C. — Étude clinique
J'ai oliservé trois épidémies de grippe, Fune dans la garnison de Verdun pendant l'hiver de 1889-90, les deux autres parmi les troupes de la place de Lyon en 1891-92 et 1892-93.
Les nombreux cas d'induenza traités par moi dans le cours de ces trois épidémies me serviront à tracer une étude clinique aussi complète que possible de cette maladie.
La période d'incubalion paraît très courte ; elle est comprise entre un et cinq jours (Burlureaux).
Il en est de même de la période prodromique, qui ne diu'e que quarante-huit heures. La maladie débute par de la fièvre (1), des frissons, une douleur contusive dans les membres et le long durachis, du malaise, de la lassitude, de la céphalalgie. On constate en même temps de la conjonctivite, du coryza, de la rougeur delà gorge, avec tintements d'oreilles et parfois de la surdité. Le malade ressent une sensation de chaleur pénible dans la trachée; la toux est sèche et fatigante au début, puis humide ; elle s'accompagne de dyspnée et quelquefois de râles sibilants et ronflants dans toute la poitrine. Il n'est pas rare de voir survenir des vomis sements sous Finfluence delà toux ; la soif est vive, l'appétit nul.
I. Formes de la maladie. — Suivant la prédominance des symptômes, nerveux, thoraciques ou gastro-intestinaux, on distingue dans la grippe un certain nombre de foi'mes. que nous décrirons séparément avec Antony (2) sous les noms de:
1° Forme commune^ mixte ou courbaturale ;
2° Forme nerveuse ou encéphalique ;
3° Forme catarrhale ;
° Forme gastro-intestinale .
0° Formes frustes.
1° Forme commune, mixte, courbaturale (Antony) ou thoracique (Brochin). Cette forme, qui a été la plus communément observée dans les épidémies de 1889-90 et de 1891-92, est caractérisée par les symptômes suivants: Frissons, courbature, cépha-
(1) Voy. Laveriiii, Be la Fièvre dans la (irippe (Méd. moderne, 1890, p. 143).
(2) Autouy, la Grippe dans l'année française en i889-90 (Arch. de méd. milit., 1891, t. XVIII, p. ïTi).
lalgie intense, rachialgie, douleurs dans les membres, fièvre avec ascension brusque de la température à 39° et môme à 40°, accélération du pouls, face vultueuse, yeux brillants, langue saburrale, étalée, rouge sur les bords, dépouillée comme dans la scarlatine, quelquefois somnolence et stupeur, plus rarement agitation et excitation cérébrale, coryza, angine aiguë, toux sèche et quinteuse avec oppression et dyspnée ; l'auscultation ne révèle pas de lésions pulmonaires suffisantes pour expliquer la violence de ces symptômes ; puis, la fièvre tombe, des sueurs profuses se produisent, et la guérison est suivie d'un affaiblissement assez marqué, ce qui explique la lenteur et la prolongation de la convalescence.
2° Forme nei^veiifie ou encéphalique (Brochin). — On a observé cette forme en 1889-90 dans un tiers des cas. Les symptômes ont été les suivants: invasion brusque caractérisée par de la lassitude, de la torpeur intellectuelle et physique, de la courbature, de l'adynamie, des névralgiesi; la fièvre est très marquée; le thermomètre s'élève au début à 39°, 40°, o et même à 41°; ce mouvement fébrile dure quatre à cinq jours, même huit jours dans les formes moyennes; en môme temps surviennent des nausées, des vomissements, des épistaxis, avecdesphénomènes douloureux (céphalalgie, névralgies) ; la douleur se localise à une branche nerveuse (nerfs orbitaires, occipitaux, intercostaux ou autres), comme s'il y avait de véritables névralgies.
délire n'est observé qne dans quelques cas; il peut s'accompagner d'accès convulsifs épileptiformes. J'ai traité pendant l'hiver de 1889-1890, à l'hôpital de Verdun, un officier qui fut pris subitement dans sa famille d'un accès de délire violent, ayant nécessité son transfèrement d'urgence dans un cabinet d'isolement, et qui n'était autre que le prélude de l'invasion d'une grippe ; il se dissipa au bout de deux jours.
