RAPPORTS ENTRE LES MALADIES DES VEUX ET CËI.LBS DL NEZ
trobulbaire aiguë par refroidissement peul être expliquée d'une façon analogue.
M. Jacobsoh a observé un cas de coryza aigu suivi d'une téaonite aiguë. Los paupières étaient gonflées ; il y avait une injection pâteuse des vaisseaux sous-conjonctivaux, du cliémiisi-, une séeréliou abondante (te larmes; les mouvements latéraux de Ciefl étaienl douloureux et un peu sénés ; une simple pression -m 1 le globe oculaire provoquait de la douleur. I,a téoonite nuérit en (juelciues semaines au moyen de cataplasmes tièdes aromatiques. [I est possible que la tenon ite et le coryza aient eu [a même cause: le refroidissement.
b) Rhinite chronique hypertrophlque.
C'est dans cette affection, et surtout dans l'hypertrophie chronique des cornets inférieur et moyen, que l'on observe la gamme des troubles oculaires réflexes. On sait que M. Hack a constaté un certain nombre de troubles réflexes d'origine nasale :la céphalalgie, l'asthme, la migraine, la névralgie sus ctsous-orbitaire. On observe aussi des troubles réflexes oculaires d'origine nasale dans d'autres affections ; ce sont :
t° Des douleurs dans les paupières et dans le globe de l'œil, la sensation d'un corps étranger dans le sac conjonctival ; quelquefois les malades se plaignent de démangeaisons et de sensation de brûlure dans les paupières sans qu'on n'y trouve rien d'anormal. Dans d'autres cas, la conjonctive est injectée, les paupières sont légèrement gonflées. D'après M. Bettjiasn, ce gonflement des paupières peul se présenter sous la forme d'un pseudo-érysipèle. Il explique ce phénomène par le fait du refoulement du sang veineux, dont lacirculation serait entravée par le gonflement des corps caverneux des cornets. A mon avis, ce gonflement des paupières dérive en partie de lablépharite consécutive au larmoiement, et en partie du blôpharospasme qui accompagne les troubles réflexes.
3° De la M. Hack se r
miophobie. — Ce symptôme, déjà mentionné par ■contre très fréquemment comme phénomène réflexe.
3 J Du larmoiement. — Le larmoiemenL est si fréquent comme symptôme réflexe dans les affections du ne/, que M. G ru Bruno a bien raison de dire qu'il faut chaque fois examiner les fosses nasales. L'hypertrophie du cornet inférieur produit aussi le larmoiement par cause mécanique.
Pour se rendre compte de la facilité avec laquelle peut se produire le larmoiement d'origine réflexe, il suflit d'arracher un poil des narines; il en résulte une hypersécrétion lacrymale du même coté.
•Du r
ml de la/ente palpèbrale. —Il est la conséquence
M tlAl RTS ENTIïF, LES HAUOKI BU W S ET CRI LIS DU (ttZ.
du btépharospaame produit par Irritation ite la membttnô muqueuse du ne/.. Le blépharospasme se manifeste du cote de la maladie des tosses nasales; Il disparaît après la guérisondecelta-ci.
Pour montrer ta relati rui existe entre te blépftaroBpfisme e\ ta
maladie du use, je citerai un cas, que j'ai observé, dans lequel chaque aggravation de l'affection natale entraînait de nouveau l'apparition du blépharosuasme.
J'ai (WJfi (ail remarquer, dans une publication antérieure, qu'en eh :ii<jnii!:iti! nvec un tuyau de plume certaines parties du ta membrane muqueuse du nés, on produit l'occlusion spasmodlque de la fente palpébrale du même côté. Si l'irritation dtait tris grande, elle
i rrail entraîner, du metne côté, des contractions spSBmodlques
tte tous les muscles do la lace Innervés par le nerf facial, tl s'agit, en effet, d'un réflexe physiologique. îles organes terminaux du trijumcaii, par l'inlonnédiaire du nerf fadal. i.e centre nerveux dn réllexe est le plancher du quatrième ventricule,
Il serait intéressant de reelicrCflCr quelles 800 1 [es allèralions de la fosse losangique dans lesquelles ce réflexe manque et celles dans lesquelles il se produit.
Je considère comme très probable que les affections de la nienitirane pîluitaire sont, dans certains cas, la cause du lie convulsîf. Les expériences de M, LanobkporSp (1) ont prouve que des contractions peuvent se produire dans les muscles de la fuce par suite d'excitation des organes terminaux du trijumeau qui se trouvent dans lu peau du visage.
5° De l'Injection eiliaire et de l'injection de la conjonctive. — 1,'injeCtion ciliaire est un symptôme fréquent. Cette injection des vaisseaux par voie réflexe i>aso-di la talion) est probablement la cause qui rend quelques formes de. conjonctivites et de Kératites si difficiles ù guérit ou mémo incurables lorsqu'elles existent en même temps qu'une affection du \u-/.. Ce fait a conduit plusieurs auteurs à admettre un certain rapport entre ces affections oculaires et les maladies des tosses nasales. Ainsi, la conjonctivite et la kératite plilycténnlaire, l'oplithalinie scrofuleuse surtout, ne guérissent quelquefois qu'après la disparition de l'affection nasale. Mais, pour prouver qu'il s'agit bien de troubles vasculaires réflexes produits par l'irritation du trijumeau, je mentionnerai quelques autres exemples.
Les maladies des dents, par exemple, peuvent empêcher la guérison des affections oculaires. De même, l'irritation dos organes terminaux du trijumeau dans les cas d'eczéma de la peau peut mettre obstacle à la guérison de la kératite pblyetémilaire ; ainsi, on cite îles cas de celte forme de kératite qui n'onl guéri qu'après la disparition d'un eczéma survenu chez des malades qui, atteints de
[!'■ analysées dans le Cenlralblatt fttr Augetihetlleunde, 1887. p. 79.
RAPPORTS F.NT1IF. f KS IIM.AiUrs riEs YF.l'X F.
prnix de tèlcsctaieiil grillés a vee les cingles Cependant, dfttl^ quelques maladies générales, les affections oculaires -■■ di iiitlôjinndam mont de celles du net, et c'est a tort, par exemptai que quelques auteurs chercheill i établir ose relation entre [es maladies oculaires et nasales, dans la scrofule.
Quant ;> l'injection de la conjonctive qui survient à la suite d'une irritation de la muqueuse nasale, c'est, je crois, la cause qui peut expliquer la récidive dû catarrhe printanier, à chaque aggravation de l'affection du nei. M. Bstoiakn en relate Hn cas dans lequel la guérisou du catarrhe ne se produisit qu'après oelle de la maladie nas;ile.
Un pourrait expliquer de môme In névrose sympathique dont parle Ziem, qui ne disparut qu'après la guérison d'une affection nasale.
Indépendamment île l'nyperâmie râflBM que produit dans la conjonctive l'irritation des organes terminaux du trijumeau dans P3 nez, on pourrait invoquer aussi l'épiai rite el mentionner égaie* ment comme cause d'affection oculaire la j^éiie apportée à la circulation sanguine par la congestion 'lui se produit dans les Foesea nasales, où une partie du sang veineux de l'orbite, se dêVerfts UOTmaternent [veines elhinoïdales).
G 1 De l'asihénopie. — On observe quelquefois de l'astbënopie accommoda tive plus ou moins marquée dans les all'ections des fosses nasales.
Les malades peuvent être très incommodés, ils sa plaignent de fatigue dès qu'ils lisent ; les lignes ne sont plus distinctes, les lettres s'entremêlent. Ces malades éprouvent un certain malaise, des douleurs ou des tiraillements dans les jeux, une sensation désagréable au front ou sur le dos du née (Brohhbr). Il \ a des cas On il se manifeste des symptômes analogues par suite d'insuffisance des muscles droits internes. Je me rappelle une eommimicaliou perso j nielle de mon confrère Kessel, qui m'a dit avoir mémo observé des cas de diplopie passagère dans le cours des affenLiom des tusses nasales.
