MORTS SUR
M.aLADES.
Saint-Louis.
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Pic de Barbarie.
Saint-Louis.
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Ce tableau montre combien la fièvre jaune est, au Sénégal, un3 mala lie grave, soit par le nornlire des hommes frappés, soit par la quantité des décès parmi les malades et sur la population totale. Les moyennes de ces diverses périodes épidémiques donnent: une morbidité de 80 pour 100 de l’effectiî européen,-» une mortalité de 47 pour 100 de cet effectif, une gravité représentée par 56 décès pour 100 malades.
lii(hicnces iiHlUyithicUcs. — L’influence individuelle la [ilus
TOI-OlillAIMIIH MEDICAI.K DU SENEdAU.
proiiüiicôe relalivcinont à la (ièvre jaune, est celle de la race. Cette inlluence. qui a lait dire que le meilleur préservatif de la fièvre jaune est un peu de sang noir dans les veines, est loin d’ètre la même dans toutes les épidémies. Rappelons seulement les observations intéressantes faites à 1a Nouvelle-Orléans, eu 1807, sur l’inlluence de la race‘. les blancs (ournirent une mortalité de 50 pour 100, alors que la mortalité des nègrC' ne fut que de 14 pour 100. Occupons-nous de ce qui s’est passé au Sénégal.
Tliévenot dit, dans son livre si rempli de judicieuses observations" : « La fièvre jaune, quand elle se montre au Sénégal, n’épargne pas les indigènes. En 1850, elle enleva, à Corée, dans la presqu’île du Cap-Vert et à Saint-Louis, un grand nombre de noirs, en proportion au moins égale à celle des blancs. Cette maladie, qui vient le plus souvent du Sud, n’a donc pas, au Sénégal, cette prédilection pour les Européens qu’elle affecte dans les Antilles : ce qui semble prouver qu’elle est le résultat d’un accident survenu dans le climat. »
En 1859, deux avisos de la station furent atteint de fièvre jaune; sur ces navires, dont les équipages étaient composés presque exclusivement de noirs, il y eut 15 décès.
En 1866, dans l’épidémie de Corée, la population européenne a presque entièrement subi les atteintes de la maladie : on ne compta que 7 indigènes, 5 noirs et 4 mulâtres atteints de fièvre jaune, 5 succombèrent®.
Voici, maintenant, une observation contradictoire beaucoup plus récente, ayant encore le Sénégal pour théâtre. Nous l’empruntons au Rapport de M. BariP : « Une colonne expéditionnaire, descendant de Bakel, est envahie par la fièvre jaune; le corps de troupes, marins et soldats, se composait de' 457 blancs et d’environ 500 noirs; 211 blancs succombèrent, pas un seul noir ne subit la moindre atteinte; et cependant les noirs furent campés auprès des blancs, vivaient au milieu d’eux,
Noy. Colin, Traité des maladies épidémiques, p. 8il).
Traite des maladies des Européens dans les pays chauds. Paris, 18i0, P 2.Ô4.
C.îdoiit, Relation d'une épidémie de lièvre jaune à Corée (Arch. de méd. nar., ISÜ.'<).
Rapport médical sur t’e.rpédition iiulilairc du Logo cl sur l'épulémic de ft'-rrr jaune qui l'a tenninée.
A. DOlUÜS.
et furent même employés à la construction des cases et abris pour les malades. » Dans cette éj)idéraie, les créoles blancs ou mulâtres provenant des Antilles, furent tous épargnés.
Les métis nés au Sénégal se trouvent oï dinairement dans les mêmes conditions de préservation que les noirs. Cependant, dans l’épidémie de 1881, quelques métis succombèrent. On ne peut, au Sénégal, expliquer l’immunité relative des noirs par une accoutumance spéciale due à leur condition d’existence dans des grandes villes, comme cela a été interprété, pour le Drésil, par Nœgeli, d’apres M. Jaccoud*, car nos tirailleurs sénégalais sont recrutés parmi des noirs venant presque tous de l’intérieur.