Un exemple analogue a été observé par Joffroy (1).
30 pQi^YjfiQ catarrhale. — Cette forme est caractérisée par les symptômes suivants : phénomènes congestifs du côté de la face et des muqueuses oculo-nasales, pharyngées, laryngées, trachéales et bronchiques, si bien que les malades offrent l'appa-
(1) Joft'roy, Délire avec agitation maniaque dans l'influenza [Société méd. des hôpitaux, 1890, p. 276).
rence de roiigeoleux ou de scarlatineux à la période d'invasion ; en môme temps sm-viennent du larmoiement, des épistaxis, du coryza, avec écoulement par les narines de mucus épais et verdàtre, de la raucité de la voix, des douleurs rélro-sternales, de l'oppression, une expectoration de mucosités blanches, aérées, quelquefois striées de sang.
L'auscultation est généralement muette et n'indique seulement qu'une certaine rudesse de la respiration, avec quelques râles sibilants et ronflants.
4° Forme qastro-intestinale ou abaorninolc (Brochin). — • Cette forme est plus rare; elle est caractérisée par de l'inappétence, de l'anorexie, une langue saburrale, des vomissements avec diarrhée ou constipation, des coliques, du tympanisme, du gargouillement dans les fosses iliaques, si bien que la maladie offre l'apparence de la fièvre typhoïde.
J'ai observé assez fréquemment des symptômes gastro-intestitinaux très marqués et qui donnaient lieu, chez quelques-uns de mes malades, à l'apparence d'une fièvre typhoïde, tellement qu'au début de l'épidémie d'influenza, qui avait été précédée de l'apparition, dans la garnison de Lyon, de quelques cas de dothiénentérie, le diagnostic fut hésitant entre ces deux affections ; l'état de stupeur et de prostration présenté par certains malades, la céphalalgie, les épistaxis, l'aspect de la langue, le ballonnement du ventre, le gargouillement dans la fosse iliaque droite, l'état fébrile, la marche de la température, reproduisaient fidèlement les principaux symptômes de la fièvre typhoïde.
La môme remarque avait été faite antérieurement par Moutard-Martin en 1867, par Hérard en 1868, et par Moissenet en 1870-71.
go formes frustes. — Sous cette dénomination, Antony a décrit les cas si nombreux, dans lesquels la grippe ne se manifeste que par quelques symptômes plus ou moins marqués, mais n'offrant aucune gravité [accès de fièvre unique, céphalalgie., rachialgie, cori/za, angine, malaise général, inappétence, abattement, torpeur intellectuelle) et qui se dissipent généralement au bout de quelques jours.
n. Complications. — Les complications sont fréquentes
dans la grippe. Elles ont été notées chez 5 à 6 % des malades militaires frappés par l'épidémie de 1889-90 (Antony). Elles sont représentées principalement par les suivantes : 1° Lésions de la muqueuse nasale. — En tête des complications qui surviennent du côté de la muqueuse nasale, nous signalerons les épistaxis, qui furent surtout communes pendant l'épidémie d'influenza que j'ai observée à Verdun en 1889-1890. Elles furent quelquefois si abondantes qu'ells nécessitèrent le tamponnement des fosses nasales. Un de mes malades, atteint depuis deux jours, eut une épistaxis qui fut mortelle ; malgré le tamponnement des fosses nasales, il succomba au bout de sept jours.
Ces complications consistent, chez certains malades, dans du coryza avec larmoiement, écoulement par les narines d'un liquide d'abord séreux, puis muqueux, épais, filant et d'une couleur verdâtre (1).