7" Du rétrécissement du champ visuel . —En 1887, J'ai observé le premier un rétrécissement du champ visuel, consécutivement aune affection des fosses nasales. Peu de temps après ma communication, des observations analogues lurent publiées par MM. Ziem, Killiam, IUmiltos et d'autres.
Madame A. V., bourgeoise, âgés de W ûM| avait elâ. traitée en
novembre 1885. |>nr un médecin 'l'un peli! vilhi^v de Slyrie, pimr une
affect! Aronique des bases nasales. Ce médecin tente île provo*
quer l'oblitération du Usaii ravi meus des Eusses aasalei par t'applica* lion d n gaivBHo mtèra n hod* de linekj. La malade, sentant son état s'aggravi i i i a ai l. : il le > ci - nli'ess:i i\ M, le I)' lienog 1 , spécla- Hirte '!■■ Gretï très dloilogui pour les maladies du net. Celui-ci, appre-
10 «APPORTS IKTRE LES HAUDIES DES YELX ET CFXI.ES DU NKZ.
mini qne ili's troubles oculaires sVIriir.'nl ■■ I ■ ■ ■u • ■ ! ■ - r ■ | ■ ■ ■ - p-'inlaiil le traitement par h.' Kûlvario-i nult'i'i', iriviln !a malade à venir me consulter, Autan I que me permettent do le supposer les noies remises à la
malade par M. Hitkh^, il i.'sl [irol »;i !>Ih- i[ii" ■ ;ippli''ation L ri 1 1 r« L i i L ■ ■ iln
galvano-eiiut ère avait entraîné nve nécrose de l'os nasal droit H île quelques parties du l *>i I 1I11 im : de put ils séquestres s'olaïenl ili-kiohés.
Eli infime temps, l:i malade s'aperçut (|iu.' sa vue était plus faible dfl l'ofll droll que de IVril k :|111 '"■■ '-'et ailailiiissi'inenl il<- h vision existait iUissi bien lursipie l;i iiirilmli' l'e^ardail £i ti loin que lorsqu'elle ro;;ardiiii de très près-. Elle éprouvai! la sensation d'un brouillard devant l'œil droit
Bp jnilli'l lfjSÎ, raeuilé vÎsiii'IIl' île 1 '. ■ i 1 droit s'etail améliorée considérablement
t/extunen dus parties exieraos du nez me montra HO gonflement delà peau ■ i ■ ■ î recouvre l'os nasal droit : dans un point dos téguments, je pus reconnaître une petite llstuie. La fente palpéhrale droite était un peu iiii'i *'■ : j ■ i'otist:iiai aussi du larmoiement du coté droit et de lu phe» lopliubie.
L'examen do tond da l'œil ne révéla pns lu moindre altération : l'iii'iiiti- visuelle était uormalo dus deux côtés. Le elinmp visuel de lodlgaucue étal! normal. Celui de l'ieil droit était rélréei euneeiLlrii|ni'iin'iil de 10 a 15 degrés ; dans la région temporale, ce rétrécissanient avait environ cinq degrés do plus.
Si" De l'amblyopia. — L'amblyopie réflexe a été observéedans plusieurs cas d'affections des fosses nasales. Indépendamment de mon observation personnelle, il faut mentionner celle de M. Mqoken (de Dusselciorf] . Le cas dont il parle était compliqué d'injection péri-eornéenne, de démangeaison ctde douleur dans les paupières, surtout pendant les matinées.
Dans aucun auteur sérieux je n'ai vu mentionner rainaurose comme symptôme réllexed'idFeclionsdes fusses nasales.
9° Le glaucome a été observé a plusieurs reprises consécutiveinent à des affections des fosses nasales. Chez les gens prédisposés au glaucome, le développement de celte maladie peut être provoqué par l'irritation des libres du trijumeau résultant d'une affection du ne/. Des cas de ce genre sont cités par MM. Cheatam et Lennox- Bhows. Ce dernier auteur constata, chez une femme que l'iridectomiene réussit pas à guérir, un accès de glaucome; des accès d'asthme apparurent bientôt. En examinant le nez, on découvrit des polypes dont l'extirpation lit disparaître les accès d'aslhmeet produisit une amélioration dans l'acuité visuelle.
Le développement du goitre exofhïhalmiqae.h la suite d'une affection nasale a été observé, pour la première fois, par M. Il.u.i;. L'affection nasale consistait en une bypcrplasie des cornets inférieur et moyen, ^on traitement par le galvano-eautère entraîna la guérison complète du goitre exophlhalmique. Depuis celle observa-
RAPl'OllIS P.\rHK I.KS MALADIES DES YEUX El' CELLES I)L' NEZ. Il
tîon de M. IIack, quelques eus analogues, par exemple celui de M. Stocker ont été publiés.
? des troublas ocuiair
s d'origine nasale.
Nous savons que M. Habx et ses élèves admettent que IYn<«orgement du tissu caverneux des cornets "produit une action vaso-dilatatrice réflexe. Pour expliquer, p:ir exemple, la production du goitre cxophthalmique consécutivement à l'hypertrophie des cornets intérieur et moyen, M. H»ck suppose que l'irritation des organes périphériques du sympathique, produiL par le gonflement (lu tissu caverneux, détermine une vasodilatation. Pour lui l'engorgement du tissu caverneux des cornets est la condition sine qua non des symptômes réflexes dits secondaires. M. Moldknhauer(I) soutient les mêmes idées. Il pense que de nombreux cas de mouches volantes, d'amblyopie transitoire et d'amaurose sont dus aune imbibitiou séreuse, de la gaine du nerf optique, d'ordre réflexe et ayant comme point de départ la muqueuse nasale. Cet auteur explique la céphalalgie, concomitante des affections nasales, par une simple propagation aux sinus frontaux du gonflement inflammatoire qui intéresse parfois la gaine du nerf sus orbi taire voisin du sinus (p, 196).
M.Ziem, qui a observé le développement de l'iiypérénno delà papille optique et le pouls veineux d'intensité anormale dans la papille, après l'application du galvano-cauLère au cornet inférieur, admet, d'une façon analogue, qu'il se produit une congestion des vaisseaux de l'reil,surtout de ceux du corps ciliaire ; cette congestion peut numie ùtre assez, grave pour déterminer de l'hyperémie ou du glaucome. Celle manière de voir ne rencontre pas d'objections, au point de vue anatomique, car il existe des anastomoses multiples entre les vaisseaux des fosses nasales et ceux de l'orbite, surtout par les vaisseaux ethmoïdaux.
Mais c'est avec raison que MM . Schm.u.tz et Héryng ont prétendu que la turgescence du tissu caverneux n'est pas nécessaire pour qu'il se produise des troubles réflexes d'origine nasale. MM. li. Fhaenkel eL Cottstein ont même nié d'une façon absolue que cette turgescence jouât le moindre rôle dans la production des troubles réflexes. ^^
Le tissu caverneux ne joue certainement pas ce rôle exclusif, puisque les affections des cavités voisines du nez, où il n'y a pas de tissu caverneux, produisent les mêmes troubles oculaires réflexes que les maladies des fosses nasales. Ces troubles réflexes sont moins connus, parce qu'il est plus difficile de faire le diagnostic des
:n, Maladies dos fosses nasales (traduction par Putiuit.t,
]H HAl'KmTS RifTRS LBS MALADIES ORS VEUX KT QELUtl M
iftections dai cavités raisinés du nez, qui sont elles-mêmes moins connues el moins ûtofft es.
Ce ne sont pas seulement îles céphalalgies el des névralgies, qui ont quelquefois permis de Hin ^ w =- 1 ; . | h.t uni' affection du sinus maxillaire ou frontal; on a observe" aussi des troubles asthenoniques
(Hamh.ton), du blépiiarospasme et même le rétrécissement (In champ visuel. Ci! dernier symptôme, d'ailleurs d'origine réflexe, n'a clé rencontré jusqu'ici que dans les maladies des sinus maxillaire (Ziem) et frontal (E. Berc.hr>.
