CHAPITRE VI LE GRAND SYMPATHIQUE FÉMININ
Chez rhomme^ la pensée peut demeurer fixée dans le cerveau ; étant une émotive, la femme lui impose la complication d^un circuit à travers les branches du grand sympathique. La pensée part du cerveau^ ébranle les régions irritables du système nerveux viscéral, et revient au cerveau chargée d'ondes émotives et passionnelles.
L'homme pense, la femme sent. A cette sensibilité diversement affinée^ correspond une intelligence inégale. La femme supérieure associe en elle la fermeté d'un esprit agile et la véhémence d'un sympathique riche en accès tempétueux. La femme subalterne, au cerveau inerte, peut sentir vivement ; elle s'irrite autant que Tautre, mais comme ses associations d'idées sont lentes, une fois le rythme de pensées accordé dans son cerveau, elle s'obstine sur le même ton et en joue éperdument. Reste la femme inférieure d'esprit dont le sympa-* thique somnole autant que la tête. C'est la pire de
toutes. En elle germent et s'enfoncent les sentiments bas : envie, cupidité, méchanceté, avarice. L'inquiétude, ce malaise sans objet dont souffrent nombre de femmes, tient à une excitation du sympathique qui éveille dans le cerveau des ombres vagues au lieu d'images précises. La femme supérieure tire de cette excitation motif à tristesse intérieure et besoin de solitude ; la femme inférieure y puise une source de bavardage et de curiosité, la curiosité n'étant que le bavardage de Tœil et de l'oreille.
Au-dessus des sollicitations inquiètes se rangent les sentiments aux contours nettement arrêtés; chez la femme: la bonté, la tendresse, l'enthousiasme, le dévouement, l'amour, avec leurs images contraires : l'indifférence, la froideur, la sécheresse, Fégoïsme, la haine. La femme qui aime ardemment se surprendra saisie par des accès de froideur soudaine et les vagues d'amour qui la soulèvent se déchirent maintes fois en ondes de haine subite et profonde. Les excitations venues de la sphère sexuelle semblent attiser la flamme oit s'échauffent toutes ces ardeurs et qui surgit audessus de leurs cendres. Les sentiments féminins les plus divers nourrissent leurs radicelles sur cette tige première de l'amour où ils se suspendent.