K' [1 APPORTS EXTRE LE5 MALADIES DES YEUX ET CF.LLES DU NEZ
observer certaines parties îles cornets intérieurs, qui ne seraient pas accessibles à !a vue par un examen rhinoscopique ordinaire. On comprend que, pur cette méthode.on ne puisse jamais observer l'extrémité intérieure du canal naso-lacrymal ; mais, en plusieurs cas, on peut voir ainsi une partis de la muqueuse nasale, plus voisine du canal naso-lacrymal Que celle que l'on aperçoit p:ir la simple rhinoscopie antérieure.
Cependant, dans des cas d'absence du cornet inférieur par vice de conformation (Uvml) {IJ ou par nécrose syphilitique des 03 du nez, ou peut espérer voir, par la rbinoscopie, l'extrémité inférieure du canal naso-lacrymal, ee qui permettra peut-être de résoudre maintes questions intéressant la physiologie des voies lacrymales.
Examinons maintenant les troubles oculaires résultant d'affections diverses ayant leur point de départ dans le ne/., mais se propageant par une autre voie que celle du canal naso-lacrymal.
(',. — Troubles oculaires réflexes d'origine nasale. H. - Troubles oculaires résultant de la propagation d un processus des fosses nasales vers les sinus.
a] Coryza aigu.
Dana le coryza aigu, on observe des troubles oculaires réflexes, tels que du larmoiement, de la photophobie. Par la propagation du
processus morbide vers les sinus, il peut se produire îles céphalalgies, delà douleur orbilaîre.
Les affections des cavités voisines du uv/. qui se développent après un simple coryza peuvent, dans qoelqnes cas, entraîner des
altérations graves, surtout dans l'organe de la vue. si la propagation du processus est facilité par rexisLen.ce de solutions de continuité dans les os. MM. ScatEFERCt Habtmanh ont décrit des cas où, après un cory/.a, il s'était développa un abcès orbilaîre. L'autopsie, dans un de ces cas, et l'examen clinique, dans l'autre, ont prouvé qu'une inflammation suppura Livo des cellules etlunoïdales avait été lu voie de communication entre le coryza et l'abcès orbilaîre.
Il faut se demander si, dans nombre de cas d'abcès orbitaircs dont l'origine est douteuse, il ne s'agit pas d'un processus analogue. M. I'onficic [S] a constaté, dans un cas de méningite consécutive à, une maladie des fosses nasales, l'existence de solutions de continuité dans les parois osseuses situées entre le sinus sphénoïdal et la cavité crânienne. Nous verrons que la production d'une névrite rc-
(1) Hvutl. AiiKi'Uni'C'iKT Jlaritfi-'tiiiii' untuiun NiLsciimusclicln. Sî'ytngberîchte der Wiener. Acad. der Wissensch., IS59,
(2) Pwhcc. Ctntralbl.f die nerf. Wissmscli., I8S2, n" 3.