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en faire provision pour l’alimentation de la gainison de Saint- ILouis, lorsque les pluies peu abondantes ont laissé épuiser lies citernes. C’est surtout là qu’il serait intéressant de con- : naître les qnalités des eaux et leurs variations selon les sai-
>sons.
Nous nous sommes personnellement préoccupé de la détermination de la température des eaux du Sénégal ‘. Tout incomplètes qu’aient été nos observations, elles mms ont permis
* A. Doriiii, ?iole sur ht lempéralure des eaux du Sénégal, in Annuaire de la Société météorologique de France, t. XXIV, p. 94. — Voir aussi : Voyage ‘de C embouchure du Sénégal aux cataractes du Félon, par E. Borius et Louvet, in Annuaire de la Société météorologique, l. XXV, p. 130.
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(l’établir que, dans la saison chaude, la plus grande masse des eaux du (leuve possède une tem|)érature (jui est, au mois d’août, de près de 1 degré plus élevée que celle de l’air, tandis qu’à la surface la différence n’est guère que d’un demi-degré. Au mois, de septembre (le plus chaud de l’année, à Saint-Louis), la température moyenne des eaux profondes du fleuve est la même que celle de l’air. Dans la saison fraîche et froide, le mouvement de baisse qu'éprouve la température de l’air n’est suivi que de très loin par les eaux du fleuve, et la différence entre les deux milieux est considérable.
Il existe une différence très marquée entre la température des eaux douces et celle de la mer du littoral. L’eau du fleuve est en moyenne de 7 degrés plus chaude que celle de la mer. On peut en lirer d’im|)ortantcs conclusions au point de vue de l'hygiène balnéaire à la C(àte d’Afrique.
Si l’on s’écarte du milieu du cours du Sénégal, le long de ses rives, et dans les endroits où les eaux ont peu de profondeur; si l’on examine les eaux des marigots, des ruisseaux et des marécages, on voit la température de ces eaux s’élever très haut. Dans son voyage aux sources du Sénégal et de la Gambie*, Ilecquart, traversant, en septembre 1851, un marigot, dit avoir constaté que la température de l’eau, qui couvrait à peine le sol, s’élevait, en certains endroits, à 57°, 8 ^ « La marche, dit ce voyageur, était un véritable supplice dans les endroits où l’eau, couvrant à peine le sol, était tellement chaude qu’elle me brûlait les pieds. »
M. Rouliaud, pharmacien de la marine, a analysé plusieurs échantillons d’eaux des puits des cercles de Joal et de Portudal. Voici le résumé de ces analyses :
* Ilecquart, Voyage sur la côle el dans l'intérieur de l'Afrique occidentale, p. 141. Paris, 1853.
* Il y a sans doute là une faute d’impression ou de copie et il faut proliablement lire 37°, 8, car il est tout à fait impossible ds maintenir les pieds dans de l'eau à 57 degrés.
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