malade est demeuré franchement neurasthénique et
dc^soo^e. que la susceptibilité de 1 estomac ne permette pas
l'emploi des médicaments précédents, on aura recours aux injections
sou^'cutanées de glycérophosphate de soude qui sont bien le tonique
lecofisliluanL le plus énergique qu'on puisse invoquer en pareil cas.
Il faudra se servir d'une solution de glycérophosphate de soude
au quai L bien stérilisée et conservée en ampoules de 1 cent. cube.
Chaque ampoule contient donc 0^', 25 de principe actif. On s'assurera,
en brisant une ampoule et en vérifiant la réaction de son contenu,
que celui-ci est neutre ; car les solutions mal faites ou préparées avec un produit impur sont acides ou alcalines et provoquent non seulement une douleur vive au moment de l'injection, mais aussi des irritations cutanées, des érylhèmes, etc. ; elles laissent des indurations sous-cutanées douloureuses et tenaces. On injectera, chaque jour, le contenu d'une, puis de deux ou trois ampoules, soit au niveau des membres, soit sur les régions trochanlérienne et dorsale. Bien entendu, on usera des plus rigoureuses précautions antiseptiques: la peau sera savonnée, puis lavée à la liqueur de Van-Swielen eikVéther; la seriogue, stérilisable, sera démontée et bouillie avec son aiguille immédiatement avant Tinjection ; le liquide de l'ampoule sera recueilli dans un godet de verre stérilisé à Teau bouillante ; l'opérateur se lavera soigneusement les mains et les passera ensuite à Teau boriquée. Jamais, en opérant avec cette rigueur, on n'aura le moindre accident, même chez les sujets dont la peau est d'une grande susceptibilité.
Les premiers cfîets de ces injections commencent à se manifester au bout d'une semaine; le malade se sent plus fort; il peut supporter pendant quelques instants une occupation physique ou intellectuelle. Ces premiers résultats sont un encouragement pour persévérer, et l'on ira jusqu'à vingt-cinq ou trente injections, chiffre qu'il est toujours inutile de dépasser. On se guidera pour fixer le nombre des injections sur la tolérance du malade et la plus ou moins grande rapidité de l'amélioration. Il est peu de malades qui ne les supportent pas ; mais, si l'on s'apercevait qu'elles provoquent quelques phénomènes d'excitation, il vaudrait mieux les interrompre pendant cinq à six jours.
Leur La médication glycérophosphatée, qui paraît favo-
mod« d'action. ^^^^ l'assîmilatiou nerveuse des phosphates alimentaires, modère la dénutrition du système nerveux, agit sur celui-ci comme un agent d'épargne et aide à sa reconstitution en se fixant en grande partie dans l'organisme ; elle répond donc exactement à l'indication de la déminéralisation qui ressort de nos recherches sur le bilan nutritif. Son indication clinique essentielle réside dans la dépression ou l'asthénie nerveuse. Au point de vue symptomatique, l'amélioration qui suit son emploi porte principalement sur les vertiges, la céphalée, la force musculaire, la plus grande aptitude pour le travail intellectuel, tandis que l'insomnie et la tachycardie subissent plutôt une aggravation. Elle ne sera doncpas employée dans les cas rares où ces deux symptômes feraient partie du cortège de la dyspepsie hyperslhénique.
ï Les cures kydvôikérapiqueSj hydro-minéraleSy climatériques sont
[ d'excellents coiïiplémenls des traitements précédents. La cure clima-
f térique et la cure d'allilude, en particulier, modilienl très heureuse-
! ment les étals neurastlnjaiques qui compliquent la dyspepsie hyper-
\ sthénique ou qui sont Tune des condilions du développement de
r celle-ci. Mais, comme il est utile de bien fixer les indications de ces
? cures complcmenlaires et d*entrer dans des détails circonstanciés sur
leur mode d^emploi, nous en ferons Tobjet de l'une de nos pro-
cliaines Leçons.