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JUILLET

SEPTEMBRE

OCTOBRE 1

NOVEMBRE

Tolal.

En 1890, Vigenaud et Bouchereau ont signalé dans la garnison de Clermont de nombreux cas de simulation de celte maladie, obtenus à Faide de frictions avec le thapsia (J).

B. — Évolution épidémique dans les milieux militaires.

Il n'est pas rare de voir survenir, dans certains corps de troupes, principalement au printemps, un certain nombre d'érysipèles, dont la provenance d'un môme casernement ou l'apparition presque simultanée dans une même garnison accuse l'allure épidémique.

Mais, en aucun cas, on n'a à enregistrer des épidémies massives, comme celles qui accusent la haute puissance d'expansion du contage rubéolique, scarlatineux ou ouiiien.

L'érysipèle n'a commencé à figurer qu'à partir de 1889 dans le rapport épidémiologique de la statistique médicale de l'armée. Ce rapport indique clairement la ressemblance qu'offre la répartition topograpliique de cette maladie dans les garnisons avec celle de la rougeoie. Ainsi, alors que les I" et IP corps d'armée ont habituellement très peu d'érysipèles, comme ils ont très peu de rougeoles, les XII° et IV" corps d'armée ont à la fois de nombreuses rougeoles et de nombreux érysipèles. En 1869, la division de Constantine, qui, par exception à l'état habituel à l'Algérie-Tunisie, a eu un assez grand nombre de rougeoles, a présenté aussi beaucoup d'érysipèles.

Les germes de la maladie se manifestent habituellement dans un grand nombre de garnisons. Dans le VIII'^ corps d'armée, le

(Ij Slatistiquc médiçale de rarmée en 1890, ji. 13j.

27" régiment de ligne, à Dijon, a offert, en 1889, 21 cas, dont 1 mortel; dans le corps, le 136% à Saint-Lô, en a présenté 8 cas, tous graves et donnant lieu, dans la moilié des cas, à des suppurations étendues du tissu cellulaire ; Térysipéle a été très fréquent dans le XIV" corps, à Briançon (morbidité : 16. S sur 1000 hommes), et à Gap (morbidité : 15.7 sur 1000 hommes), et dans le XVIIP corps, à Bayonne et à Pau.

La coïncidence de cette maladie avec d'autres affections prédominantes pendant le printemps, telles que les angines, a conduit certains auteurs, L. Colin par exemple, à considérer Térysipèle bénin comme une affection saisonnière et liée à diverses conditions météoriques et cosmiques, alors que, comme nous le verrons plus loin, la nature de cet état morbide est certainement plutôt infectieuse et spécifique.

Nous avons signalé la coïncidence de l'érysipèle de la face avec la rougeole; celte affection survient, également, comme complication dans la plupart des maladies infectieuses et principalement de la diphtérie et des oreillons (1).

Alix (2) a vu deux fois l'érysipèle de la face survenir chez des convalescents de rougeole. Il conclut de l'examen de plusieurs cas analogues que l'érysipèle pourrait bien être le troisième terme d'une infection qui débuterait par la rougeole et les oreillons. Cette opinion est confirmée parce fait, reconnu aujourd'hui, que les maladies infectieuses préparent le terrain favorable à l'éclosion des microbes érysipélateux, en affaiblissant la résistance des individus contre ces micro-organismes.

L'érysipèle coïncide également avec certaines maladies des voies respiratoires, telles que les pneumonies, comme on l'a vu, en 1890, dans certaines garnisons (Mamers, Le Mans, Laval), et les angines (angines érysipélateuses), dont la nature est également infectieuse. C'est ce qu'a noté L. Colin, dans la garnison de Paris, durant l'épidémie de 1861, et ce que j'ai constaté maintes fois parmi les troupes de différentes localités, principalement à Tours et à Lyon.

(1) Voy. M. Raynaud, De la Nature de l'érysipèle et de ses rapports avec les maladies infectieuses, Paris, 1873.

(2) Alix, Lyon médical, 1878, t. XVIII, p. 371,

l'érysipèle 401 « A l'inverse des épidémies ordinaires, qui ont, en quelque sorte, leur autonomie propre, telles, par exemple, que les épidémies de dysenterie ou de choléra, les épidémies d'érysipèle n'existent presque jamais isolées. Elles naissent et se développent au milieu d'autres épidémies, à tel point que je ne crois pas, disait Maurice Raynaud, qu'il soit facile de montrer une épidémie d'érysipèle existant /3ro se et indépendamment de toute autre maladie régnante. »

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