‹ Les maladies des yeux dans leurs rapports avec la pathologie générale; (volume 2)Chapitre 120 sur 277 · ANÉMIE PERNICIEUSE PROGRESSIVE · texte numérisé non relu

ANÉMIE PERNICIEUSE PROGRESSIVE

C'est à Biermer que revient l'honneur d'avoir le premier démontré

que dans l'anémie pernicieuse progressive l'œil est atteint des mémos lésions que les autres organes. Sur 35 cas qu'il a observés, il a rencontré des hémorrhagies rétiniennes, sans que pour cela la vue fût forcément altérée. Il a trouvé, en même temps, des apoplexies dans d'autres organes.

On n'a pas encore découvert la cause de ces hémorrhagies. Dans un cas, à l'examen anatomique, Manz a vu les capillaires avec des dilatations ressemblant à des anévrysmes. D'autres auteurs admettent que les hémorrhagies seraient dues à une dégénérescence graisseuse des parois vasculaires. L'acuité visuelle centrale n'est que rarement diminuée, et le fait ne s'observe que dans les apoplexies de la tache jaune. Chez un malade examiné par Fœrster, le champ visuel était rétréci dans sa périphérie.

Dans les cas d'anémie pernicieuse progressive, l'ophthalmoscope permet de constater la pâleur de la papille optique et un œdème léger (opacité), non seulement autour de cette partie, mais aussi autour des vaisseaux qui ont donné lieu à des hémorrhagies. Parfois le sang extravasé forme des foyers oblongs, fdsiformes, dont la direction est parallèle à celle du vaisseau le plus rapproché. Foerster pense que quelques-uns de ces foyers seraient situés dans la membrane adventice externe des parois vasculaires. Les épanchemenls sont moins foncés que dans les cas où il n'existe pas d'altération du sang. Le calibre et la coloration des vaisseaux sont les mêmes que lorsqu'il existe de l'anémie simple. On a pu observer parfois dans la macula des taches blanches groupées en étoile, comme on le voit dans la rétinite albuminurique.

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