CHAPITRE IX CEUX QUI ONT CHAUD
On devrait plutôt dire « celles qui ont chaud », c'est un attribut des natures féminines de se plaindre de la chaleur. Dans un appartement, les femmes étouflent; en chemin de fer, elles abaissent les glaces. Il n'est pas de voyageur qui n'ait pris un rhume de cerveau pour complaire aux exigences d'une compagne de route qui le gratifiait d'un vent coulis dans la nuque.
Le moyen âge interprétait ce besoin d'air à la clarté d'un raisonnement dogmatique et savant : (t La femme, disait-il, est un être humide : cet être humide a pour fonction de procréer; or la procréation implique la chaleur. Il faut donc que la femme, associant les conditions hygrométriques aux nécesgités de température, soit à la fois humide en temps ordinaire et chaude comme il convient ». Rien de plus évident. Ajoutons que cette particularité physiologique a son importance, non seulement physiologique mais sociale. Dans un ménage, bien des