I. Fréquence et gravité dans les milieux militaires
— Ces différentes affections, englobées, comme causes d'entrées à l'hôpital dans le même groupe de la statistique médicale de l'armée, sont généralement traitées dans les hôpitaux, à cause de la gravité qu'elles présen tent.
En 1888 (année normale), elles ont offert dans notre armée une morbidité de (3,13 pour lOOU hommes d'effectif. Leur mortalité est assez élevée : elle a été en 1888 de 0,6 pour 1000, par rapport à l'effectif, et de 1/10 par rapport aux atteintes.
Elles semblent surtout fréquentes parmi les jeunes soldats, comme l'indiquent les chiffres suivants, correspondant à l'année 1888 :
Nombre des cas pour 1000 sous-officiers .... 1,7 Nombre des cas pour 1000 soldats ayant plus d'un an de service. 4,3
Nombre,'des cas^pour lOOO^soldats ayant moins
d'un an de service 12,2
La morbidité par mois est figurée par le tracé suivant, cori'espondant à l'année 1888 (voy. tracé XXTX) :
Tracé XXIX. — MoRBiorrÉ par pneumonie en 1888.
On Yoit c^ue ces aflections augmentent de fréquence à partir de décembre, offrent en mars une ascension très brusque, puis une cbute en avril, pour arriver progressivement au niveau inférieur, qu'elles conservent de juin à novembre.
La morbidité par corps d'armée est donnée par le tableau suivant, emprunté à la statistique de 1888 :