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CHAPITRE IV

L'origine hydrique de nombreuses contagions microbiennes est une étiologie qui a rallié de nombreux partisans, et qui a en effet, pour de nombreux cas, un rôle prépondérant dans la dispersion des germes pathogènes.

Ainsi, bien que la fièvre typhoïde puisse se transmettre par l'air, comme nous l’avons vu, ilfaut bien reconnaître que 90 fois pour 100, l’eau est l’agent de la contagion (Brouardel).

L'eau a acquis une grande importance dans l’étiologie et, par suite, dans la prophylaxie des maladies évitables, parce qu’elle est un élément de première nécessité comme l'air. Elle fait partie intégrante des tissus et des humeurs, elle est le véhicule de tout ce qui entre dans l'organisme ; si donc elle contient des impuretés, des germes infectieux, elle joue un rôle d'autant plus important dans la morbidité qu'on en fait une plus grande consommation ; la morbidité est le réactif de la pureté de l’eau d’une ville (Brouardel).

De tous temps, l’homme a compris que l’eau avait une grande influence sur la santé; dans les temps modernes seulement, on lui a assigné son rôle véritable.

Déjà Hippocrate recommandait aux médecins d'étudier la nature des eaux qu'emploient les habitants, de savoir si elles étaient lacustres ou molles, ou dures et sortant de lieux élevés et rocailleux, ou crues et saumâtres.

« Les eaux des marais et des étangs et en général toutes les eaux dormantes sont, pendant l’été, chaudes, épaisses, d’une mauvaise odeur. Ceux qui en font usage ont constamment la rate volumineuse et obstruée, le ventre émacié et chaud, les épaules, les clavicules et la face très décharnées. Cette eau cause souvent des dysenteries, des diarrhées. » (Hippocrate.)

En 1832, époque de la première invasion du choléra en France, le peuple de Paris crut à un empoisonnement des eaux.

L'eau mérite bien sa mauvaise ta etil n’est que trop vrai que souvent une eau malsaine est l’origine des maladies microbiennes et surtout de la fièvre typhoïde et du choléra.

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