J'aimoulrc, en 1*87. que te rétrécissement du champ visuel et l'amblyopie.que j'avais observés dans le cas cité ri-dessus, étaient la conséquence d'une irritation des organes terminaux du trijumeau. l'ai également, en 1890, attribué la même cause à tous les troubles oculaires d'origine réflexe.
Déjà, en effet, en 1870, m, Kutschmib (!) (devienne] -lepramier qui ait produit expérimentalement sur les animaux des troubles de la respiration et de la circulation en irritant certaines parties des lusses nasales — avait prouvé que les fibres du trijumeau sont la voie par laquelle ces symptômes réflexes sont déterminés,
D'un autre côté, on 1888, M. François Franck (2) a élabli que dans les phénomènes de vaso-dilatation consécutifs à certaines excitations nasales, les voies centripètes sont constituées par tous tes rameaux sensitifs du trijumeau qui se distribuent aux fosses nasales.
Les fosses nasales, aussi bien que les cavités voisines diluez sont, elleelivemenl, très riches en ribres nerveuses émanant du trijumeau ; cefaitest facile à comprendreau point de vue physiologique, puisque le nez est le gardien des voies respiratoires. (Voiries travaux si importants de M. Blocu) (3).
Il n'est pas seulement l'organe du sens olfactif ; il est encore destiné à la sensation des irritations tactiles et chimiques, en vue desquelles il est doué d'une finesse extraordinaire.
Mais il n'est pas possible d'expliquer tous les troubles réflexes d'origine nasale par une dilatation réflexe des vaisseaux.
Dans le blépiiarospasme, par exemple, il s'agit probablement d'un réflexe du trijumeau, transmis du plancher du *1* ventricule au tacial.
De même, le spasme de l'accommodation pourrait être communiqué par la même voie à l'oculo-moteur commun.
F.n comparant les troubles oculaires d'origine nasale à ceux qui se produisent dans la névralgie du trijumeau, nous constatons une analogie absolue. Dans la névralgie du trijumeau, nous trouvons
(1) Khaïsciimëh, SitxttHgier, d. Académie d. Wlsscnscha/t. Wien, 1870. Math. nal. Cl. LXn.,2, p. 147.
(î) Franchis Franck, Soc. de biologie, 168T, l" décembre,
(3) Blouh. Unlersuchungen ^ur Physiologie der Nasenatlimimg.
iiAi'hidï's K.sciii; i.i,- mai, m ni s nus ïi ; .[ X Kl i:i;i.i.i:-i m m z
l'injection de la coirjonctive, l'injection ciliaire, des sensations douloureuses dans l'œil, la plioiophoblc, le larmoiement, l'amblyopie, le rétrécissement tin champ visuel [Lbbbh), le blépharospasme, qui peut aller iuscju'au Lie cocivulsif (Lhbrhj. Bisons aussi que la névralgie du trijumeau, LUri'iiin: les affections nasales, peut être la cause du glaucome. De même, les troubles oculaires d'origine dentaire sont en partie des troublée réflexes produits par l'irritation des libres du trijumeau, et c'est ce qui arrive pour les troubles de l'accommodation, l'asthénopie musculaire, l'amblyopie, l'amaurosc, te glaucome (Crarickamu) . J'explique par l'irritation des organes terminaux du trijumeau quelques troubles oculaires qu'on a observés dans les affections du pharynx et des amygdales (Hoppmahn, Ziem), tels que le larmoiement, le blépharospasme, la faiblesse du muscle de l'accommodation.
L'identité de ces troubles réflexes est évidente que la néVNlgtâ du trijumeau d'origine soit dentaire, nasale ou pharyngienne.
Je résume ainsi : tes troubles oculaires réflexes d'origine nasale sont la conséquence de l'état d irritation des organes terminaux du trijumeau.
lisse distinguent de ceux qui proviennent delà névralgie du trijumeau en ce que ceux d'origine nasale sont plus fréquents et mieux étudiés.
c) Polypes du lier.
Les polypes du ne/, peuvent produire les mêmes troubles oculairea réflexes quelecatarihe hypertropbique du ne/,, par exemple le larmoiement, l'injection île la conjonctive, l'asthénopie, etc. Ces troubles proviennent soit d'une altération des libres ou des organes terminaux du trijumeau par suite de la compression que les polypes exercent dans te nez, soit d'un processus infectieux de la muqueuse nasale produit par l'obstacle que ces polypes peuvent opposer à l'écoulement de la sécrétion du nez.
Remarquons seulement que M. Biîttmann (de Chicago) a vu dans 6 cas, les troubles oculaires disparaître après l'extirpation des polypes du nez. Nous avons déjà cité une observation analogue île M. Lbknox-Brown, concernant le glaucome. Il est vrai de dire aussi que la lésion des nerfs, dans I arrachement dos polypes du nez, peut provoquer également des troubles oculaires réflexes. H. Nom, (1), par exemple, observa une parésie de l'accommodation et un léger degré daslhénopie névropatlhque chez un jeune homme auquel on avait extrait une douzaine de polypes du nez dans l'espace de quelques mois.
Les polypes peuvent, en outre, intéresser l'organe de la vue, en pénétrant dans les cavités voisines du nez (cellules elhmoïdales,
(i) de WscKM ei L.vNi>"i.r, Traita d'Opbftmlmologle, p. 708.
publie également deufl pohpus du nez ayant pénétré dans les orbites " Jimoïdales ; Use produisit de la ne vro- réduite, i unerl Optique, et, plus tard, les malades devinrei de ces cas, la cécité se compliqua de céphalalgie connaissance, et te malade mourut dans le cl iiciii projetés complètement hors de l'orbite en aval t à la cécité, je pense qu'elle provenait de o s'exerçait sur le nerfoptiqueen dedans du canal! ayant pénétré dans le sinus sphéuoïdal. Les syl ç ultérieurs, dans le cas de M. Nikden, sont, a moT lueoce île la pénétration de la tumeur dans la ca\| Citons encore uu cas de M. ScHuiDT-RiMPLEti
après l'extirpation par le grattage d'un pol 'héraorrhagie, trèsinsigniiianle, ne sutfit pas pour! ymptôme. D'ailleurs, l'apparition d'autres signes proul i n'était pas la conséquence de la perte de sang. , la malade s'aperçut que sa vue était moins elairé main, elle était aveugle. Les bords de la papille élaiei opaques et effacés, ses veines étaient gonflées. Les jh dilatées, sans réaction à la lumière, Du côté droit (côl lion), il y eut ensuite atrophie du nerf optique, et, cbe, une névrite optique très manifeste avec esopl cécité persista.
Pour expliquer ces graves symptômes oculaires, M. plbh suppose l'existence d'altérations ischémiijues ■ cérébral de fa vision. A notre avis, l'application de la blessé la paroi du canal optique ; peut-être cette bless été facilitée par l'usure de cette paroi, du côté du pol; turc du canal optique peut produire par conlre-cou
Kilii nerf optique, même lorsque le contre-coup provil très éloignées. Ainsi, M. Vossiob cite le cas d'un gym vint aveugle après une chute sur les protubérances avis, dans le cas de M. Schmidi-Rimpleb, la blessure i canal optique entraîna, à l'intérieur d u trou o
ItAJ'I'lHITS KMI1K LES MALADIES
pourtour, par le fait du gonflement inflammatoire dus tissus situés dans le canal optique.
d| Inijiètùjo et ulcères de l'intérieur du ne^ et des sinus,
M. Aligagnevh considère la kérato -conjonctivite phlycténulaire dos cillants comme produite par la contagion directe d'une rhinite impéligiueuse. L'origine infectieuse de la kératite phivelénukure n'étant pas encore établie, il faut expliquer ce fait do la façon fjiie j'ai indiquée ci dessus. D'ailleurs, on ne peut pas mettre en doute que des germes infectieux du nez, en pénétrant dans le sac conjoiictival, puissent empêcher la guérison de la kérato-coujonctiviie plily-lémikure, et même .[ne la pénétration de ces germes dans une phlyctèue puisse provoquer le développement d'un ulcère de la cornée.
