CHAPITRE m LES SOTS
Les sots sont des prisonniers d'eux-mêmes, avant tout incapables de s'évader de soi. Les quelques idtjes qui les mènent sont ligotées dans une mentalité hermétiquement close. Aucune ouverture, pas de lumière qui pénètre, pas de lumière parce que le rayon où elle se joue n'est pas susceptible d'ôtre perçu. Il résulte de cette lacune une obstination, un entêtement dans la certitude que les démentis les plus vigoureux n'arriveront pas à entamer. Ténacité, direz-vous? Non pas. L'homme tenace a mûri ses plans en connaissance de cause; p;u'ce qu'il a su prévoir les éventualités hostiles, il a toutes chances d'en triompher. Le sot ne prévoit pas. Il est têtu parce qu'inéluctablement lié à ses idées et que l'absence d'imagination ne lui permet paa de prendre son essor sur leurs conséquences possibles. Ayant dit : « j'ai raison », il ajoute : « Je ne changerai jamais ». En effet, il ne change jamais. Une bûche, je vous assure, et qui restera