‹ Les maladies des yeux dans leurs rapports avec la pathologie générale; (volume 2)Chapitre 152 sur 277 · golïte · texte numérisé non relu

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Tandis que quelques auteurs, parmi lesquels Foerster, nient d'une façon absolue qu'il existe une relation entre la goutte et les troubles oculaires, d'autres citent un certain nombre d'affections des yeux, qui seraient de nature goutteuse (Ilutchinson, Noyés). Ces derniers rattachent à la goutte l'eczéma des paupières, la sclérite, l'épisclérite, la choroïdite, le glaucome, la migraine ophtalmique, la paralysie de la troisième et de la sixième paire de nerfs crâniens. Les auteurs anciens avaient déjà admis ce rapport pour le glaucome. Il est incontestable que plusieurs affections oculaires qu'on a nommées goutteuses ne le sont pas; tel est le cas des hémorrhagies rétiniennes mentionnées dans le Dictionnaire de Dechambre, qui sont dues à des altérations athéromateuses des vaisseaux rétiniens.

D'après quelques-uns, la conjonctivite accompagne souvent l'accès de la goutte. Morgagni observa sur lui-même un exemple de cette conjonctivite goutteuse. Pendant qu'il prenait un bain de pieds ebaud, son œil s'était congestionné et la goutte avait ensuite envahi son gros orteil. La conjonctivite goutteuse se manifeste par une injection très vive des vaisseaux de la membrane et par des douleurs assez fortes dans l'œil. En général, la maladie guérit en vingt-quatre heures, sans laisser de trace. L'existence d'une kératite goutteuses été démontrée récemment par Chevallereau qui, en faisant l'analyse chimique des opacités du parenchyme de la cornée, a trouvé des cristaux d'acide urique. Au point de vue clinique, la kératite goutteuse est caractérisée par des taches blanchâtres de un demi millimètre à i> millimètres d'étendue, reliées ou non les unes aux autres et occupant principalement le centre de la cornée et surtout ses couches moyennes.

Dans la sclérite goutteuse, on constate, autour de la cornée, une injection intense qui occupe des couches très diverses de ia mem-

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