Mais ce n'est pas toujours par la voie des muqueuses que l'infection gagne l'organe de la vue. M, Burow a observé des troubles oculaires à la suite de l'application d'instruments qui n'avaient pas été suffisamment nettoyés, dans des dispensaires d'auristes et de rbinologistes. Aujourd'hui, on explique généralement ces troubles par l'action toxique des ptomafoes sur les nerfs périphériques. Dans les cas de H. Burow, les troubles consistèrent en ptosis et en parésie d'autres muscles de l'œil. M. Burow a vu aussi cette infection par des instruments être la cause d'irilis. Mais celte maladie peutaussi survenir à la suite de l'infection produite par desulcères siégeant dans le nez. M. de Lap-eujoinne a même observé une phlébite suppurative des veines ophtalmiques et des sinus caverneux, provenant de foyers de suppuration qui existaient dans le nez et dans les cavités voisines.
e] Ojène.
On sait que le retentissement de l'ozone sur l'organe de la vue a été étudié par MM. Aiiadie, Trousseau, Van MiLf.iNc.EN. M. Kaupoldi prétend que l'ozène a des rapports avec les affections suivantes : maladies des voies lacrymales, hyperémic chronique de la conjonctive, blépharite, kératite parencliyrnateu.se prj, ulcère de la cornéo, glaucome aigu, parésie de l'accommodation, hypertonie, amblyopie. M. Hilmkgbn cite aussi une conjonctivite particulière très tenace, caractérisée par une certaine tendance des phlyetènes à la suppuration. J'ai examiné un certain nombre de malades atteints d'ozè ne et je n'ai pas toujours trouvé d'affections oculaires. Je ne crois pas être indiscret en rapportant que notre collègue, M. CmBRET, m'a dit avoir tait la même constatation. Il y a quelquefois de la conjonctivite et unealfeclion des voies lacrymales ; dans d'autres cas, les affections oculaires font défaut. Ce iait est d'accord avec l'explication que M. Zujital adonnée de l'ozène, qui
:ene persiste encore, la malade i:
v.M'iiin ;iiin consultations rliinolo#iques d'un conl li recommandée.
On peut, ji 1 crois, diviser en deux groupes lus affût]
■r:i'tu-s dans l'ozone : 1» troubles réflexes: hypeivil nxiïvi». larmoiement, paresie de faccommotlatioD, "
de glaucome chez les personnes prédispn an.'amblyopie ; 2° maladies infuclieuses : ulcères I ifeetion de la plaie dans (extinction de lacataracle (Vl icryocystile. Aussi, M. ljVERsJiLsun,iians l'opération dfl it-il la ligature préalable des canaux lacrymaux paf ttgut, quand tt existe en même temps des affection] cryruales ou ménic un processus inleclieiix des lossil
Ci — Troubles oculaires dans les affections des voisines du nez,
ni Affections du sinus frontal.
IA mon sens, les affections du sinus Ironlal sont I accompagnées des mêmes troubles oculaires réflexes q dies des l'osses nasales ; mais on n'a pas remarqué ■■ parce qu'il est rare do l'aire le diagnostic des affections Ces symptômes réflexes qui surviennent dans les n frontal sont surtou'. les névralgies du ncri sus-oi'bilai «il l'affection du sinus qui eu est la cause. , J'en ai observé un cas très net que je crois bon de r
Iciir/. im tailleur de 4i ans, atteint di
1 se produisit tout à coup un
R.U'hiriTS l'INIW LES MALADIES DES VEUX F.T CELLES DU t*
gl la sécrétion purulente ne s'écoule pas par le nez, il peut en résulter dos affections des parais hi>hi« du si nus frontal. C'est
généralement nette eau.se qui entraîne la périostita nu Fosiêite des parois âa sinus; eus alléi'.uiunsdes pawiswnl 1res rarement primitives.
S'il s'agit d'une périosllte Je la région sourcillère, on peut admot- Iro avec vraisemblance uni'- affection du sinus (Panas) ;rostéo-périostite trappe surtout le rebord iiitoni-inlorne de l'orbite, La communication de M. Paras prouve combien il est i'aeilede méconnaître les affections du sinus frontal. Il cite quatre cas d'affection de ce sinus parmis lesquels deux avaient clé pris pour del'ostéo-périoslilo du rebord supérieur de l'orbite, un autre pour une tumeur gommeusu, et le 4° pour une lénonite.
La sécrétion peut s'écouler au deliors :
.1) par une fistule siégeant dans la région sourcillera ;
b) par une fistule, occupant li! ligament interne ^anas);
Elle peut aussi pénétrer dans l'orbite.
M. pHLTEsoifNa vu dans trois cas l'inflammation débuter parle sinus frontal et se proposer dans l'orbite.On observe alors les symptômes de l'abcès orbitaire, mais rexophtbalmie est tellement, prononcée que l'œil est refoulé en deliors et en bas (Lydek, Bekthkn, Magnus). Dans un cas de MM. Triches Coluns et G. II. \Yai.tl:r, suite d'une blessure, il se produisit nue alïection du sinus frontal avec suppuration de la paupière supérieure ; l'abcès orbitaire se propagea vers les méninges et entraîna la mort, Si l'abcès orbilaire est ouvert et si le pus s'écoule, l'œil peut reprendre sa place normale (Magnds, Lyjjer-Borthe^.).
<f) L'cmpyème du sinus frontal peut s'ouvrir dans les col Iules etbmoïdales.
/) M. Richët admet aussi que rcmpyème, en perforant la paroi postérieure ou les autres parois du sinus, peut pénétrer dans la cavité crânienne. Des auteurs récents (Panas, Lyder Borthen) no regardent pas cet accident connue vraisemblable. Mais il faut considérer que la paroi postérieure du sinus est quelquefois très mince, plus mince que la paroi antérieure (HrRTL),
Généralement, en effet, c'est la paroi inférieure qui est la plus mince, et elle offre dos solutions de continuité congénitales ou consécutives à l'ostéoporoso sénile, co qui facilite la propagation de la suppuration vers l'orbite. Peut-être pourrait-on expliquer ainsi le développement de l'abcès orbilaire que plusieurs auteurs ont observé à la suite d'un refroidissement (l), Un coryza aigu peut se propager vers les sinus, et l'inflammation do la muqueuse de ces sinus se communiquer aux tissus rétro-bulbaires. Dans des cas de solutions de continuité des parois de l'orbite, même sans qu'il s'agisse
(!) Traite île Stbia-wao, p, B».
^MIWflfflWHiiv sciait développé à la suite d'un cor tumeur, située sur le bord supéro-interne île l'orbite, lu cavité orbitaire et déplaça l'œil eu avant, eu delio Par le l'ait de la compression exercée par la tumeur, place normale. Dans un cas de M. lin es, le sinus lïoi en communication, par ostéopnrosu di! la paroi iuter cellules ethmoïdales ; d:ins un autre cas observé par M. père, tons les sinus d'un coté ne formaient plus qu'une communiquant avec l'orbite.
Le danger qu'il y a de voir l'inflammation du sinus vers l'orbite fuit un devoir au chirurgien d'ouvrir le si nu b.uure. M. Fanas recommande de pénétrer dans le i orbitaire et de faire des injections avec une solution de de mercure do un a. vingt millièmes.