L’inlluence individuelle résultant de la profession paraît nulle, sur la force d’expansion delà maladie. Les individus les plus . exposés aux foyers d’infection sont naturellement ceux qui succombent en plus grand nombre et sont les premiers atteints. Les professions ne paraissent agir, dans l’étiologie de la lièvre jaune, qu’autant qu’elles rapprochent ou éloignent les individus des foyers épidémiques. La fuite en France des Européens libres, fait peser beaucoup moins la mortalité sur le personnel civil que sur le personnel militaire.
Les personnes em|)loyées aux services hospitaliers, malgré leur accoutumance aux causes nocives, sont les plus rudement éprouvées; les Sœurs et les médecins sont les premières victimes. Dans l’épidémie de 1878, 18 médecins de la manne moururent à leur poste. Un des trois noirs indigènes, atteints à dorée, en 18GG, était un infirmier aidant aux autopsies.
L’intluence individuelle la plus marquée est celle de la préservation presque absolue conférée par une atteinte antéi ieure de fièvre jaune, que cette atteinte ait eu lieu au Sénégal ou ailleurs.
Influence des localités. Au Sénégal, pays plat, terrain d'alluvion, il n’existe aucune hauteur pouvant servir de sanatorium contre la tièvin jaune, et l’inlluence de l’altitude ne peut se faire sentir d’une manière favorable comme dans certaines colonies privilégiées sous ce rapport. Longtemps on a pensé que la fièvre jaune pénétrait avec moins de facilité dans riutérieur du pays ipic sur les côtes. L épidémie de 1878 est venue donner un démenti à cette croyance. Dakel, situé à
Trailé de palholofjie cxlenie,— Appcmlice, article l'ièure jaune au Brésil.
• TOPOCIUIMIIE MÉDlCALli DU SÉNÉCAL.
250 kilomètres de la mer, a été infecté et est devenu un foyer de propagation de la fièvre jaune avant que la ville de Saint- Louis elle-même ne fut atteinte. Il a sulfi, pour cela, que la contagion vînt agir à Bakel avant d’atteindre Saint-Louis. L’aftliience d’une grande quantité d’Européens faisant partie de l’expédition militaire du Logo a créé, à Bakel, un foyer ardent d’où la fièvre jaune s’est répandue dans le pays. La maladie gagna Saint-Louis par rintermédiaire de l’aviso l'Espadon, en premier lieu, puis par l’intermédiaire de la colonne expéditionnaire qui, descendait du fleuve, et avait été contaminée à bord de l Espadon d’abord, puis à Bakel, et finissait par répandre la maladie partout où elle passait.
Localités marécageuses, plaines de sables dépourvues de végétation; rochers arides, à sol de basalte comme Corée, toutes les localités ont été, au Sénégal, également propres à la propagation delà fièvre jaune, maladie infectieuse et transmissible sur laquelle la qualité du sol ne paraît pas avoir d’action. La fréquence des épidémies dans Lîle de Corée, rocher isolé comme un véritable navire en mer, est bien la preuve de l’indifférence de la nature du sol devant la propagation épidémique de la fièvre jaune.
Les îles deLoss, dont les Anglais avaient espéré faire un sanatorium pour leur colonie de Sierra-Leone, ont été ravagées par la fièvre jaune.
Les hautes altitudes du pays de Sierra-Leone permettent seules d’espérer de trouver, dans ces régions, un sanatorium capable de mettre les troupes à l'abri de la fièvre jaune. Les casernes anglaises, qui dominent la ville de Freetown, ont souvent préservé les troupes de l’épidémie qui régnait au pied du coteau sur lequel elles sont élevées. L’altitude de ces casernes nous a paru beaucoup trop faible pour expliquer à elle seule la préservation que lui attribue llorton. Les facilités très grandes de 1 isolement des troupes sur le plateau qui domine le centie defreetown a dù jouer le plus grand rôle dans cette préservation. Les hautes montagnes du voisinage rempliraient bien |)lus sûrement ce même rôle d’isolement, en y joignant l’avanlaged une élévation assez considérable pour ipic la différence de niveau puisse avoir une influence bien accusée par elle-même, comme cela a été observé à la Cuadeloupe et au Mexique. L (’galitt; clirnalériijue de toutes les saisons de l’année, à Sierra-
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A. IJÜIUIJS.
