‹ Les maladies des caractères: étude de physiologie moraleChapitre 18 sur 115 · CHAPITRE VIII LINCONSCIENT DU CARACTÈRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII LINCONSCIENT DU CARACTÈRE

Les images inconscientes du cerveau découlent d'une double source : le système nerveux de la vie de relation et le système nerveux du grand sympathique. Le système nerveux de la vie de relation enregistre deux sortes d'images : les premières, conscientes à Torigine, sont de venues inconscientes du fait de leur répétition automatique ; les secondes, inconscientes dès leur réception, sont cueillies à notre insu par les organes des sens. L'oreille entend, l'œil voit^ mais nous restons sourds aux perceptions de l'oreille, et aveugles aux lumières. L'attention ne se fixant pas, les sons frappent le tympan; les mots, les lignes, les contours pénètrent dans notre rétine sans que nous soyons informés de leur apparition. Peu à peu, les dépôts s'entassent de ces sensations ignorées, les magasins de Tinconscient se garnissent, nous nous enrichissons de connaissances où notre effort d'enregistrement est demeuré étranger. Leur ensemble figure un domaine dont la culture a échappé à notre vigilance

et qui encadre les terres où s'étend Vinconscient de Vesprit. A côté de lui et le dominant parce que les parties les plus intimes de la personnalité lui appartiennent, s'épanouit l'inconscient du grand sympathique qui est réellement Vinconscient du caractère.

C'est en lui que s'élaborent les véritables manifestations instinctives, celles où l'éducation n'a point ou peu de place, où l'hérédité impose impérieusement sa volonté. Les rouages du sympathique s'engrènent suivant un mécanisme qui nous a été légué par nos ascendants. La délicatesse de notre estomac est un héritage ancestral, la faiblesse congénitale du cœur, des reins, des organes glandulaires internes, la langueur ou l'excitation sexuelle, autant de copies dont l'original était fixé dans la constitution de nos père et mère. Les manifestations du caractère dérivent des images que le fonctionnement des organes divers inscrit dans le cerveau. La timidité irréductible, la peur, le courage, la tendresse semblent en relation avec la paresse ou l'activité sexuelles; la finesse, la délicatesse de ^la pensée, si l'éducation les affine, enfoncent des tiges résistantes dans la fragilité de Testomac ; la bonté est un sentiment complexe où l'influence sexuelle joue son rôle : les enfants, en eSet, sont rarement bons, mais la sensibilité de certains filets vaso-moteurs, ceux, par exemple,

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