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*4* Décrue des eaux, cessation des plufes (novembre, ilécembre, janvier). 8
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Dans le premier trimestre,
le sol
est complètement
desséché.
Dans le second, l’aridité cesse, la végétation se montre un peu avant l’arrivée des pluies. Elle prend son essor aux premières pluies qui tombent à la fin de juin et en juillet.
Dans le troisième, les |)arties de la Sénégambie, arrosées I par des fleuves, sont inondées par la crue qui est à son maxi- |mum. Les pluies sont abondantes.
I Dans le quatrième trimestre, les pluies ont complètement ' cessé, 1 évaporation est active, les eaux se retirent des terrains inondés.
Partout, excepté dans le haut du fleuve, le troisième trimestre, celui du maximum de l’inondation et du maximum
A. IIUIUL'S.
des |)luios est celui où les lièvres sont de beaucoup les j)lus ' ‘ nombreuses. On peut donc attribuer la présence de ces fièvres -"îj aux pluies, aux inondations et aux températures élevées qui l coïncident avec elles. Rien ne contredit ce que nous avons dit i plus haut relativement à l’inlluence de l’élévaiion des moyennes J de la température.
Il reste à se demander si les inondations ont un rôle aussi ■ important que celui des pluies. ^
A Saint-Louis, située près de rernboucburc. les elTets de | l’inondation sont moins considérables que dans le Bas Sénégal -> (à Dagana et à Podor). Corée, île rnaritimo, et la presqu’île du ^ Cap-Ycrt qui lui fournit ses malades ne sont pas inondées par les eaux des fleuves. Cependant, l’accroissement considérable ° du nomb'e des fiévreux y est aussi sensible que pour les pays inondés comme les rives du Sénégal et des rivières du bas de la côte. Ce ne sont donc pas les inondations, mais les pluies abondantes, tombant en ce moment, qui viennent se joindre à l’élévation tbermi(|ue pour produire les fièvres.
Théoriquement, le moment du maximum de la crue ne devrait d’ailleurs pas être celui du maximum des fièvres : ce devrait être au moment de la décrue, au (juatrième trimestre, en novembre surtout que devraient se multiplier les fièvres. - Nous trouvons, au contraire, dans toutes les localités, excepté' v dans le Haut Sénégal, une diminution très accentuée des fièvres ' |)endant ce quatrième trimestre. La baisse des eaux, laissant à nu de vastes étendues de terrains livrés à une active évaporation, loin de causer une augmentation des fièvres, coïncide avec une diminution de leur nombre. Les choses se passent à Corée non soumise aux inondations, comme dans les autres |)arlies .lu Sénégal. De 17, les fièvres tombent à 12, à Corée, pendant qu’à Saint-Louis elles tombent de 28 à 8, cl à Dagana, entouré de terres (|ui viennent d’ètre inondées, de 18 à 10.
La disparition des pluies, coïncidant avec une baisse de la b température, semble jouer là le rôle principal. En résumé, les ;|| deux seules causes météoriques qui paraissent liées à l’appa- r; rit ion des fièvres fréquentes, sont de hautes températuresi ^ moyennes et des pluies abondantes. L’inondation complète des terrains n’arréte pas la production des fièvres; la décrue. loin| ,|i (l’aumnenter le nombi’edes fièvres, coïncideavec sa dimiuutiouj .
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I.os causes des fièvres u’onl |tas besoin d’èlrc chercliécs au loin. Ce ne sont pas les grands marécages dont l’action se fait le plus souvent sentir. La marre d’eau que la pluie forme en quelques instants au seuil d’une babitalion cl (jui disparait lentement, par évaporation, lorsqu’après la pluie le soleil brille avec ardeur, est plus à redouter que le marécage situé à ([uclques centaines de mètres.
Quelle que soit la manière dont on divise l’année, nou.s trouvons toujours la fréquence des lièvres coïncidant avec la chaleur humide. Si l’on divise l’année en trois périodes ou quadrimestres, on obtient les résultats suivants :
Répartition, dans clia(|ue localité^ de 30 fièvre.'» sur 3 (|iiadr iniestrcs
Saint- Corée Bas- Haut- C»yor l’as Séiié^af Louis Séiiéifal Sénégal ilc la réle en génér;l
!• Période : chaleur humide
(juillet à lin octobri'). .