‹ Les maladies du SénégalChapitre 30 sur 56 · NOMBRE DE JOURS · texte numérisé non relu

NOMBRE DE JOURS

degrés

degrés

degrés

degrés

millim.

centièmes

Décembre .

Janvier . .

Février. .

Mars . . .

Avril . . .

Mai. . . .

Juin. . . .

Juillet. . .

Août . . .

Septembre,

Octobre. .

Novembre.

Année. .

Les observations hygrométriques montrent que la tension de

A. BOIUUS

la vapeur est toujours élevée et l’humidité relative considérable, même dans la saison sèche.

Ij’hivernage commence en mai et se termine à la fin d’octobre. On compte dans l’année plus de Ml jours j)luvicux, dont 2 seulement dans la saison sèche. La crue du Rio-Geha a son maximum en juillet et août, la baisse commence à la miseptembre et finit en octobre L Les tornades et les orages sont très fréquents.

CLIMAT DE BOKÉ (Rio-Nuiiez'.

Notre comptoir de Boké, sur le Rio-Nunez, était peu connu et son climat n’avait fait l’objet d’aucune étude, lors de la publication de nos premières recherches sur les climats de nos possessions africaines. Nous pouvons aujourd’hui combler cette lacune, grâce aux sérieuses études faites sur le Rio-Nunez par plusieurs médecins de la marine. Notre collègue le docteur Bohéasa fait, pendant une année, d’excellentes observations météorologiques au poste de Boké et a bien voulu mettre à notre disposition le journal de ses observations. La série commencée en avril 1878, s’est terminée à la fin du mois de mars de l’année suivante. La température, l’état hygrométrique, les vents, les pluies, les orages, l’état de l’atmosphère ont été notés avec une scrupuleuse exactitude cinq fois par jour par M. Bohéas. Pendant les très courtes absences ou les maladies de notre collègue, le commandant du poste et l’adjoint du génie ont fait les observations. Ce travail n’offre ainsi aucune lacune.

Le journal météorologique de Boké est encore manuscrit ; nous regrettons de ne pouvoir donner ici qu’un résumé de ces observations, les meilleures qui aient été faites dans le sud de la Sénégambie. Elles caractérisent nettement la climatologie, d’une partie de notre colonie essentiellement dilfércnte du Sénégal proprement dit. Voici dans quelles conditions ont été recueillies ces observations.

Trois thermomètres appliqués sur plaques de bois, l’un à mercure et les deux autres à alcool ont été utilisés. Ils étaient soigneusement comparés entre eux et l’on a tenu compte de la

’ Voy. H. Rcy, Les élahlissemenls imrtugais de la Sénégambie (Archives de médecine navale, 1877).

TOPUGR.Vl'llIE MÉDICALE DU SÉNÉGAL.

correction inslnimentnlc nécessaire j)oiir l’nn d’enx. Les observations se faisaient aux fenêtres du logement du médecin. Ce logement occupe le premier étage et le sud du poste, il possède trois fenêtres, l’une est exposée au sud, l’autre à l’est, la troisième à l’ouest. Elles sont à cinq mètres au-dessus du sol. I/altilude du plateau sur lequel est bâti le poste est de 57'", 50; de sorte que les instruments étaient à une altitude de 42"", 50. Les trois thermomètres étaient toujours exposés l’un près de l’autre, dans les mêmes conditions, toujours à l’ombre. Pour cela, ils étaient placés, le matin, à la fenêtre ouest, dans l’aprèsmidi à la fenêtre est, et le soir, à la fenêtre sud L

Aucune galerie, aucun obstacle ne les mettaient à l’abri de l’air libre et du rayonnement vers l’espace. Quand il pleuvait, les instruments étaient protégés par des écrans, mais restaient en dehors des fenêtres. Lorsque l’on constatait un écart entre les thermomètres, la moyenne des trois indications était seule notée.

Le psychromètre était celui en usage dans la marine, les deux thermomètres sont appliqués sur une plaque de bois, l’un d’eux est mouillé par imbibition.

Le poste ne possédait ni baromètre, ni pluviomètre ; mais les pluies ont été notées exactement au triple point de vue de l’intensité, de la durée et de la fréquence. Ces dernières observations, sans pouvoir remplacer des observations quantitatives, donnent une idée de l’abondance de l’eau qui tombe, à Boké, pendant l’hivernage.

Les observations de la température, du psychromètre et des vents étaient faites le matin ; à 6 heures et à 10 heures ; le soir, à 5 heures, 6 heures et 10 heures. Pendant les quatre mois d’avril, mai, juin et juillet l’observation de 3 heures du soir a été remplacée par celle de 2 heures.

‘ Cette méthode, anciennement recommandée, ne vaut pas celle qui consiste à placer sons l’abri actuellement adopté partout, et si l'acile à construire.

A. nORIUS.

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Faites à Boké, par M. Boiiéas, du 1" avril 1878 au 51 mars 1879

TEMl'IÎRATUBES MOYENNES

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