‹ Les maladies des caractères: étude de physiologie moraleChapitre 27 sur 115 · W^SP I · texte numérisé non relu

W^SP I

6i LES MALADIES DES CARACTERES

Les buveurs d'eau manquent de cette stimulation salutaire. Ils se laissent aller, découragés, fades et gris, ou bien raides et incapables de s'évader de l'attitude mentale qu'ils ont une fois adoptée. Ce second type de buveur d'eau est trës répandu; Ténergie apparente de la surface fait illusion sur la pauvreté d'un fonds qui demeure identique parce qu'il avoue son impuissance à se renouveler.

Le buveur d'eau est celui qui ne change jamais. A cinquante ans il sera ce qu'il était à vingt; les formules qui avaient enchanté sa jeunesse continueront d'enivrer son âge mur. Les notions neuves qu'enregistrera son esprit ne seront assimilées que dans la mesure où elles corroboreront les idées premières dont il s'était nourri ; tout le reste, contradictions, démentis, impossibilités, tenu à Técart du champ mental, sera considéré comme non avenu et parfaitement inexistant. A côté de la paresse des idées, la cristallisation des sentiments. La bouderie s'incruste dans la sensibilité et la persistance de nombre de vibrations émotives se transmettant à travers les générations maintient dans leur descendance le contact entre des facultés identiques de sentir. Chez le buveur d'eau, le traditionnalisme est la doctrine familière, mais un traditionnalisme court, indiscuté, agréé non de par les vérités qu'il renferme, mais par indolence deTesprit qui répugne

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