APPORTS ENTRE LES MALADIES DES Y LUX ET CELLES DU NEZ
avant que le jirocessus n'ait alloint les organes voisins, surtout le nerf optique.
Nous avons déjà rappelé que le canal optique est sur la limite supéro-exlerne du sinus spliéuoïdal, Des recherches auatomiques m'ont prouvé que la paroi qui sépare le sinus du canal optique est généralement très mince ; mais, exceptionnellement, elle peut être' très épaisse d'un côté, ou même îles deux cotés. Quelquefois, lorsque cette paroi est mince, elle présente des solutions de continuité qui font que la gaine du nerf optique est recouverte par la muqueuse du sinus.
Plusieurs auteurs on), ohsei'vé également des solutions de continuité sur la selle turcique. On comprend ainsi comment un processus inflammatoire peut se propager du sinus vers le nerf optique et les méninges.
Ces solutions de continuité peuvent être aussi produites par l'atrophie sénile des os. Demarql-ay, par exemple, a vu survenir, chez un vieillard, la cécité et une méningite, a la suite d'une Inflammation du sinus sphénoïdal, prouvée par l'autopsie. Cette inflammation avait été causée par une injection nasale très forte de nitrate d'argent, dans un cas où il s'était produit plusieurs récidives, après l'arrachement de polypes.
Un simple rhume, lorsque l'inflammation se propage vers le sinus, peut menacer la vue ; il faudrait, je crois, expliquer ainsi plusieurs cas de névrite rétro-bulbaire aiguë par refroidissement.
En se livrant à des recho relies attentives, on est étonné de voir combien il est fréquent que la névrite rétro -bulbaire soit précédée d'un rhume aigu. J'ai proposé de donner a ees cas de névrite ou de périnévrite rétro-bulbaire le nom de • canalieulaire ».
Il est difficile d'expliquer autrement comment le nerf optique, situé dans la profondeur de l'orbite, puisse être affecté par le refroidissement, tandis que l'œil lui-même reste intact.
Il existe un symptôme, observé pour la première fois par M. Hock, qui possède une grande valeur pour le diagnostic de cette forme du névrite ou péri-névrite rétro-bulbaire. Lorsqu'il y a de l'innamnialion (le la gaine du nerf optique, eu dedans du canal optique (1), et que l'on comprime l'œil en arrière, le malade éprouve une certaine douleur. Ce symptôme ne su rencontre jamais, d'après M. Uhthow, dans la névrite rétro-bulbaire d'origine toxique. On trouve aussi d'autres symptômes concomitants, dans la névrite optique canalieulaire : les mouvements de l'œil sont douloureux et il se produit de la douleur dans l'œil et dans le Iront. Au début, l'examen ophtlialmoseopique est toujours négatif; mais, dans les cas avances, on trouve les signes de la névrite optique.
Dans cetLe névrito résultant d'une péri-névrite optique irUra tanakm opticum, l'amauroso se manifeste en général très rapide*
(1) Lee
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se
RAPPORTS EKTH LU BAUMES DBS ÏEIX ET CELLES KL' NESt.
nient. Le plus souvent, la névrite rélro -bulbaire ftitfUÈ n'a qu'un seul eiiic; mais il est des cas où ï>- processus envahi! les .in > n ■ 1 1 s . bii produisant une amblyopïe subite ou do l'amaurose. Mans la névrite rétro-bulbaire ngaè bilatérale, les lieux yeux sont tou-
jours atteints d'amaurose l'un après l'autre [Perua (1)]. Le canal optique étant très étroit, il est facile de comprendre que le gon-
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lUPI'URTS ENTRE T.KS MALADIES DES VF.VX ET CKLI.KS OC NEZ.
flomeni de la gaine optique puisse entraver le fonctionnement des fibres nerveuses. On n'a encore donné aucune explication de ces cas flr névrite rétro-bulbaire. On a seulement constaté que l'affection a son siège dans le canal optique et qu'elle est causée parmi refroidissement, On obtient de bons résultats thérapeutiques en provoquant, chez le malade, la sécrétion de la sueur. La guérison peut être complète ; néanmoins le pronostic est sérieux.
