‹ Les maladies du soldatChapitre 66 sur 224 · DEUXIEME PÉRIODE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PÉRIODE

(Pi-oportioii pour 1000 hommes)

A. Des décès onnueh :

Par jîhtisie pulmonaire

Par affections pulmonaires attribuables à la tuberculose .

B. Des éliminalions :

Par phtisie,

En prenant la moyenne de ces deux périodes, j'avais trouvé que les pertes par tuberculose s'étaient élevées annuellement dans notre armée à 3,12 pour 1000, proportion certainement ti'op faible et qui s'explique aujourd'hui par l'errem^ que j'ai commise en négligeant de faire entrer dans mes calculs les militaires réformés pour affections pulmonaires attribuables à la tuberculose [bronchites, pneumonies et pleurésies chroniques, hémoptysies) et qui s'étaient élevés annuellement pendant cette double période à plus de 1 pour 1000.

Si j'avais tenu compte de cette catégorie de militaires réformés, la proportion de tuberculeux trouvée par moi dans l'armée aurait été au moins de 4 pour 1000 hommes présents, proportion qui, comme nous le verrons plus loin, est conforme à la réalité.

Dans ses recherches postérieures aux miennes, Goustan (1) a englobé dans les pertes éprouvées par l'armée française, sous l'influence de la tuberculose, non seulement les décès et les éliminations occasionnées par la phtisie et les affections pulmonaires attribuables à cette affection, mais encore les décès et les éliminations causées par d'autres maladies qui sont plus ou moins de nature tuberculeuse, et qui, dans tous les cas, n'ont jamais été mises en ligne de compte dans les statistiques civiles.

Il résulte de ces recherches que, sur 1000 hommes présents, les pertes occasionnées annuellement par la tuberculose dans l'armée française seraient les suivantes :

(1) Coustan, Etude statistique, e'iiotogique et clinique sw ta tuberculose ctiez te soldat [Arcfiives de médecine militaire, 1885, t. XI, p. 444).

ANNÉES

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