RIVE DROITE
mVE GAUCHE.
Pavs des Maures Trai'zas.
Le Oualo, où se trouve Le Ditnar,
Dagana.
Pays des Maures Braknas.
Le Toro, —
Le Fouta, —
Le Damga, —
Poclor.
Saldd.
Matam.
Pays des Maures Douaïchs.
Le Guidamaka des Soninkès.
Le Gadiaga, —
Le Kamera,
Bake.l.
Le Kaarta, pays des Bambarcas.
Le Kasso, —
Le Bambouk,
Le Foulta-Djalon.
Médine.
Comme nous l’avons déjà dit, la rive droite appartient aux Maures dont les trois principales tribus portent les noms que nous venons d’indi(|uer. Les provinces de Guidamaka et du Kaarta appartiennent aux peuplades Soniukées et Bambaras ; mais la dernière a été récemment conquise par les Toucouleurs. La France ne possède aucun poste sur cette rive droite, dont nous aurons rarement à parler.
La rive gauche présente, au contraire, le plus grand intérêt pour nous.
Le Oualo est un pays de 5 à 600 lieues carrées, habité par 20000 Ouolofs, et annexé à la colonie en 1856. 11 renferme le lac Guier sur lequel se trouve l’ancien fort de Merinagben. On appelle le Taouey le canal naturel ou marigot qui fait communiquer le fleuve avec le lac Guier. Près de l'embouchure do ce marigot, dans le fleuve, se trouve la pépinière, ou jardin
A. noiuus.
niodôlo, roiiclê pnr Uichard, et qui porto le nom do llicliard- Toll ; c’cst Icà qu’ont été faits les plus sérieux essais de la culture du coton dans notre colonie.
Le Dimar, ancienne province extrême du Touta sénégalais, a été annexé à la colonie en 1859. Il est habité par un mélange de Ouolofs et de Toucoulcurs ; il est dominé par le fort de Dagana, situé à la frontière de Oualo et du Dimar. Celle dernière province est traversée par le marigot de L'anayc. C’est dans le Dimar que se trouve le village de Dialmatcli, enlevé par les Français, après un assaut meurtrier, en 1854.
Le Toro est une province du Fouta, habitée par des Toucouleurs, des Pouls et quelques Ouolofs. Déclarée indépendante en 1859, elle est placée sous notre protection nominale. Le Toro est traversé par le bras du tlevive appelé Marigot de Doué, qui forme la grande île àMorfd, là l’i xtrémité occidentale de laquelle se trouve le fort de Podor.
Le Fouta proprement dit est la province centrale du Fouta sénégalais; elle est habitée par les Pouls est indépendante et commandée par un chef religieux élu, l’almamy. Nous y possédons cependant un fort, Saldé, pour la protection de notre navigation et de notre commerce.
Le Damga est la province extrême du Fouta sénégalais, à l’est, habitée par des Toucouleurs, des Sonitdœs et des Pouls. Fdle a été déclarée indépendante par nous en 1859, et mise sous notre protection l’année suivante. Celte province a bien de la peine à se soustraire aux prétentions du Fouta central, qui la dominait Dans le Damga, se trouve le poste fortifié de Matam, qui protège notre commerce.
Le Gadiaga est un pays habité par des Soninkés; il se trouve au confluent de la Falémé et du Sénégal. En 1850, à la suite de guerres civiles, ce pays s’est divisé en deux parties à la Falémé : le Guoy en deçà, le Rainera au delà. La moitié du Guoy, celle où se trouve Bakel, nous appartient.
Le Rliasso est une province autrefois puissante, actuellement sous notre influence par l’intermédiaire du roi de Médine, que nous protégeons contre ses voisins, à l'aide du fort de Médine. Le Khasso s’étend jusqu’au confluent du Rafing et du Bakoy. Les habitants de cette province sont Pouls.
Le Bambouk est un pays montagneux et peu habité, sur la rive droite, de la Falémé; c’est dans le Bambouk (lue se trmi-
TOPOGRAPHIE MÉDICALE DU SÉNÉGAL. 17
vent les mines d’or de Kéniéba, qui, ont été exploitées par nous.
Le Foula-Djalon^ dont nous avons déjà parlé comme contenant, dans ses montagnes, les sources d’un grand nombre de fleuves de la côte d’Afrique, est un état Poul tout à fait indépendant.
Les postes occupés par nos garnisons ont fait l’objet d’études et de nombreux rapports des médecins de la marine qui, à diverses époques, y ont séjourné. Nous aurons fréquemment à parler de ces postes. Ce sont les seules localités où les Européens aient fait des séjours permanents, et dans lesquels le pays ait pu être bien étudié, tant au point de vue de son histoire politique qu’à celui de son histoire physique et médicale. Les autres régions du Sénégal ne sont connues que par les récits de voyageurs encore peu nombreux, et dont les séjours dans les diverses localités n’ont jamais été que très momentanés. Nous décrirons donc ces différentes stations, dans lesquelles les médecins de la marine peuvent être appelés à résider et à connaître la rude lutte que l’Européen doit entreprendre pour son existence sous ces climats meurtriers.
Nous commencerons par le chef-lieu de notre colonie. Lorsque nous aurons décrit les divers postes du fleuve, nous dirons l’état de ceux qui se trouvent placés en dehors du 1 bassin du Sénégal, mais font partie de la colonie, tels que ceux de la presqu’île du Cap-Vert et dos environs de Corée. NoTre description sera exclusivement relative à la topographie de ces localités. Lorsque l’état des lieux sera bien connu, nous pourrons alors entrer dans l’étude de leurs conditions, au point de vue delà climatologie, de l’histoire naturelle, de la médecine et de l’hygiène, chacune de ces conditions étant étudiée soit I d’une manière générale, soit d’une manière particulière.