Mon observation a porté sur trois cas, dont deux se sont terminés rar une aintiurose unilatérale :
1 Une tomme de 27 ans remarqua, à la suite d'un refroidissement et fi'lin rhume, qu'elle ne voyait [dus du Nnihlc lui! sainhe. Ella consulta Sun médecin, qui ne trouva pas d'altération du fond de l'icll et la tranquillisa, en lui donnant l'assurance que ces troubles oculaires seraient passagers. J'ai eu l'occasion d'examiner la mnhide dix nna après : l:i papille ^aiielie étail dilatée et ne réagissait pas i'i la lumière; la papille optique était atrophiée, et it n'y avait pas de trace de sensations lumineuses.
2" Un médecin, le docteur G. de Klagenfourt, s'aperçut par hasard que, lorsqu'il fermait un œil, il ne voyait pas de l'autre. Il consulta aussitôt un professeur d'ophlhalmologio, qui constata l'amaurose et, quelque temps après, l'atrophie du nerf optique. Celte umaurose persista, Le malade avait eonservé pendant très longtemps un rhume compliqué de céphalalgie.
3" Dans un troisième cas, l'amaurose disparut complètement. Le docteur P., âgé de 68 ans, bien connu comme médecin et comme sa vaut, m'a raconté qu'à Carlsbad, au moment où une mouche volait vers son icil droit, il ferma les paupières et remarqua qu'il ne voyait pas de l'autre œil. Un professeur d'ophtfaalmologfie, de passage à Carlsbad, constata ell'eeti vouent que lo.il était l>ien amaurotique, mais que le fond en était normal ; la pupille ne réagissait pas à ta lumière. On attribua à un refroidissement la cause de ces troubles oculaires et l'on essaya un traitement sudoriflque par le saliej'lale de soude. L'acuité visuelle se rétablit complètement.
La carie et la nécrose du corps du sphénoïde peuvent égalementproduireou ne pas produire de troubles oculaires. Lorsqu'ils se manifestent, la propagation du processus se fait vers le nerf optique, l'orbite, etc. On a constaté, par exemple, dans cette affection :
1° La cécité subi Le unilatérale, avec phlegmon orbilaire. Plusieurs autopsies ont prouvé que cette cécité était produite par une périnévrite du nerf optique, dans le canal optique ;
2° Quelques parties de l'os peuvent se détacher lentement sans déterminer aucun trouble oculaire; puis, il survient une méningite ;
ans aucun autre symptôme.
Pour le diagnostic des tumeurs du sinus sphenoldal, ] es troubles oculaires peut avoir une grande important! ? développement de ces tumeurs, ou peut distinguer I iodes :
]" i,;i tumeur reste enfermée entre les parois du sinus :i iiicun symptôme, ou de la céphalalgie seulement.
— Déformation de la race par une tumeur (sarcome) les cellules etlunoïdales et le sinus sphéooïdiil (d'après La
La tumeur, eu augmentant de volume, élargit les s sphénoïdal, amène leur atrophie et détern
RAPPORTS i:\hii- i
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:i" d.-iiis la iroistoiue iH'i'iiuic, la Liiniùur se propage en dehors dos
parois du sinus. Elle arrive (tans lii cavUé :i lsi> -pii;ir> n-ifinn-. dans
les cellule* etlimoîdales, dans L'orbite al enfin dans la cavilé crânienne i a perforation do crâne poul ne se manifester par aucun symptôme ou par des oéplialalgîos très violentes,
i" \,:i quatrième période ul caractérisée par des mélaslases dans divers organes (tumeurs malignes ■
Pendant le cours du développement de ces tumeurs, il se produit souvent des accès épileplilomies.
si l.i tumeur augmente rapidement, de volume, il se déclare île la. méningite ou un abcès oérdhrat, pen de temps après la perforation de la base du crâne.
