‹ Les maladies des caractères: étude de physiologie moraleChapitre 109 sur 115 · LES PRÊTRES · texte numérisé non relu

LES PRÊTRES

art de n'éclairer que les beaux côtés et de duper le cœur dans l'appréciation des mobiles, quelle péné^ tration nécessaire pour démêler cette confusion et quand celui qui y a réussi n'est plus, vers quel autre se tourner qui comprendra aussi bien et, ayant compris, pardonnera avec la même tendresse !

Dans sa lutte jusqu'au dernier jour de Textrême vieillesse, ce saint homme a affermi son dédain des soins qui l'eussent détourné de l'accom plia sèment de sa tâche quotidienne. Il est mûrt debout^ Tes* prit lucide, Tftme confiante, rejoig:nant dans le monde vers lequel il aspirait la légion de tous les prêtres en qui le souffle du sacrifice avait dès icibas abattu les résistances de l'instinct et éteint la volonté de vivre.

La douce résignation vis-à-vis Tinévitable, m elle accueille toutes les maladies, se montre néanmoins particulièrement indispensable pour cer« taines d'entre elles, plus fréquentes chez les prêtres. Laissons de côté l'obésité et le diabète si répandus, mais les affections chroniques du rein, pourquoi cette prédilection sur des sujets encore jeunes que ni les écarts de régime, ni les maladies infectieuses, ni les vices de nutrition ne semblaient prédisposer à des maladies de cet ordre ? Il y a là une question

d'hygiène générale et de soUdarité entre le fonclionnemeot des sécrétions internes dont les données encore troubles commencent k s'éclairer à

peine.

Seulement, dès maintenant, les notions acquises permettent d'afflrmer les inconvénients de Thygiëne générale qui règle les divers exercices de la vie cléricale. Dès le séminaire, les lacunes se font jour ; insuffisance de la détente spirituelle, fatigub morale des pensées orientées vers la fixité de ridée religieuse, absence de stimulants indispensables ; occupations diverses, marche, distract ions, voyages» toutes conditions qui remplacent, à titre de stimulants, Tinconvénient des renoncements pliysiologiques nécessités parles exigences des disciplines, Plus haut nous avons parlé des conditions hygiéniques qui favorisent la chasteté. 11 y a moyen de tout concilier, de tout respecter, de ne rien enfreindre. Encore convient-il d'indiquer, dans un esprit éminemment respectueux^ la voie à suivre et les épines à éviter*

Page 1