J'ai eu l'occasion d'observer un cas d'empyème du siti i me semble très intéressant a différents points de vue
M. li. G,, employé do rommeree, âgé (te îl ans, d'i n'avait jamais eu aucune maladie à part quelqi lpendant,il était atteint depuis trois ans d'un coryza rhnmii Ine prêtait nulle attention. Au mois de septembre 1891, lo m Isait un traumatisme de la région frontale gauche ; trois sei llnrd il était atleial de névralgies dans la région sus-nrbitai: lia douleur s'aggravait généralement vers te soir cl se mm lliirni'' d'accès, à L'examen du malade (le 7 novembre I89J), j liin gonflement Inflammatoire très accentué de la paupière Bgnuehe : une partie de ta peau située au-dessous des sm le côté nasal, était également inliannnée et indurée. La Te B>rale gauche était resserrée : l'ieil gauche était dévié en di Ik'u en bas et en avant ; la mobilité de lied était diminué Hircrlion des muscles droits interne et supérieur; k ■ i L'œil en dedans cl en haut étaient douloureux; il Hifdupic croisée ; l'image île l'œil gauche était située un pe Hur ivdl.wfa lVi'il rtroit 1 n i r n 1 'I ' ifc^i
RAHMUITS EMUE LES MALADIES PKS ÏECX Kï REM.KS I>[ NEZ. 2."i
normale : lu perrepiioa des couleurs élail aussi normale, mais le champ visuel élail rétréci de â à 10 degrés il;nis sa parlir périphérique. L'ttm-
piitudo (Le L'accommodai ion de l'i i -il -uuel lait do 1 D plus pelile que
(■L'Ile de l'mil droit. Il exislail un catarrhe chronique hypertropuSque des lusses nasales.
,1e posai le diagnostic d'une nltectioii inflammatoire du sinus l'i'unl.iil gauche cl conseillai le traitement suivant : chaleur de durée pro- " longée sur la région du sinus frontal gauche, produite par te passage continuel d'eau chaude a travers les tuyaux de 1. citer appliqués sur celle région ; hadigeonnnge de leintnre d'iode sur ht paroj troatale du sinus ; provocation aHillciolle de sueurs d'après la inétliode des Selïwelg-ger, (salirylnlr de soude à la dose de i grammes, a |ireiidi'c tous les soirs on potion ; le malade couche, se rouvre 1res chaudement et prend de l'infusion de tilleul). Cette méthode réussit assez Lieu ci provoqua dos sueurs pendant ? heures environ.
En outre, j'encourageai le malade à continuer le lavage des lusses nasales par des antiseptiques el des astringents, traitement conseillé déjà pai' .les eiuilï'éres consultés avaul moi.
Le 5> novembre, le malade se présent.ail de nouveau. H se plaignait de douleurs dans In région parirlulo gauche, i.n paupière supérieure gi lie liait fortement gonflée, ainsi que la glande préauriculaire correspondante. L'n examen plus attentif de la partie gonflée située entre le sourcil gauche et le rebord externe du tarse me lit constater de la fluctuation. Je lia une incision à l'aide d'un bistouri, et du pus fétide et épais s'écouta en abondance. Kn praliipiant un examen avec une sonde, je constatai un petit trou dans la paroi supérieure de l'orbile. Par ce trou, j'introduisis dans le sinus une sonde uréthrale (Clinrrière n*3) et je Ils des injections de sublimé (1 : 2-">0i>i, suivies d'injections de nitrate d'argenl à 1 : 500, dose portée plus lard jusqu'à 1 : 10(1.
Mais le trou de l'os élaiil Irèspelil, je lus assilol convaincu que cette vole était insuffisante pour un nettoyage complet du sinus, et je ils comprend ce nu malade la nécessité d'une opération ayant pour but de faciliter l'écoulement du pus.
Le 11 novembre, la paupière supérieure gauche élail moins ^oullee ri ['écoulement du pus louj 's 1res abondant ; un petit linge imbibé
était constammeal i".' i.- pus s'échappait goutte i . ut : il sut'llsail. de mouiller irce de la fistule et de relever nimençâtc aussitôt. Celle nia- , transforma la direction delà haut et de dedans en dehors,
SUÎlIimë que le malade :q mouillé de [lus, llien qu'en bal» 'ni à gouile. Quelquefois l'écoulern. ai légèrement les croates qui fermaient I le sourcil avec le doigt pour qu'il i no.'uvre, essayée par le malade lui-mi llstule qui dirigée d'abord de bas devint horizontale.
■le recommandai au malade de vider régulièrement deux fois chaque jour le sinus, en éternuaut, et je lis tous les deux jours des injections de sublimé cl de nilrate d'argent. Ce t rai banc ni ne donna d'autre résultai que de calmer les douleurs des régions sus-orbilnire cl pnriéhdc. Les douleurs sus-orbitaircs se montrant de temps en temps du coté droit, me iirent supposer que le sinus frontal était également atteint de ce côté. L'expérience clinique ultérieure démontra, eu effet, que cette supposition était Juste.
Ayant décidé le malade, je Ils l'opération le 89 novembre. Notre
£8 n APPORTS BNTflB LES HUMllES DES YF-UX RI CRUES DU NKJ!.
■ le docteur Launaj a bien voulu ma
prêter ton o ours,
Apres avoir enâormt le naïade au moyen du ohloroCotma, j'introdui-
als une i le a travers la Qatule dans le sinus frontal, me propo-
bi l'élargir ensuite le trou 01 ieus cars li cola temporal, après avoir
fait une iin-isi-'ii BU milieu iln roimrd inférieur iln s.jiifril , Colle prf-
csation me semblait niVessairo parce que la ilslule b! surtout le irotl oseeux étalent -i prea du sert sus-opbttalre que l'Introduction de lu
sonde provoquai! quelquernls des douleurs très vive» dans loule lu région de; in peau animéç prii- ee nerf. Après avoir fait l'Incision sur une étendus do t ccidimèircs J'ai raclé le périoste avec une i iwette, rnimno le recommande m. l'nnns. jusqu'à ce que Je ftwae arrivé an calé leroporal de la sonde introduite dans le sinus; J'élargis ensuite le
Irou osseux d ûlo. L'opération fol très tacite, u cause de la tiiln-
>■<■!<[■ de la paroi Inférieure du sinus.
L'ouverture faite était si large que J'ai pu facilement Introduire un endoscope <lo fit'Urifeld {de Vienne', de lei'l diamètre. Après nveir 1res soigneusement lavé le sinus avec une solution de sublimée fi i :K j'examinai, à l'aide de l'endoscope, l'état delà muqueuse. Celle-ci était fi'i'li j al Injectée et d'une oolornlion rouge-foncé».
J'inlroduisis ensuite par l'incision de Ingnzc iodorormée avec laquelle Je tamponnai le sinus, et llxiii sur In peau les deux, bouts de cotto gaze. L'héinorrhagle produite par l'opéralinn (eouiruencée à 10 heures du matin) fut très faible. A 10 usures i 2, le pansement antiseptique étal! fail et le malade se trouvait dans \in étal assez satisfaisant.
Je le revis vers S heures au soir ; il se plaignait de vives douleurs
dans le trajet du sus-orblfaire. La paupière supéri -e était n.rleinenl
gonflée et d'un rouge écarlale. Le malade ne pouvait ouvrir l'œil giiiidie, et il ressenlnit même de violentes douleurs dans cet œil quant Il essayait d'ouvrir le droit. Je l'engageai ù le laisser fermé. l'as do lièvre. A l'uspeel de l'o-il, j'admis que le ^'nullement îles tissus avait provoqué un déplacement des bandes de j^i/e iodufi innée vers le nerf s' orbitaire et amené la compression dudit nerf.
