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TROUBLES OCULAIRES DE LA GLANDE THYROÏDE

avoir, sur le développement du processus infectieux, le défaut de fermeture périodique des paupières et la dessiccation de la cornée qui en est la conséquence. Nous verrons dans un chapitre ultérieur que, dans le choléra, la kératomalacie débute toujours parla partie de la cornée qui n'est pas recouverte par les paupières.

BIBLIOGRAPHIE

Foerster, loc. cit., p. 220. — Weeks, Arch, f. Augenheilk, I8S7, fasc. 2. — P. Ernst, Zeitschr. f. Hygiène, 1888, t. IV. — Manz, Munchuer tlediz. Woch., u li, 12. — Leber und Wagenmann, Arcli. f. Ophthalm., WMV. fasc. t.

Parla pression qu'elles exercent sur le grand sympathique cervical, les tumeurs de la glande thyroïde peuvent provoquer la dilatation des pupilles, et le fait a été fréquemment observé. C. Czermak a même vu une simple pression exercée sur un goitre avec le doigt suffire à amener la dilatation de la pupille du côté comprimé.

Nous avons déjà dit que le goitre était capable d'entraver la circulation dans la veine jugulaire. La stase sanguine qui en résulte peut faire éclore, chez des sujets prédisposés, des accès de glaucome. Rappelons à ce propos que Kerschbaumer a noté la fréquence du glaucome chez les goitreux.

Landesberg a publié une observation de cataracte qui a été regardée comme la conséquence d'une cachexie strumeuse.Ils'agissait d'une fille de vingt-cinq ans, à laquelle Bergmann avait extirpé la glande thyroïde deux ans auparavant. Après l'opération, on vit apparaître subitement des crises épileptiformes. Un an plus tard des troubles de la vue se manifestèrent. Lorsque, deux ans après l'ablation du goitre, la malade se présenta à Landesberg, celui-ci constata, dans les deux yeux, une opacité des couches antérieures du cristallin ; en outre, dans l'œil droit, des adhérences existaient entre l'iris et la cristalloïde antérieure. La cataracte opérée, on remarqua des opacités très fines, une sorte de poussière dans le corps vitré. Landesberg admit que les altérations du globe oculaire avaient été produites par une affection chronique du tractus uvéal ; il était survenu d'abord de la choroïditc (opacités du corps vitré), puis de l'iritis (synéchies postérieures) et enfin de la cataracte. On se serait trouvé en présence d'altérations analogues à celles qu'on observe parfois à la suite de la fièvre typhoïde, de la variole, de l'érysipèle, etc.

C'est ce motif qui nous empêche de croire à l'existence d'une cataracte strumiprive. Nous trouvons plus admissible d'attribuer

a une cause infectieuse, survenue à la suite de l'opération, l'affection du tractus uvéal qui a donné naissance à la cataracte.

BIBLIOGRAPHIE

Kersc/ibatitner, Die Blinden des Herzogtums Salzburg. Wiesbaden, 1886. — Foerster, loe. cit., p. 135. — Lanrteberg, Gentralbl. f. Augenlieilk., 1887.

Chez des malades atteints de polyadénite, on a observé, dans l'iris et la choroïde, le développement de petites tumeurs en forme de boutons. Ces tumeurs, lorqu'elles siègent dans la choroïde, peuvent déterminer les symptômes cliniques de la choroïdite disséminée.

Dans un cas de polyadénite, Kœnigstein a rencontré de petites tumeurs lymphatiques dans le foie, les poumons, le cerveau et de petites tumeurs analogues dans le nerf optique et l'oculo-moteur externe. L'ophtalmoscope permit de reconnaître une névrite optique d'un coté, et une névro-rétinite très intense de l'autre cùté. 11 existait une ophtalmoplégie totale unilatérale, causée par la compression que les tumeurs exerçaient sur les nerfs moteurs de l'œil à leur entrée dans l'orbite.

L'examen anatomique des tumeurs montre, dans ces cas, qu'elles consistent en un simple amas de leucocytes qu'on a cou-talé «tussi dans les orbites. On sait que la polyadénite frappe surtout les individus du sexe masculin et qu'elle est caractérisée par un gonflement et une induration des glandes lymphatiques.

Au point de vue du traitement, il est de la plus haute importance d'agir sur l'état général pour voir s'améliorer l'affection oculaire. Les bains salés et iodurés, l'arsenic sont les moyens auxquels on a principalement recours.

BIBLIOGRAPHIE

Kcenigstein, Wiener med. Presse, 1885, n" î~.

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