‹ Les maladies des caractères: étude de physiologie moraleChapitre 66 sur 115 · LES SOTS · texte numérisé non relu

LES SOTS

n'est point un avantage négligeable, à côté de ceux que nous avons conquis, d'avoir, sur ce chapitre encore, rétabli dans leur degré d'estimation exacte. Tordre des valeurs mentales.

Des sots toujours et sans doute, mais la soltise ne conférera pas un diplôme de supériorité dont la seule présentation ouvrait hier encore aux béné* ficiaires les portes des honneurs, toutes grandes*

CnAPITRE IV LES PAISIBLES

Distinguons lea paisibles fins et les paisibles épais ; chez les premiers T amour du repos nourrit le goût de la réflexion intime et de la méditation solitaire. Ce sont des délicats, des subtils, des nuancés. Les épais au contraire, fermés aux qualités de l'esprit^ se recommandent seulement par les mérites du caractère. Ils ignorent l'irritabilité, comme les autres, et Temportement n'est pas leur fait* Le bon équilibre des fonctions digestives le» préservent des volte-face d*humeur. Ils demeureni douï, fidèles aux sympathies qu'a nouées Hiabitude, décents dans leurs jugements, entourés de l'estime qui va aux êtres dont le mérite n'offusque l'amour-propre de personne.

Sous l'effet d'une contrariété, d'un chagrin, ils peuvent présenter des troubles dyspeptiques passagers, mais l'empreinte du mal est légère et n'enfonce pas sa griffe. Il est rare que la nutrition générale subisse une atteinte; la teinte rose des jouea

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