‹ Les maladies des caractères: étude de physiologie moraleChapitre 48 sur 115 · CHAPITRE VI LES SOBRES · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI LES SOBRES

Un des dogmes soutenu avec le plus de ferveur fut pour un temps le dogme de la suralimentationp II fallait se nourrir et encore, et davantage. Si le malade prenait du poids, c'était une gloire et le triomphe. Nul ne se demandait si cette graisse encombrant les tissus signifiait vraiment une amélioration et ne dépendait pas plutôt d*une nutrition viciée.

Il est des sobres obèses : la modération dans la nourriture peut s'accompagner d'embonpoint et accuser un trouble dans les échangea organiques. La macliine ttre mal, bien que le combustible soit réduit. Elle s'encrasse et la graisse se fixe comme une suie. Bien des sujets ne mangent pas parce que Tappétit fait défaut. Habitudes de sobriété qu'il paraîtrait excessif d'ériger àThonneur d'une vertu de sacrifice, la difficulté de l'imprudence réduisant la valeur du refus.

Le Bobre, dans la véritable acceptation du terme»

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