Leone, place la parlie Lasse du pays dans lescotidilioiis les plus délavoraLles par rapport à la (lèvre jaune. Cette égalité lui fait perdre les avantages dont le Sénégal proprement dit jouit pendant sa saison sèche et fraîche; elle a pour compensation rabaissement de la température cpie procurent les hautes altitudes. Le gouvernement anglais pourrait e.i faire proliterses troupes s’il étaitlorcé de remplacer la garnison noire deSierra- Leone par des Européens
Au Sénégal, la dispersion des troupes, par petits groupes isolés, sur la surlace du pays est, grâce à la faible densité de la population, le meilleur moyen de préservation contre la lièvre jaune. Cette méthode aurait des résultats beaucoup plus beureux si la nécessite de faire vivre ces groupes d’hommes dispersés n’entraînait pas des communications forcées, puisqu’il est impossible de vivre dans un pays désert. Ces communications portent, avec les choses indispensables à la vie, les principes infectieux et détruisent en partie les avantages de la dispersion. Dans l’épidémie de 1881, les deux camps occupés avant ra[)|>arition de la maladie à Saint-Louis n'ont pas eu »in seul malade, et l’un deux n’était cependant qu’à 2 kilomètres de la ville'.
Enfin, les localités sont plus ou moins exposées à la fièvre
jaune, selon le voisinage dans lequel elles se trouvent des
régions où cette maladie règne fréquemment. Corée est plus exposé, pour ce motif, que Saint-Louis. Nous avons dit plus haut les dangers que courrait Bakel j)ar son voi-inage delà Haute Gambie. Que deviendra, sous le rapport de la propagation de la fièvie jaune, notre colonie, lorsqu’elle sera sillonnée par des chemins de fer? La fièvre jaune, comme le choléra, suit les grandes voies de comnmnications. On peut prévoir quel sera le résultat de la facilité beaucoup plus grande des communications dans cette partie de l’Afrique. Ce résultat probable de la création d’un chemin de fer au Sénégal ne doit pas plus arrêter ce progrès, si désirable sous tant de rapports, queue doit le faire, la considération de ce que ^ cette grande œuvre coûtera en argent et en vies humaines. Tout ce que nous pouvons espérer, c’est que la construction de ce che-^! min do for, si tdlc est faite avec prudence et en tenant compte des f
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' Uoiiimiiniu.akm tlo M. Notiry, médecin en cln'f du Sénégal.
rOl’OdllAIMIlü MKDICAIÆ Pu SKM'GAI-.
comiaissfinces aniuiscs sur la cliniatologieiuétlicalo du pays elles lois de riiygièue, uc rappellera pas ce qu’a coûté r< xécution du chemin de 1er de Panama. Le rôle du médecin, à l’arrière-garde dans le combat, esta l’avant-garde dans les grandes entreprises où l’homme doit lutter contre les obstacles que lui oppose la nature. Ce rôle, si bien rempli par la médecine dans l’heureuse expédition contre les Ashantis « cette guerre d’ingénieurs et de médecins, selon l’expression de lord Derby», sera rempli j)ar les médecins français, dans la conquête du Sénégal par le chemin de fer.
Influences climatériques. — Il est peu de régions tropicales où le contraste entre les saisons soit aussi marqué qu’au Sénégal ; il n’en est pas où l’iidluence climatérique sur la marche des épidémies de fièvre jaune soit plus fortement accusée. C’est toujours pendant l’invernage que la fièvre jaune a fait invasion dans notre colonie, et toujours le déclin des épidémies a été signalé par l’apparition des phénomènes climatériques qui constituent la saison sèche.
