‹ Les maladies des yeux dans leurs rapports avec la pathologie générale (volume 3)Chapitre 84 sur 284 · HÉMICRANIE · texte numérisé non relu

HÉMICRANIE

Dubois-Reymond, qui a eu l'occasion de s'observer lui-même pendant des accès d'hémicrânie, a constaté que la pupille correspondant à la moitié atteinte de la tête était dilatée et l'artère temporale très contractée; le front et l'oreille du même côté étaient froids et pâles. L'examen ophthalmoscopique pratiqué pendant l'accès a fait voir dans d'autres cas une anémie des vaisseaux rétiniens (Jacobson, loç. cit., p. 29). Par suite, cette forme d'hémicrânie n'est causée que par l'excitation du grand sympathique, ou plutôt elle est accompagnée des symptômes d'excitation de ce nerf.

On appelle cette forme d'hémicrânie sympathico-tonique ou spasmodique.

Pendant l'accès d'hémicrânie sympathico-paratytique, décrite pour la première fois par Môllendorf, il y a injection des vaisseaux de l'épisclera et dilatation des artères et des veines rétiniennes. Suivant 0. Berger, la pupille correspondante est contractée. Eugène Fraenkel, qui lui aussi a eu l'occasion de s'observer lui-même pendant des accès d'hémicrânie paralytique, constata que la contraction pupillaire commence au début de l'accès et persiste pendant toute sa durée.

Cette contraction pupillaire est surtout évidente à l'éclairage faible et contraste avec la dilatation de la pupille du côté sain. Avec une lumière intense, au contraire, les deux pupilles sont contractées également, sans qu'on puisse constater aucune différence entre leurs diamètres.

Page 1