‹ Les maladies des caractères: étude de physiologie moraleChapitre 88 sur 115 · CHAPITRE XXI CEUX QUI ONT BESOIN DIHPRËVU · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI CEUX QUI ONT BESOIN DIHPRËVU

Le besoin de l'imprévu est avant tout une tendance féminine. Elle stimule, maintient en haleine. L'homme, fût-il à Torigine un actif, s'en passe plus aisément. L'excitation des occupations coutumières suffît aux aspirations de son goût, La femme pot-au-feu sympathise très vite avec ces natures qui ont trouvé la placidité dans F adapta^ tion. Elle se complaît à l'automatisme des habiludes comme l'homme à la répétition journalière de ses fonctions professionnelles ^

* La psycho-analyse de Prend qui rapporte ioates Les tendanceB affectives t des manifestations traverties de Tinstinct sexuel -^ pressant sur la pédale lourdement, & la manière allemande — divise les types féminins en deux classes : le type materBâl ou utérin, caractérisé par la prédominance du compila ïe maternel et le type clitoridien ou sexuel. Le premier, femmu pot-au^feu^ se traduit par l'indifférence relative vis-à-vis du coDJoint, l'amour des enfants, le goût de la famille et de Tintérieur domestique. Le second, besoin de l'imprévu, se caractérise par la vivacité des sentiments affectifs, une complexion d'amoureuse et 2a pasâioa de conquérir les cœurs. — (La psycho-analyse de Bégîs et Hesnard, Alcan, édit. 4914, p. 467.) — La femme comjïIélHï est celJe qui réalise dans un juste équilibre la fusion des deux types.

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La femme qui sent vivement répugne à la paresse des habitudes. Elle entend ni économiser rattentioUj ni laisser engourdir ses muscles. L'attrait de l'imprévu répond à ce vœu de tempérament. Tant pis pour le mari qui n'a point su démêler cette nécessité dans la nature de sa femme. Son devoir est de lui offrir des dislractiona comme on prescrit un régime. Sinon, c'est la maladie à coup sûr, enléro-colite le plus souvent, quand le sentiment du devoir retient la femme dans le droit chemin. Ou bien, c'est le bonnet jeté par-dessus les moulins au nez du mari satisfait et réjoui j car du jour où le bonnet a été lancé, la femme redevenue soudain affectueuse et prévenante a conquis, en même temps que l'enjouement de Thumeur, un équilibre de santé quelle ne connaissait pas auparavant. Si le mari applaudit, les femmes toisent. Une antipathie de nature sépare la femme pot-aufeu de celle qui nourrît la passion de Timprévu. Alors même que cette dernière s'afflrme dans la plus correcte des attitudes, T autre ne se fait pas faute de la traiter avec véhémence. Ëtant gracleusa et possédée de la puissance de séduction, les termes les moins choisis lui sont jetés à la face alors même que le charme qu'elle répand s'inscrit comme Ift seule de ses fautes.

A un« femme dont les impulsions énergiques

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