J'enlevai la gaze lodoformée, ce qui lit beaucoup souffrir le malade, mais après ['enlèvement les douleurs sus-oi'bitairos s'apaisèrent,
Le lendemain, la rougeur et le gonflement delà paupière avaient augmenté d'intensité et l'inflammation avait wnH'né la paupière inièrluure. 11 m'était très dillielle d'ouvrir La l'en le palpébrale ; j'aperçus du chémoBis de la conjonctive. Des douleurs sourdes se faisaient sentir Sans la profondeur de l'oit, qui faisait en avant un peu [dus de sallllo qu'nvunl l'opération. J'éprouvai alors une certaine inquiétude, craignant d'assili!- au début d'un abcès orbilatre causé par une Infection du tissu rétro-bulbaire, et ayant son point, de départ dans le sinus frontal. Le gonflement des tissus était, en ell'ct, tel, qu'il m'était impossible d'Introduire une sonde dans la nouvelle voie créée par l'opération. Je ne pouvais donc pas exécuter le lavage du sinus a. l'aide de drains, ainsi que je me l'étais proposé. De même, le gonflement, do la paupière supérieure avait obstrué la voie artificielle et la Ilslule, de sorte que l'écoulement ne se faisait plus en dehors par ces deux voles. Ln sécrétion purulente du sinus, mêlée a des caillots de sang, se vida par les lusses nasales, ce qui donna au malade et à son entourage l'espoir illusoire d'une guérisou immédiate de l'ullodion. Je me bornai a un traitement
HA (ToriTs INTnK l.r.s Il U„\I)HS fj|-S YF.I X ET CELLES lit! MX
uatlsep tique de la plaie par l'ioduroriiio ai t des applications de glaça sur l'œil gaucho.
Mais ces applications furent bk-nti\l. refusées par te malade, car le
puids i.li' Ifi glucç Ii- l'iiligiiui! sans produire aucun siiiilogeuifitil. J'iiviiis
supposé que b*« iiiniioui's siis-orliiinii'cs (ivniciii éié produites par la
l' |ilvs.-i | L] 'l-N r- |-l,-.Slil-H< SI] I 1 II' IICI'I' le- lillllts •< I.' lil g;t/.(' 11 ll.lol'l ll'lllée,
Ci'lli' supposition se trouva eoiillnuéfi, i:ir, lo lendemain du l'npcr';)liiiii, le malade m'indiquait que la peau du coté gauehe du front était
insensible ; 'ir, l;i | m Mi<' uueslhésice correspond ail e\;iclement au territoire il rf sus.-orbilsiire. Cette, partie de la peiiu était en autre ta
gège d'un léger gonflement œdémateux.
Deux j 's après, lu sensibilité icvinl dons cette partie al le lïonfle-
nu'iii disparu* pendant qu'il s'opérait un« desquamation s pprôeiablo do a peau.
La rougeur Inflammatoire îles paupières, le H.:ln:iin>sis. ainsi que toit* au Ires symptômes inuuiétauls ilispm nr.-n' peu à peu, el lo ■1 décembre ii' malade pouvait, ouvrir la l'i'iili' pntpcbi'ale, Mais sa j-iie fui de courte durée ; fin cll'fil. l'écoiilumcnl punilenl recommença bientôt a iravors l'ancienne ilslule, tandis que la nouvelle vuic créée D4I l'Opération s'irait déjà reformée |iar première inlcnliou.
Uexi ii 'le la fistule me lit reconnaître que l'introduction d*uiw
Bonde de fort calibre était facile. J'ai Introduit les sondes bout m
de Guyon n" â et 10, fil non seulement le trou livrait un passage sufllsanl si lu sunde. mois rai'ure. pendant les injections I"; i i 1 . ■ .-: u l'ailla e cette sonde, il restait un espace qui pennetiiiii au liquide de S'écouler à l'extérieur. L'opération avait dune donné ijuihuh- résullut la possibilité d'un lavage plus complet, du sinus,
L'état de l'œil était le même qu'avant l'opération ; l'ami té visuelle étoM un peu diminuée -i}-°— et le champ visuel rétréci, mais 11 n'existait pas d'altérations du tond do l'œil. Le malade se [daignait avoir de temps on lenqis des iliHili.'iii's s.' propageant do l'u'il vers Isa profond eora de l'orbite et de là jusqu'à l'occiput. Ces douleurs se produisaient surtout quand 11 baissait la tête.
l.i' malade Vldall torts les jours le sinus par éternuemeuts.Je Ils une fois par jour îles injections antiseptiques (sublime cl perinun^aroili' de potasse). Apres lavage 1res exact par ces aulisepliques, j'injectais des astringents (nitrnto d'urgent 1:HJU el 1; ou et BUlffltfl de cuivre dans les mûmes proportions}.
L'examen bactériologique du pus contenu dans le sinus fronts], exécuté par nuire distingué confrère, le docteur Cliristmas, ù l'InsliluL Pasteur, décela ta présence du streptocoques, mais pas de bacilles de lu tuberculose. Je pouvais donc espérer guérir oe cas par l'emploi des antiseptiques. Quant au traitement, rien ne fut changé pendant les semaines suivantes, sauf que je défendis au malade de vider le sinus paréternuements. Probablement à In suite d'un élernuoment trop violent, il s'était produit, Ifi 13 décembre, un emphysème sous-cutané léger et pou étendu {2 à 3ceutimètres) de la partie entourant la Ilslule. Au buut de deux jours, pur l'application d'un bandeau compresser et le massage, ce symptôme, d'ailleurs inslgnillant, disparut.
Pendant te lavage du' siuus, fait avec une seringue ù travers la sonde: de Guyon, lo liquide injecté sortait, mêlé do pus, soit par les fosses
ITlHTS ESTAS (.ES MAI.AWEB nK.S VEUX ET CELLES D[! SEZ.
nasales droites, aoll par les rossas riasritrs -muiics. s<>ii par les deux Miii-iins simultanément. Une forte pression de L'Injection Facilitait la production de l'en m le m Ml par les narines. J'ai "ssnvé de viili.T II- sinus par aspiration ; mais dans ce cea le malade ressantaU une Impression pins ii.isayi-iialHc que lursque je lui faisais une Injection, même a tarit pression.
I,i' il iK'i embre, nu malin, le malade constatait qu'aucun écoulement ne s'était produit à travers Ut fistule. Le ptosi s grauetie était moins prononcé et lYcil moins déplacé. L'utilité visuelle de l'u'il gauche était normale, mais le champ visuel toujours un peu rétréci. La mobilité de l'œil était notablement améliorée.
L'écoulement reparut à la suite d'un rhume coiilrai'lé vers le 2j décembre : j'essayai ulnrs des i tij.i li, .us de I; nvoline (l : 300), qui réussirent parfaitement. Depuis te 31 décembre, pas d'écoulement Le uialarlcest eiinii'eui-luclleinenl en trailemenl. Le déplacement de l'œil gauche es1 presque nul. le champ visuel est redevenu normal.
Le lSjuuvier, la fistule était renuée, et, il n'y avait pas de diplopie.
A différents points de vue le cas décrit ci-dessus me semble intéressant. D'abord, c'est la première fois que l'on constate un rétrécissement du champ visuel dans une affection du sinus frontal. D'autre part, le contenu du sinus s'écoulait sous l'action de la pesanteur, quand le malade pencltait la tête en avant.
D'après cette observation, comment devra -t-on ouvrir le sinus frontal ? La trépanation do sinus par la paroi orltitaire a (les avantages et des inconvénients. En effet, il est ires facile de percer la paroi orbitaire,qtii est formée par une lame osseuse très mince. Mais on pourrait objecter que, créant de nouvelles voies d'infection, le développement du phlegmon du tissu rétrobulaire et palpéoral, pourrait être favorisé. Dans notre cas, et malgré un traitement antiseptique très scrupuleux, une infection s'était développée par la nouvelle ouverture. On pourrait nie reprocher de n'avoir pas ehoisi pour trépaner de la paroi orbitaire du sinus, une partie située davantage vers le côté temporal Bt de n'avoir pas évité, de cette façon, le voisinage fâcheux du nerf sus-orbilaire. Mais, ayant déjà dans le trou préexistant un point de repère d'une haute valeur, je n'avais garde de m'en éloigner.