Aous avons donné l’indication des années dans lesquelles la fièvre jaune a sévi au Sénégal. A^oici maintenant les dates du début et de la fin des épidémies les mieux étudiées.
Rappelons que, dans toutes ces épidémies, excepté en 1881, l’importation a été certaine, et qu’il ne s’agit pas, par conséquent, d’éclosion spontanée de fièvre jaune.
En 1850, la fièvre jaune fut constatée, à Corée, le 15 juin; elle disparut dans le milieu d’août. La même année, elle débuta à Saint-Louis, dans les premiers jours d’août, et cessa le 15 novembre.
En 1857, l’épidémie débuta à Corée, le 11 août, et se termina le 20 novembre.
En 1859, Corée fut atteint le 9 août; l’épidémie se termina en décembre. La maladie gagna Saint-Louis en décr>mbre, mais l’épidémie ne put s’étendre ; il n’y eut que 40 cas de fièvre jaune dans cette ville.
En 18G6, l’importation eut lieu à Corée, vers le 15 septembre; la maladie cessa de sévir le 25 janvier suivant.
En 1 8G7, Saint-Louis fut atteint en août; l’épidémie cessa en décembre.
En 1878, le premier cas de fièvre jaune fut constaté à Corée, le 10 juillet. Le dernier malade de l’arrondisscimml de Corée
A. BÜIUUS.
succomba, le 2ü novembre à Uufisque. L’épidémie atteignit Lakel par importation au mois de juillet et Saint-Louis le 6 septembre. Elle se termina en décembre.
Eu 1881, la fièvre jaune débuta à Saint-Louis pendant l’bivernage et s’éteignit, avec cette saison, dans la dernière quinzaine de novembre. A Corée, qui fut atteint en septembre seulement, l’épidémie ne put prendre une grande expansion à cause de l’arrivée de la saison sèche et fi'aîcbe ; elle s’éteignit en janvier.
L’examen de ces dates, montre que c’est toujours pendant la saison chaude et humide, c’est-à-dire pendant l’hivernage, qu’ont sévi les épidémies. Lorsque l’importation a eu lieu pendant la saison sèche, comme à Saint-Louis, en 1859, ou près de cette saison, comme à Corée, en 1881, elle n’a pas pris de grande expansion. L’apparition de la saison sèche et fraîche a toujours été, au Sénégal, le signal de la fin de l’épidémie, alors môme que les éléments ne manquaient pas à sa propagation.
L’influence climatérique sur l’apparition, l’expansion et la terminaison des éjddémies de fièvre jaune est donc incontestable au Sénégal. L’apparition des vents de Nord-Est et l’abaissement de la température moyenne diurne au voisinage de 20® cl au-dessous, les minima absolus de la température, atteignant en moyenne 17“, 1 à Saint-Louis pendant la saison sèche et 16“,1 pendant le mois de février, et pouvant descendre jusqu’à 8 degrés*, sont la cause la plus évidente de la cessation des épidémies de fièvre jaune au Sénégal. Quand il s’agit d’une maladie aussi transmissible que la fièvre jaune, l’histoire du passé ne permet de répondre de l’avenir qu’avec la plus giande réserve. Cependant, on peut affirmer que les dangers de l’importation de la fièvre jaune existent au Sénégal, à Saint-Louis et à Corée, du délmt à la fin de l’hivernage : de juin à décembre. C’est entre ces dates que l’on doit craindre le réveil de l’épidémie éteinte en apparence par l’arrivée de la saison sèche et fraîche. Les mois de décembre et même de janvier peuvent voir survenir une épidémie, mais alors les chances d’expansion sont peu nombreuses. De la fin de janvier au commencement de juin, le Sénégal est mis, par les circon-
* Comme le 27 dcccmbrc 1877.