2° Lésions de la muqueuse pharyngienne . — L'angine est fréquente chez les grippeux; je l ai observée dans un tiers des cas traités par moi; elle est généralement caractérisée par une teinte rosée delà gorge, avec piquetés foncés; elle s'accompagne souvent d'amygdalite, avec gonflement des ganglions sous-maxillaires.
3° Lésions auriculaires. — Les complications du côté des oreilles proviennent probablement de la propagation de l'inflammation de la gorge à la trompe d'Eustache. Elles consistent en des otorrhées simples ou doubles, survenant pendant tout le cours delà maladie, et souvent suivies de perforation du tympan et de suppuration de l'oreille moyenne et de l'apophyse mastoïde. Ces compUcations s'annoncent par de l'otalgie et parfois par une simple surdité, suivies d'otite interne ou d'otite moyenne (2).
4° Lésions oculaires. — Les lésions de l'appareil de la vision sont plus rares. Chez quelques malades, j'ai constaté de la con-
(1) Nimiei'. Des Manifeslal.io7is nasales et auriculaires de la f/rippe {Mercredi médical, 1890, p. 109).
(2) Voy : Glover, Des Troubles et des lésions de l'oreille dans la grippe [Annales des maladies de l'oreille, 1890, p. 81); — Habermann, Des Maladies de l'oreille dans Finfluenza [Prague, méd. woch., 1890, p. 89) ; — Zaufal, Recherches baclériologiques sur les inflammations de l'oreille moyenne dans Finflvenza (même recueil^ p. 106); — Dreyfus, Note sur les maladies de l'oreille dans l'influenza [Berlin, klin. woch., 1890, p. 52); — Ménière, Conlribulion à l'étude des otites moyennes de la grippe [Gaz. des Hup., 1890, p. 937).
jonctivite, accompagnée parfois de larmoiement, d'un peu d'œdènie des paupières, et deux fois seulement de dacryocystite.
La lésion la plus grave observée par moi a été une atrophie complète des deux nerfs optiques, survenue en 1889-90 chez un de mes malades de l'hôpital de Verdun et qui, atteint de cécité complète, dut être renvoyé dans ses foyers (1).
5° Lésions rénales. — Certains malades oiïrent de l'albuminurie, qui n'est généralement que passagère et cesse avec la grippe. Chez un malade de mon service, à Lyon, en 1891-92, il y eut de l'hématurie qui persista pendant plusieurs jours.
6° Système digestif. — Les complications observées du côté du système digestif sont assez fréquentes ; elles sont représentées par des nausées et des vomissements, survenant au début de la grippe. La plupart des malades se plaignent de constipation ; d'autres de diarrhée, qui, lorsqu'elle s'accompagne, comme je l'ai constaté quelquefois, de météorisme abdominal, de gargouillement dans la fosse iliaque, d'épistaxis, de céphalalgie et d'insomnie, rend le diagnostic difficile à établir entre la grippe et la dothiénentérie.
1° Système musculaire. — Récemment, Annequin (i) a observé quatre cas de myosites des mem])res inférieurs chez des convalescents de grippe.
8" Éruptions cutanées. — J'ai constaté ces éruptions assez fréquemment pendant l'épidémie de grippe de 1891-92. Quelques malades ont présenté, à leur entrée dans mes salles, certains symptômes (face rouge et vultueuse, avec injection des conjonctives, yeux larmoyants, enchifrènement, coryza) tels qu'on pouvait croire avoir affaire à la rougeole. L'hésitation entre celte maladie et la grippe devenait encore plus grande, quand, comme je l'ai observé dans trois cas, s'ajoutait à ces symptômes une éruption rubéoliforme. La ])rasquerie du dé])ut de la maladie et la précocité de l'éruption survenant dès les premiers jours ont
(1) Voy : Badal, Des Complications oculaires de la grippe {Journal de méd. de Bordeaux, 1890, p. 420 ; — GiUet de Grandmont, Accidents oculaires qui accompagnent ou qui suivent une crise de grippe (Bul. Soc. méd. prat., janvier 1890): — Hans Adler, Affections oculaires dues à l'infhienza [Wiener, med. Woch., 1890, p. 140); - Clavelin, Arch. de méd. mil., 1891, t. XVII, p. 149.