En outre, il faut considérer que la grandeur du sinus varie beaucoup selon les individus et j'aurais peut-être risqué de ne pas pénétrerdans son intérieur.
J'ai pris toutes les précaution* pour protéger le nerl'sus-orhitaire. Pour l'opération j'ai fait une nouvelle ouverture, à travers la peau, vers lecôté teinjioral.au lieu d'élargir la fistule, el, grâce à cetLe précaution, après l'opération, les bouts de la gaze iodoformée don'. je nae suis servi pour tamponner le sinus n'ont lait aucun mal au malade. Les douleurs n'ont apparu qu'avec le gonflement infectieux du tissu entourant la plaie, et ont été probablement causées par le déplacement des bouts de la gaze vers le coté nasal. Ceux-ci,
n.APPunrs entre les ual&diks des veux et celles du nez. 80
devenus voisins du nerf sus-orbilairo, l'ont comprimé et onl amené des névralgies sus-orbitaires très fortes, suivies d'ancsthésie et de troubles vasomoteurs (œdème passager} des parties de la peau animées par ce nerf.
Notons encore l'emphysème do pourtour de la fistule produit par un éternuement trop violent. Ce symptôme, sans important.:, ne devait pas nous empêcher de conseiller au malade de vider par éternuemenls le contenu du sinus (roula! ; tout en lui recommandant une certaine prudence.
Qu'il me soit permis de comparer ce moyen si simple de vider le sinus à la méthode de Valsalva (par la trompe d'Eustache) qui, lorsqu'il ya abus, peut également devenir nuisible au malade. C'est après de nouvelles recherches qu'on pourra préciser dans quel cas ileonvïent d'ouvrir le sinus par la paroi antérieure {frontale) ou par la paroi inférieure (orbi taire), ou bien encore par les fosses nasales, Dans tous les cas, mou observation me semblait digne d'être communiquée âmes confrères.
On connaît bien les symptômes des tumeurs du sinus frontal, par exemple le déplacement de l'œil en dehors, en bas et en avant. Il existe d'autres signes concomitants (paralysies des muscles oculaires!, qui sont probablement la conséquence de la paralysie des nerfs par compression. Nous citerons, par exemple, un cas île M.Ei.schnig. où une hydropisie du sinus avait déterminé du ptosis et l'impossibilité des mouvements de l'œil (pour MM. Schefp et Zuckebkanbl, il s'agissait d'un kyste par rétention d'une glande muqueuse). M. Woelff.r pratiqua la résection de la paroi do kyste ; l'œil reprit sa mobilité normale, mais le plosis persista .
Les polypes du sinus frontal ont une certaine importance en clinique, parce qu'en se développant, et par le fait d'OStéoporose , ils peuvent perforer la paroi orliitaire du sinus. M. G. N. Walkhr a ohservé un cas, d'abcès orbitaire, qui récuii va plusieurs l'ois et guéri I après l'extirpation de polypes du sinus frontal.
Pour les particularités relatives aux tumeurs du sinus frontal, nous renvoyons aux traités de chirurgie.
b) Affections du sinus maxillaire.
Les troubles oculaires qui se développent dans le cours des maladies du sinus maxillaire sont «l'origine réflexe ou causés par un processus pathologique [infection, tumeurs). Les altérations de la muqueuse du sinus sont le plus souvent la conséquence d'affections dentaires. Aussi, dans les maladies du sinus maxillaire, les troubles réflexes sont-ils moins connus, parce qu'ils sont généralement attribués aux affections dentaires.
A propos des troubles oculaires réflexes, nous a vous déjà dit que c'est M. Ziem qui a découvert le rétrécissement du champ visuel, dans une affection du sinus maxillaire; mais il en donne une fausse
80 g HWtlTB BHtllE l.ttS (AUNES DES ii.i s B CKLUCS BU SKB,
lolerprouitioa. A noire avis, ce symptôme est d'origine réflexe. : nel que k pus, en se collectant iaas le sinus muxillairc, n'N! entralnei t'ectaaie du ce sinus, il considère le rôtréciœeawot du champ visuel comme très vniiM'iiiijhbicmciii enro..- par la compression exercée sur le nerf optique par la paroi supérieure du sinus,, devenue ainsi proéminente, Dasa durée Bine liiteransammlùng in der Wîieren und eine Eoutsle des Sinus ein Drock aufden nu deroln'icii Wand dessetbMi vertaufenden N. optloua zu Stande kommen, ist allenliuys wiirsHieiidicli »■
Mais cette explication est eu désaccord avec lus données analoiiiii|ii03. Une ectasie de. !r. p:iroi supérieure du sinus, qui comprimerait Iû nerf optique, devrait d'abord provoquer de l'esophtlîalmie et des troubles dans la mobilité de l'œil. Or, ers symptômes (Mil pas dans le cas de Si. Zu:.*, L'est pour celle raison que Je ne puis partager «on avis et que Je ne pense pas qu'un preoeasns de cette nature puisse produire l'atrophie du nerf optique.
Mentionnons encore comme troubles oculaires réflexes, dans les maladies du sinus maxillaire, la parésie de l'accommodation, l'ambtyonfe, I ainaiiroseiïl, l'Iiyperémie veineuse de la papille, la mydiïa- M, de dernier signe réflexe, produit par irritation du trijumeau, l'observe même dausle sondage du canal naso-lacrymal (IUmpoldiI. Dans un cas de M. Ziem, tous ces symptômes disparurent après la trépanation du sinus maxillaire.
Parmi les affection* secondaires infectieuses que l'on a observées à la suite de maladies du sinus, nous citerons l'abcès orbitairc, dont nous expliquons le développement de la même façon une pour le sinus frontal. M. Zieu, qui en a observé un cas accompagné de symptômes de dacryoeysLUe, admet que le pus est transporté, par les vaisseaux, du sinus vers l'orbite. Je ne crois pas que, jusqu'àre jour, l'examen a natomo -pathologique ait encore fait découvrir ce cliemin fourni par les vaisseaux. Dans le cas où il n'y aurait pas de solution de continuité entre le sinus maxillaire, d'une part, le canal naso-lacrymal cl l'orbite, d'autre pari, on pourrait faire jouer à une osléo périostite de cette paroi le rôle d'intermédiaire entre les affections des organes en question. La paroi qui sépare le canal naso-lacrymal do sinus maxillaire est toujours extrêmement mince. On peut également par l'intermédiaire du sinus maxillaire, les cas d'abcès de la paupière inférieure causés par l'ostéo -périostite d'une racine dentaire (Caspak;.
Pour l'exoplillialmie due à des tumeurs du sinus maxillaire, nous renvoyons aux traités de chirurgie.
cl — Maladies des cellules ethmoïdalcs.
Comme troubles oculaires d'origine réflexe, on n'a constaté que du larmoiement, qui accompagne des accès de céphalalgie. Les affections des cellules elhmoïdales son l ^é moralement la conséquence
IlM'POIVrS E\ïllE I \'< H.VLAIJIKS des yf.i x et celles du s
d'une maladie du m.-/, un des autres sinus; mais il se peut aussi qu'une affection orhiLaire se propage aux cellules. L'extension vers l'orbite dune inflammation (les cellules ethmoïdales a été Observée ;i plusieurs reprises, à la suite d'un simple rhume [Hartmann, BCHiBïes), ou (1 ulcères (les lusses nasales, OU mâme d'une all'ection de la cavité naso-pliaryngienne. Dans lu cas, dôj;'i mentionné, de M. Scuum, le malade mourut, l'Inflammation de l'orbite Vêtant propagea aux méninges pu suivant les gaines du nerf optique.