TOPOCIIAIMIIH MÉÜICAÜ'; l)i; SÉNKllAL.
stiinces pailiciilières de sa climatologie, sinon à l'abri des importations de la maladie, àii moins à l’abri de son expansion épidémique.
Anticipant sur le chapitre actuel, nous avons précédemment, en parlant des pluies sous le climat de Saint-Louis (page 144), indiqué le résultat de nos recherches relativement à l’influence des pluies ou de la sécheresse sur les épidémies de fièvre jaune et conclu, contradictoirement cà l’opinion de deux groupes opposés d’auteurs, qu’on ne pouvait attribuer au régime des pluies abondantes ou rares aucune influence démontrée.
Ayant sous les yeux l’état nominatif, avec les dates de tous les décès survenus à Corée et dans l’arrondissement dont cette île est le chef lieu, pendant l’épidémie de 1878, prenant, d’autre part, les observations météorologiques faites avec un soin scrupuleux par les Frères des écoles chrétiennes au Sénégal*, nous avons cherché s’il existait quelques relations entre la marche de l’épidémie et les influences météoriques. Le résultat de cette recherche a été complètement négatif. Accidents de température, état hygrométrique, changement de vent, présence ou absence de grains de pluie, état du ciel, orages et tornades, coloration du papier prétendu ozonométrique, rien ne nous a paru avoir une relation de cause à effet avec la marche de l’épidémie. Seule, l’apparition de la saison sèche, phénomène survenant brusquement, a eu, dans celte épidémie, son influence habituelle, et a été le signal de sa fin.
Les intéressantes recherches faites à la Vera Cruz par M. Bouffier-, ont établi que, sous le climat du Mexique, la fièvre jaune endémique suit une marche croissante ou décroissante identique à celle de la chaleur. Dans cette région, la fièvre jaune a son minimum en janvier ; elle augmente jusqu’en juin, et diminue avec l’abaissement de la température. Au Sénégal, la fièvre jaune stvit avec une violence épidémique qui ne permet de constater aucun parallélisme entre la fréquence des cas de maladie ou de décès et la température moyenne. Cependant, relativement aux époques extrêmes des températures les plus hautes et les plus basses, il y a une remarquable analogie entre ce qui se passe au Sénégal et ce qu’on voit au
‘ \oy. nos Nouvelles recherches sur le climat du Séiiihjal, in-4° île 32 j). l’iiris, 1881, cliez Gauthier -Villars.
* .1;<,7(. de iiiéd. iiav., l. III, p. ‘289 et 520.
A. IJOIUUS.
iMevxt|uc, puis(jue la saison la plus chaude est celle de l’apparilion de la maladie avec intensité, et la saison fraîche celle du mininunn des cas ou de leur disparition complète.
Maladie infectieuse, la lièvre jaune n’est qu’indirectemeiit soumise aux inlluences météoriques. Tous les rapports sur les épidémies sont précédés d’une description plus ou moins précise des circonstances atmosphériques accompagnant l’a[)parition de la maladie. Pres(jue toujours les coïncidences sont (irises [lar les auteurs des rapports pour des relations de causes à effets. La comparaison des divers récits ne permet qu’une seule affirmation ; La fièvre jaune a besoin, pour son expansion libre, d’une température relativement élevée. C’est, au Sénégal, une maladie de l’hivernage, les basses températures sont défavorables à son expansion. Cette proposition est la seule qui nous paraisse incontestable au Sénégal. Tout ce qui a élé dit, relativement aux influences des pluies, de la sécheresse et des orages, ne s’ajipuie (jue sur des faits particuliers contiedits par d’autres faits de même valeur.
« Un des caractères de la non adaptation d’une race à un climat est, dit M. Bertillon, la nocuité extrême que révèlent les épidémies de passage ». Si le Sénégal ne peut tolérer la race blanche par suite de l’intensité du paludisme de son sol, la nocuité des épidémies de fièvre jaune est une nouvelle preuve de l’impossibilité de racclimatcment des Européens dans ce pays.