ALTITUDE 5 MÈTRES
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lie ‘2""", 2, cl d’une régularité si grande qu’elle ne manque presque jamais. La délerininalien rigoureuse du rnomenl desmiuinia et niaxima, de ce que l’on appelle les heures tropiques, pourrait facilement être obtenue par une série d’observations très nombreuses du baromètre, pendant une seule journée de chaque mois, au voisinage de 4 heures et de 10 heures. On sait que les heures tropiques varient selon les saisons. Il est à désirer qiui celle détermination soit faite, à Saint- Louis.
I.a plus grande oscillation baromét rique, dans nne meme journée, s’écarte bien rarement d’une façon prononcée de la moyenne que nous venons d’indiquer. Nous avons cependant à signaler une oscillation diurne très considérable pour la localité. Observée le 20 décembre 1877, elle a consisté en une hausse rapide du baromètre 6“”", 7, de 6 heures à 10 heures du matin. Rien ne put e.xpliquer ce phénomème insolite. Le temps était très beau, le ciel très pur, le vent, presque calme du nord, toute la journée, passa à 10 heures du malin au sud-est faible, pendant quelques instants. 11 n’y eut aucun mouvement atmosphérique remarquable dans les environs de Sainti Louis ni le jour précédent ni le jour suivant. La bouffée du I vent de sud-est coïncidant avec ce maximum anormal, rappelle seulement la direction que prend le vent au début des tornades qui s’observent dans une autre saison.
Nous avons fait faire, pendant les trois premiers mois de l’année 1874, des observations simultanées du baromètre, à Saint-Louis et dans 1 île de Corée. Il y eut identité presque parfaite entre les deux courbes. 11 serait intéressant de rechercher si cette identité se maintient alors que, pendant les mois de riiivernage, l’atmosphère de la côte est parcourue chaque jour parles mouvements tourbillonnaires des tornades. Ces derniers mouvements sont loin d’être sans effet sur le baromètre ; mais 1 oscillation de la pression au voisinage des tornades étant laible et s’accusant tantôt par une hausse, tantôt par une baisse, il serait nécessaire que l’attention dos observateurs se portât I spécialement sur ce point. La seule chose que nous puissions 1 alfirmer c’est que les plus grandes oscillations diurnes du ba- ! romètre sont ordinairement loin de coïncider avec le passage ' des tornades sur le lieu meme de l’observation.
L oscillation totale de la colonne mercurielle a été de 10 mil-
A. liOlUIJS.
limèlrcs cii cinq ans, c’csl-à-dire à peu près ciiuj lois moindre que celle observée en France,
Le mouvement annuel de la pression barornélrique est bien accusé. Il y a, comme pour la marebe diurne, deux maxirna, l’un en janvier, l’autre en juin, et doux minima, le premier en avril, le second en novembre.
Température. — La moyenne annuelle déduite de cim| années et de quatre observations i'ailes à 6 et 10 beures du matin, 4 et 9 heures du soir est de 25°, 7. Celte combinaison d’heures donne une moyenne beaucou[) plus exacte que celle obtenue en prenant la demi-somme des températures extrêmes de chaque jour. Cette dernière est toujours trop élevée et le résultat qu’elle donne est peut être plus faux au Sénégal (|ue partout ailleurs, à cause de la grande élévation que peuvent atteindre les maxirna pendant un temps ordinairement fort court. Ce fait a été bien démontré à Saint-Louis parM. lléraud' et confirmé par tuules les observations postérieures.
La moyenne déduite des minima et des maxirna des cimj années est trop élevée de 0",8. L’erreur peut dont atteindre près d’un degré. Elle a été exactement de 1 degré en 1874. Cela est très important à signaler ; c’est en effet le plus souvent en prenant la demi-somme des extrêmes diurnes que les températures des différents points de la côte occidentale d’Afrique ont été déterminées. La méthode employée fausse donc le résultat d’environ un degré en trop, et cela indé|)endamment de la tendance bien démontrée qu’ont toutes les observations therraométriques, faites dans des conditions médiocres, à donner des résultats trop élevés. On peut largement retrancher un degré à presque toutes les moyennes annuelles indiquées pour les différents points do la côte d’Afrique et de l’intérieur du pays.
Nous n’avons rien de particulier à ajouter à ce que nous avons dit ailleurs sur la marche annuelle de la température à Saint-Louis, La similitude de ce mouvement, dans chacune des années successives, rappelle que l’on se trouve sous les climats si réguliers des tropiques, dans ces régions où, comme le remarque llumboldt, la météorologie suit les lois les plus
I Yoy. Observations météorologiques faites au Sénégal pendant l’année 18G0 {Revue maritime et coloniale, l8GI, t. l•^ j>. 511).
TÜl'Or.lUI'IllE MEDICALE DD SÉiNÉGAL.
simples et où son étude ol'tVo le moins de dinicullé. Une bonne j année d’observations, d.ins cbacnn des principaux points de la Sénégambie, snrilrait pour obtenir des connaissances beau- I coup plus complètes que celles rournies en Europe par de I longues séries.
'■ La moyenne de la saison sèche est à Saint-Louis de 20", 7.
• Celle du semestre qui comprend l’hivernage est de 26°, 7. Ré- ÎJsullats un peu supérieurs à ceux que nous avaient donnés nos observations personnelles de la première année. IjGS tempera- ' turcs extrêmes conslatées à l’Observatoire de Saint-Louis ont été Tort remarquables. Le 27 décembre 1877, le thermomètre I descendit le matin à 7", 9, par un fort vent de nord-est. Le , 15 avril de l’année suivante, le thermomètre parfaitement bien exposé sous l’abri, à l’ombre, montait à 44", 8 par un fort vent de nord-est. Ces deux températures, représentant les extrêmes de cinq années, sont tout à fait exceptionnelles. Dans une longue série d’années, la température n’avait jamais été vue au-dessous de 9", 2 et le maximum n’avait pas dépassé 41 degrés. 11 s’agit, bien entendu, des bonnes observations, car ÿ les observations fantaisistes ne manquent pas dans ce qui a été {• écrit sur le Sénégal.
Les rainnna ne s’écartent guère de 20", et si les maxima ç s’éloignent parfois d’une manière sensible de leur moyenne [ 29", c’est surtout pendant la saison sèche qui est cependant la ' moins chaude ; on peut en juger par les données suivantes :