La cariedes cellules ethmoîdales peut être ou ne pasâtfe accompagnée d'affections oculaires. Elle peut déterminer, par exemple, les symptômes suivants :
1° abcès orbitaire, avec sécrétion nasale purulente du même côté ;
2° emphysème orbitaire, lorsque la carie établit une communiealiou entre les cellules ethmoîdales et l'orbite ;
3« détachement lent de quelques parties de l'ethmoïde (dans la syphilis!, et propagation, à travers la lame criblée, d'une Infection déterminant une méningite ;
4° détachement subit d'un grand morceau de l'ethmoïde nécrosé et chulede ce morceau dans te larynx ; d'où accès de suffocation, ou mort par méningite (Haratous).
s frontol et des cellules etbmoîdulos, d'à M. Langeobsck. pM».j
L'affection connue sous le nom « d'hydroplsie des cellules eikmoîdalta » peut entraîner la disparition des parois situées entre les diverses cellules ; plus tard elle peut les faire communiquai' avec d'autres cavités, lorsque les parois osseuses qui les séparent viennent à être détruites; enfin, ces cavités elles-mêmes peuvent corn-
iWOnrS ENTRE LES MALADIES DES ÏIXX ET CELLES DU NEZ.
muuiquer avec l'orbite (cas île L*hcenbeck}, Lu-* symptômes sont surtout l'exophlbalmie et les signes ordinaires d'une tumeur de l'orbite.
Quant aux tumeurs des cellules ethmoîdales (ostéomes, fibromes, cancers, polypes}, elles sont très fréquemment accompagnées de troubles oculaires.
Dans la première période, lorsque la tumeur est encore contenue dans les parois des cellules, elle ne détermine pas de symptômes, ou bien on observe de la céphalalgie revenant sons forme d'accès (trijumeau), d'autres l'ois une sensation de chaleur dans la tète, ou bien encore des accès d'épistaxis. Dans la deuxième période, la tumeur, en se développant, détermine L'jMiasie des parois des cellules, Dans la iroisiême période, elle se propage dans les cavités voisines.
- Oslénme îles cellules dlimoïilak's. d'à prés Miiis
(Schéma).
Parmi les parois des cellules cthmoîdales, c'est la lame papyracêe qui est atteinte ta première d'eclasie. On voit alors une tumeur de la paroi interne de l'orbite, qui en se développant, remplit la cavité et déplace le globe oculaire vers le côté temporal. Les symptômes sont les mêmes que ceux que l'on observe généralement dans les tumeurs de l'orbite. Les mouvements qui tendent à diriger le glolie oculaire sont gênés. La réfraction est diminuée (on observe de l'hypermétropie dans des yeux qui étaient emmétropes — voir le cas de M. Knai'p). L'acuité visuelle peut rester normale, surtout si l'accroissement de la tumeur est lente ou bien elle est diminuée jusqu'à l'amaurose. Ou a quelquefois observé le développement d'opacités de la cornée causées par le lagophtlialmos dû à l'exophllialmie. Dans un seul cas, il se produisit une atrophie de l'œil, déterminée par une suppuration de la cornée, consécutive à une lagophliialmie. Le champ visuel, examiné plusieurs fois, a été trouvé normal, ce qui réfute la théorie émise par M. Ziem pour
nAI'PlIIlTS ENTRE LES MALADIES OF.S VEtiX ET CELEES DU NEE. 33
expliquer le rétrécissement du champ visuel dans les affections du sinus maxillaire. A l'examen ophthalmoscopique, on a constaté une névrite optique qui, dans un cas de M. Knapp, était accompagnée d'une atrophie partielle de la choroïde et de la production de brides (plis), dans la partie de la rétine siluée entre la macula et la papille optique. Presque toujours après l'extirpation du la tumeur, l'acuité visuelle s'améliora ou se rétablit complètement ; plus tard, les mouvements de l'œii redeviennent normaux.
Fig. 4. — Osléome des L'i'llultisetlimt/iflales, d';i|m;s Maisonneuve. (D'après tint; photographie.)
Dans quelques cas, au début du développement de la tumeur, on a conslaté du larmoiement, soit qu'il se fut api d'un phénomène réflexe, soit que l'accroissement do la tumeur eut provoqué la compression du canal naso-lacrymal. Ce canal peut même être rempli complètement par la néoplasie dans des cas de tumeurs malignes de Tetlimoïde.
En se développant, les tumeurs diminuent d'abord la cavité des fosses nasales, puis elles l'obstruent complètement, Ces symptômes servent a établir le diagnostic des tumeurs des cellules ethmoïdales. Si leur accroissement continue, ces tumeurs, qui remplissent la fosse nasale d'un côté, provoquent un déplacement de la cloison et finissent par obstruer complètement la fosse nasale du côté opposé. Elles se propagent ensuite dans la cavité naso-pliaryngienne et refoulent en Bas les os du palais situés du côté malade. Le patient respire alors la bouche ouverte, son langage devient nasillant, la respiration et la déglutition deviennent difficiles et le sens de l'odorat s'affaiblit ou disparaît tout a fait.
La présence de troubles oculaires a également une certaine valeur lorsqu'il s'agit d'établir le diagnostic d'une fracture de l'eihmoîde. Dans cette fracture, on observe les symptômes suivants; I» un écoulement continu du liquide céphalo-rachidien par le point
■ .i . ■ .; i MHK 1.13 ll.li.UHP- l't-> ll.i \ ■
i|in meten communication la paroi
it:i U-. . ;iiit 1rs lu Igi ■
dUloettl M une mobilité anormale do la paroi interne ils l'oral
; ta développement d'un emphj ■ bral.
Dm expériences que |'al faites sur le cadai re til montré qui
les symptômes de l'emphysème peuvent même iwr tti
le point où siège la traetare de la lame papyracée Si cette rractuM est bornée .'< la partie postérieure de i orbite elle ne produit que <l «l'emphysème orbitaire ; si elle est située u un demi-cenl arrière du sac lacrymal, l'emphysème orbitaire •■-.[ accompagné il"eiii|iliyst j :iii! ronjouetival et palpébral. Do même, dans les fractures de la paroi interne de l'orbite, si le nerf etbmoîdal poal rieur étail 'atteint, il devrai! eu résulter une anesthésie partielle du la muqueuse nasate ; mais on ne possède pas encore d'observations > liniques sur ce tait Important.
Un cas de fracture par contre coup de la lame papyracée publié par M. lÎAASNEn ( ije me semble pas encore suffisamment édum-L L'util du côté blessé élail déplacé en dehors et en avant ; il existai) un écoulement blundiiUre continu par la narine du même côté, lin pressant sur l'œil, on fallait écouler du pus par (<■ nez, et l'oeil reprenait ensuite sa place normale, i.e cas guérit en faisant le drainage de l'orbite et en prattquantdee injections antiseptiques, n est proS bal.ile ijd il s'était développé d'abord de l'emphysème orbitaire cl que la cavité de nouvelle formation s'était ensuite remplie de pus.
d) Affections du sinus sphénoïdal.
Lorsque j'eus démontré <mïl était possible do diagnostiquer les maladies du sinus sphénoïdal, plusieurs confrères ont porté leur attention sur ces affections. Depuis ma publication sur la liiiiur-u.' du sinus sphénoïdal, dans laquelle j'ai donné une bibliographie étendue sur ce sujet, plusieurs nouveaux cas de maladies du sinus sphénoïdal ont été guéris par sou ouverture.
Comme troubles réflexes oculaires, on observa, dans les affection! delà moqueuse du aint» sphénoïdal, qui so rattachent généralement à celles du ne*, le resserrement de la fente palpébrale, te larmoiement, la pholophobie, le blépharospasme. La céphalalftie cotH comitante affecte l'occiput, ou bien atteint par irradiation les autres branches du trijumeau. Dans un cas, par exemple, observé par M Houx, la névralgie affectait le nerf sous-orbi taire, ce qui a lait admettre par cet auteur la présence d'un processus pathologique dans le sinus maxillaire. Il lit la trépanation do ce sinus : mais l'au- »p«e démontra qullj avait une lésion du sinus sphénoïdal.
On ne pout pas diagnostiquer une affection du sinus sphénoïdal