(2| Annequin, Contribution à l'étude des myopathies pscudo-hypertrophiques des membres inférieurs (Arch.de méd. mil., 1892, t. XiX, p. 103).
constitué les principaux signes qui ont permis de porter le diagnostic de grippe.
Chez certains malades, l'éruption peut revêtir l'apparence scar/a^mi/orme. L'absence d'angine et d'engorgement ganglionnaire et l'apparition des symptômes généraux de la grippe éclairent le diagnostic. L'hésitation peut être très grande, quand les malades offrent de l'angine érythémateuse et de l'amygdalite; les troubles nerveux (céphalalgie) et catarrhaux (inflammation de toutes les muqueuses) peuvent seuls faire soupçonner la grippe.
Complications pulmonaires. — Ces complications sont fréquentes; je les ai observées à Verdun et à Lyon à peu prés chez un cinquième de mes malades. Elles comprennent des laryngnhronchites^ des congestions pulmonaires, différentes formes de pneumonies et à^?, pleurésies avec ou sans épanchement.
a) Les laryngo et trachéo-bronchites, qui sont les plus communes, se manifestent chez la plupart des malades paide l'enrouement, une toux rauque et quinteuse, avec douleur thoracique ; l'auscultation révèle dans les poumons des râles sibilants fins et surtout ronflants. L'expectoration, généralement nulle au début, devient abondante au bout de peu de jours et est représentée par des crachats muqueux, aérés, quelquefois striés de sang ou bien mélangés de grumeaux fibrineux.
Généralement, ces symptômes ne persistent pas au delà de huit à dix jours ; mais, dans certains cas, la bronchite est plus tenace, et l'expectoration devient franchement purulente. La maladie se prolonge alors pendant des semaines et s'accompagne d'un état fébrile avecexacerbations vespérales et amaigrissement progressif, si bien que les malades présentent l'aspect de tuberculeux.
b) De véritables congestions pulmonaires sont observées chez certains malades; elles sont quelquefois très légères et localisées, d'autres fois très étendues et occupant tout le parenchyme pulmonaire. Elles sont caractéiisées par la diminution ou môme la disparition du murmure vésiculaire dans une étendue plus ou moins grande du parenchyme pulmonaire, généralement à la base des poumons, avec matité plus ou moins nette.
LA GRIPPE o91
retentissement de la voix, bouffées de râles inuqueux fins, sans souffle, très fugaces, changeant de place et disparaissant inôme complètement.
c) En temps d'épidémie d'influenza, il est difficile de déterminer les pneumonies gai sont attribuables à la gi'ippe et celles qui sont étrangères à cette afï'ection. Les pneumonies grippales ofTent une grande tendance à la suppuration, ce qui explique leur gravité. Les broncho-pneumonies sont observées plus fréquemment que les pneumonies lobaires ; elles offrent une certaine analogie avec l'érysipèle, envahissent successivement les différents points des poumons et s'accompagnent de fièvre d'allure rémittente, à courbe très irrégulière (Duponcbcl) (1).
d) Les pleurésies ne sont pas rares chez les malades atteints de grippe .et se manifestent tantôt sous forme de pleurésies sèches, avec épaississement considérable des plèvres, garnies de fausses membranes grisâtres enserrant le poumon et s'accompagnant de pleurodynie quelquefois atroce, tantôt sous forme de pleurésie avec épanchement fibrineux abondant et passant rapidement à la purulence.
10° Parmi les autres complications qui peuvent survenir dans la grippe, nous mentionnerons les ^^^-V/^o/iiYes, les înéningiles, les péricardites, les adénites, qui s'accompagnent souvent de suppuration, enfin les abcès et les phlegmons.
