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III. Étude clinique. — Les symptômes de la gale sont les

(1) Voy. Percy, Rapport sur les expériences qui onL eu lieu à l'hôpilal de Lourcine relativement à un nouveau mode de traitement de la gale, Paris, 1813.

(2) Bourguignon, De la Contagion de la gale{Rec. deméd. vétérinaire, 1850, 3« série, t. VII.

(3) Bazin, art. Gale, du Dict. encyc. des sciences méd., 1880,4''s6rie, t. VI, p. 475.

(4) Second, Communication de la gale du cheval à Vliomme (Rec. de médecine mil., Irc série, t. II, p. 149. — Géraud, Transmission du surcopie de lu gale du c/ievttl à l' homme {même recueil, 1881, t. XXXVIII, p. 297).

18o2 entrées.

suivants : démangeaisons avec sensation de chaleur et cuisson, augmentant pendant la nuit; apparition d'une éruption consistant en petites taches rouges, arrondies, recouvertes d'une croûte jaune ou brune, quelquefois en vésicules arrondies, contenant un liquide transparent ou opalin, siégeant principalement aux mains, dans l'interstice des doigts et s'accompagnant de sillons aux poignets, entre les doigts ou à la paume de la main.

La durée de Vincubation de la maladie est variable ; elle est comprise généralement entre deux et huit jours; exceptionnellement, elle peut atteindre un mois, six semaines (Bazin), même plusieurs mois (Biett).

IV. Traitement prophylactique et curatif. — Pendant longtemps, les militaires galeux étaient traités dans un service particulier qui leur était affecté dans les hôpitaux militaires, et, comme le traitement employé durait généralement de quatorze à quinze jours, avant que le malade pût être considéré comme guéri, il en résultait une augmentation considérable dans le nombre des journées d'hôpital et une dépense assez élevée.

En 1832, à la suite d'expériences faites à l'hôpital Saint-Louis pour appliquer à la gale un mode de traitement aussi prompt qu'efficace, un rapport favorable à ce mode de traitement fut étabU par Michel Lévy (1), et le Ministre de la Guerre prescrivit dans les infirmeries régimentaires l'emploi du moyen suivant (2) :

Bain tiède de trois quarts d'heure, frictions énergiques avec 70 grammes de savon noir : au sortir du bain, frictions pendant quinze à vingt minutes avec la pommade d'Helraerich, de manière que le spécifique puisse pénétrer jusqu'aux acarus et leurs œufs et que toute la surface du corps soit enduite de pommade; repos pendant cinq ou six heures; puis, seconde friction générale, faite dans les mêmes conditions que la première.

Dans les cas d'urgence, quand les hommes atteints de gale doivent être rendus le plus promptement possible à leurs compagnies (départ forcé, embarquement), le traitement peut

(1) Michel Lévy, Rapport sur le traitement de la gale adressé au Ministre de la Guerre (Rec. de mém. de méd. mil., 1852, 2<= série, t. IX, p. 327).

(2) Vojf. Instruction sur le traitement de la gale dans les corps de troupe {JourrL. mil. off'., t. V, édition refondue, p. 521.)

être réduit aux pratiques suivantes : friction d'une demi-heure avec du savon noir; immédiatement après, bain simple d'une heure; à la sortie du bain, friction générale pendant une demiheure avec la pommade d'Helmericli.

Généralement, la guérison de la gale est immédiate et radicale; certains malades conservent, cependant, des démangeaisons qui cèdent presque toujours à l'emploi de quelques bains émoUients ; d'autres offrent des éruptions secondaires (prurigo, eczéma), mais qui ne sont point contagieuses et disparaissent le plus souvent, soit spontanément, soit sous l'influence d'un traitement approprié (lotions émoUientes et sédatives, onctions adoucissantes et légèrement astringentes).

Morisson (1) a appelé l'attention sur l'utilité des frictions ix l'huile de pétrole comme moyen de guérison de la gale dans les corps de troupes, quand les régiments sont fi-actionnés et n'ont pas d'infirmerie. Le malade étant déshabillé, on verse sur une compresse ou mieux sur un morceau de flanelle une petite quantité de pétrole, puis on frictionne doucement le corps, en insistant sur les points où les vésicules paraissent le plus nombreuses. Une seule friction suffit pour le traitement. Quant à la légère odeur de pétrole que répandent les malades, odeur qui persiste pendant vingt-quatre heures, on peut la faire disparaître au moyen de quelques lotions froides.

E. — • L'eCTUYMA des CAVALIERS.

I. Fréquence dans l'armée. — L'ecthyma s'observe très fréquemment dans l'armée et spécialement chez les cavaliers, après les premières leçons d'équitation. Il se manifeste alors sous la forme d'une éruption do pustules qui se recouvrent à plusieurs reprises de croûtes sèches et noirâtres et qui apparaissent par poussées successives, particulièrement sur les jambes des jeunes soldats (SO fois sur 33 cas, d'après Dauvé) (2).

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