‹ Les maladies du soldatChapitre 172 sur 224 · IH · texte numérisé non relu

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Division d'Alger

d'Oran

de Constantme.

Ce sont les régions du Nord (I" et IP corps), c'est-à-dire celles dont les départements sont limitrophes de la Belgique (Nord, Pas-de-Calais, Somme, Oise), celles de l'Est, voisines des frontières de la Suisse (VIP corps), enfin, celles du Sud, situées sui'

(1) Davaiu'e, Gazette hebd., 1879, p. 805.

(2) Laboulbène , Du Polymorptiisme des tsenias {Soc. méd. des hôpitaux, 23 mai 1879).

(3) Bérenger-Féraud, Sur l'Aur/mentation de fréquence du iœnia en France depuis un demi-siècle (Bulletin de l'Académie de méd., 3° série, t XXVII, 1892,

les côtes de la Méditerranée (XV» et XVP corps d'armée), qui semblent les plus exposées au tfBnia. Pinsque la viande de bœuf est le véhicule le plus ordinaire du tœnia inerme, le voisinage de la Belgique, de la Suisse et de la Méditerranée, régions par lesquelles les bœufs étrangers pénètrent en France, constituerait la principale cause du parasite (1).

III. Prophylaxie. — Il faut rejeter de l'ordinaire du soldat toute viande (principalement de porc) qui offre des cysticerques ; ceux-ci se présentent, comme on sait, sous forme de petites vésicules jaunes, ovales, d'une longueur de 8 à 10 millimètres, à grand axe parallèle à la direction des fibres musculaires et situées dans le tissu inter musculaire.

Dans le bœuf, les cysticerques, étant plus rares et plus disséminés, sont beaucoup plus difficiles à découvrir.

Enfin, il faut recommander aux hommes, principalement en Algérie, de faire cuire complètement la viande ; quand il y a des distributions de mouton, comme en campagne, de ne pas se contenter d'exposer celui-ci à un feu de braise, de façon à n'obtenir une cuisson parfaite que des parties superficielles, de la peau et des muscles du thorax (Redon).

Il faut détruire par l'incinération toutes les portions de taenia que l'on peut recueillir.

IV. Traitement. — Bien que le tœnia ne s'accompagne souvent d'aucun dérangement de la santé, cependant, dès qu'on reconnaît sa présence (2), il est bon d'en débarrasser le plus tôt possible l'économie. On emploie dans ce but les anthelminthiques et les purgatifs. Les plus usités parmi les premiers sont représentés par les suivants : .

La décoction d'écorce de grenadier., 50 à 100 gr. d'écorce fraîche, grossièrement réduite en poudre, dans 750 gr. d'eau, qu'on fait bouillir à feu doux, après macération pendant vingtquatre heures ; on absorbe le médicament en deux ou trois

(1) Dans les pays où l'on consomme rekitivement plus de bœufs indigènes, la proportion du' tœnia est de 2,40 pour 1000 malades de tout genre; dans ceux où l'on consomme surtout des bœufs étrangers, cette proportion s'élève à 4 ou 5 pour 1000 malades.

(2) Il n'y a qu'un seul symptôme précis et caractéristique de la présence du parasite, c'est la constatation d'anneaux du ta?nia dans les selles ou s'échappant par l'orifice anal (A. Laboulbène).

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fois, sans filtrer le liquide et après avoir seulement décanté en laissant la poudre au fond. Une demi-heure après, on prescrit un purgatif. A la place de Técorce degrenadier, on peut employer les principes actifs de la substance isolée par Tanret et connue sous le nom de pellétiérine (dose de 0s%30 h 0°'',4.0) ;

Le koiisso : 20 à 2o gr. en infusion dans une tasse d'eau;

La racine de fougère mâle, dont an bon mode d'adminis ration est l'extrait éthéré : 2 à 4 gr.

Le meilleur anthelmintbique est celui qui permet d'obtenir l'expulsion du ver en entier et en bloc, avec la téte. Certaines précautions sont indispensables pour arriver cà ce résultat ; ainsi, il est bon de faire précéder et de faire suivre l'absorption du ténifuge de l'administration d'un léger purgatif.

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