Les tumeurs et les autres altérations morbides qui se développent dans le sinus sphénoïdal et comprimant le nerf optique dans son canal coin pri ment en même temps l'artère ophthalmique qui accompagne le nerf, sans cependant i]U'on puisse constater de [théQOmènes indiquant l'anémie dis l'organe de la vision. En voilà la raison anatomicjtiu. Nous savons, d'après Chuveu.uigk cl Tkstot, il oxiste plusieurs rameaux d'anastomoses entre l'ophlhalinique et les branches des carolides externe et interne :
l*Des rameaux firliilaii'ns de l'a ri ère. siiiis-nruilnire (hivinHie di> la maxillaire Interne) eenimtiniqttent avec la polpéhrale, (branche àt
1'opbthalmiu.ue) : 2" Au niveau do la fenln sptii'nnïdali', il ;mis la pari je
la [tins étroite do cette Tante plusieurs rameaux delaménluité y un a"
pénètrent dans l'orbite el àoivûntojiastomi.iser avee rii|ililiialmique ; ;i" I! y îles anastomoses de tarière raciale :w-.: 1% » [ j I n 1 1 ; 1 1 1 1 l i < n n.r dans lu grand ongle de l'œil (Gnuimt-mBa) ; ■[■■ TawtjT mentionne spéeialemenl les iitiaslomosos de l'nrLère larryniale (dû l'ophthalmique) avec la kmperale pnifuade antérieure ; "v Les arlèrps ellumiïdales antérieure et postérieure limrnissentdes rameaux (]ul do i va ni s'anastomoser avee li'.s vriis-vriux ili; la méningée moyenne (l'anasluniose. se fait par les trous de la lame criblée de l'ellitnuïde).
l-es fractures du corps du sphénoïde produisent les symptômes suivants:
1« Daus les fissures delà paroi-supérieure du sinus sphénoïdal, on observe l'écoulement du liquide céphalo-rachidien par le nez.
-" Le détache nient d'un morceau du corps du sphénoïde peut blesser la carotide interne, en dedans du sinus caverneux, et causer l'exoph thaï mie pulsatile [Néuton, Di:lf.ns).
3" En se continuant dans le canal optique, la fracture peut amener la compression ou la déchirure du nerf optique dans ce canal et, >ar suite, l'amaurose ;
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4" Si la festin suit les tro.is rond ou ovale, elle produit l'anesthésit- (te l;i deuxième ou de ta troisième brandie du trijumeau, n peut exister en môme temps une dérhirnrc on une blessure d'autres lien'.- cérébraux.
lin ce qui concerne la nature des troubles oculaires, nous pouvons dire que le rétrécissement du champ visuel caractérisa plus spécialement les tumeurs du sinus spénoïdnl, Au début, il est temporal et se propage ensuite ronconiriquemeiu.. Cest le centre dn ebamp visuel qui reste intact le plus longtemps. Voici comment j'explique ce fait. Les flores du nerf optique, voisines du sinus sphénoïdal, se terminent dans la partie interne de la rétine, et c'est cette partie qui est affectée h la portion temporale du champ visuel. Comme dans le canal optique, les libres qui se terminent dans la macula sont situées, d'après les expériences de M. Samelsohn, dans l'axe du nerf, ce sont elles qui sont atteintes les dernières par la tumeur, puisqu'elle se propage de la périphérie vers l'axe.
A l'examen ophthalmoscopique, on observe la névrite optique, puis l'atrophie du nerf optique.
J'ai recueilli, dans une monographie, 23 cas d'amaurose consécutive a une affection du sinus sphénoïdal ; l'autopsie a démon truque l'amaurose avait été produite par la compression du nerf optique dans le canal optique, -l'ai signale deux nouveaux cas dans ma - Chirurgie du sinus sphénoïdal » ; il faudrait aujourd'hui y ajouter les cas de MM. Hrttleship (amaurose par exostose du sphénoïde; Smith (hyperostose des grandes ailes du sphénoïde; ot Loewï i>arcorne du sphénoïde et île l'ethmoïde).
Les cas où les troubles oculaires ne se présentaient que d'un coté ou manquaient entièrement m'avaient tait soupçonner qu'il devait exister des différences d'épaisseur dans la paroi qui sépare le sinus sphénoïdal du canal optique; c'est ce que j'ai, en effet, vérifié par l'examen anatomique.
En se développant davantage, la tumeur peut remplir le canal optique, séparer les parties intra-orbilaire et întra-crânienne du nerf optique et se propager dans l'orbite ; 11 en résulte de l'e.xoplithalmie et tous les autres symptômes des tumeurs de l'orbite.
A mon avis, toutes les fois que l'on soupçonne l'existence d'une affection du sinus sphénoïdal, suiLout en présence d'une tumeur rétro-pharyngien ne, il est nécessaire de pratiquer l'examen ophthalmoscopique et celui du champ visuel.
Troubles oculaires dans les affections des sinus causés par les maladies infectieuses.
Un certain nombre de troubles oculaires qui se développent dans le cours de quelques maladies infectieuses peuvent trouver leur