D. — Traitement curatif et prophylactique.
Le traitement de la grippe se réduit, dans les cas légers, à l'emploi de simples tisanes chaudes et toniques. Dans les formes compliquées d'embarras gastrique (avec langue blanche, saburrale, inappétence, constipation), on a recours avec avantages à l'administration des purgatifs salins.
Contre les troubles du système nerveux et principalement contre la céphalalgie, l'antipyrine donne de bons résultats, en amenant un soulagement presque immédiat et à peu près certain. Les propriétés analgésiques de ce médicament nous ont môme paru supérieures à son pouvoir antithermique.
{1} Duponchel, BiiZ/e^ùi de la Société méd. des tiôpilaux, 1890, p. 40.
Dans les cas où l'état fébrile est intense et caractérisé par de grandes oscillations du thermomètre, avec exacerbations vespérales et rémissions matinales (ces dernières pouvant aller même jusqu'à Tapyrexie), l'administration du sulfate de quinine, à la dose de 0°%8 à 1 gramme par jour, est généralement suivie d'heureux effets.
L'angine, qui s'observe si fréquemment chez les grippés, est traitée avec avantage par les gargarismes boriqués, qu'on doit même employer à titre préventif et conformément aux préceptes donnés par Vallin (1), pour empêcher l'infection secondaire et générale par les germes morbides qui peuvent exister et pulluler dans la bouche des malades.
Dans les cas où le pharynx est enflammé, on peut avoir recours aux badigeonnages de la gorge, deux fois par jour, à l'aide d'un tampon de coton hydrophile fixé à l'exti'émilé d'un bâtonnet et imbibé d'une solution de sublimé au 1/1000 ; enfin, quand existent dans l'arrière-gorge des dépôts pultacés, ceuv-ci sont traités souvent avec succès parles applications de camphre phéniqué (camphre 20 gr., acide phénique S gc).
Cette antisepsie buccale, pratiquée régulièrement et systématiquement, d'aboj'd difficilement supportée par les malades, mais bientôt acceptée par eux assez volontiers, est généralement suivie des meilleurs effets ; les malades, débarrassés ainsi des produits plus ou moins infects qui recouvrent les muqueuses buccale et pharyngienne, ne tardent pas à recouvrer le sens du goût et l'appétit, sans compter les avantages qu'offre ce moyen pour pt^évenir la toxhémie. Malheureusement, cette pratique ne nous a pas semblé avoir eu une grande efficacité contre les complications pulmonaires qui, comme nous l'avons vu, sont parfois si fréquentes et si graves chez les malades atteints d'influenza.
Contre l'adynamie on prescrit les toniques (thé, café alcoolisé, vin de Banuyls, vin de quinquina, etc.) combinés à une alimentation aussi réconfortante et aussi substantielle que possible.
Pour combattre la toux, et pour faciliter l'expectoration, on a
(1) Vallin, Revue d'hyg. et de police sanUaire, t. XIV, p. 97,
recours aux préparations antimoniales (kermès, oxyde blanc) et à la poudre de Dower.
Lorsque l'expectoration est purulente, on emploie avec avantage les potions à l'essence de térébenthine.
Les complications pulmonaires (bronchites généraUsées, congestions, pneumonies, pleurésies) nécessitent l'emploi des révulsifs (ventouses sèches et scarifiées, applications de teinture d'iode, vésicatoires, cautérisations ponctuées) sur les parties malades. Dans les cas de pleurésie avec épanchemejit, la thoracentèse doit être pi'atiquée le plus tôt possible ; et, si l'épanchement est purulent, ce qui a lieu si fréquemment, il faut pratiquer immédiatement la pleiu'otomie.
La grippe apparaissant nettement aujourd'hui comme spécifique, contagieuse et probablement de nature parasitaire, les moyens préventifs applicables contre l'extension et la propagation de cette affection parmi les soldats sont les mêmes que ceux dont on se sert journellement contre toutes les maladies infectieuses et dont les principaux consistent, comme on sait, dans l'isolement des malades et dans l'emploi des mesures de désinfection.
Mahvaud.