‹ Les maladies des caractères: étude de physiologie moraleChapitre 111 sur 115 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Les maladies des caractères ne sont pas seulement une curiosité psychologique ; leur connais^ sance, à titre d'indication directrice, ouvre les voies vers des modes de traitement qui tiennent compte, non pas seulement des maladies, mais aussi des diverses sortes de sensibilité auxquelles elles se rattachent. Les anciens médecins, moins informés des maux organiques, accordaient la place d* honneur aux réactions du moral sur le physique.

Celles-ci, ils les disposaient en artistes, discernant et démêlant derrière les apparences, les causes réelles et profondes. Au rebours, les m^^decins modernes entraînés sur les traces physiques du mal ont négligé l'avertissement des particularités morales qui arrêtent maintes fois sur les variétés de ses aspects. La formule « il n'y a point de maladies, mais seulement des malades », combien se comptent-ils ceux qui, se pénétrant de la vérité de cette maxime, cherchent à la mettre en pratique et à se guider sur ses instructions !

ÏSfi LES MALADIES DES CAEACTËRti^B

Le caractère qui s'imprime dans les filets nerveux du sympathique, c'est lui et non pas l'inlelligence qui rëgne dans le cerveau, c'est lui qui assigne à une maladie la majeure diversité de ses types.

Si certaines zones obscures entourent les rapports des particularités émotives avec la nature précise des Blets nerveux enjeu, ce brouillard épandu sur des régions encore à l'étude n'empêche pas des flèches de lumière de percer de ci de là. Ce sont ces rayons épars que nous avons tenté de ramasser dans ce livre, attendant que d'autres, mieux munis avec les progrès de la science, puissent plus tard projeter une clarté moins incertaine et plus large.

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