STATISTIQUES DE VARIOLE
cracher partout et l'emploi habituel par les malades du crachoir portatif.
L'armée allemande, qui était très atteinte par la tuberculose, a maintenant une mortalité de 2,3 p.100, depuis que tout sujet qui tousse est systématiquement écarté du régiment.
IV. Statistiques de variole. — Autrefois, la mortalité générale par la variole était de 100 p. 1 000; depuis l’usage de la vaccination, la mortalité est arrivée à 10 p. 4 000.
La mortalité comparée par la variole, dans différents pays d'Europe, est la suivante :
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La variole fait donc périr, en France, 12 000 personnes, tandis qu’en Allemagne elle ne cause que 110 décès.
1° Variole à Paris. — De 1880 à 1889, il y a eu 544 décès ; en 1897, 17 seulement.
2° Variole en Allemagne. — La mortalité par la variole était, en 1835, de 27 p. 1 000.
Mais en 1835, la vaccination est rendue obligatoire ; dès cette époque, le taux de la mortalité commence à baisser.
En 1874, la mortalité était de 3,60 p. 1 000; en 1886, de 0,39 p. 1 000.
Enfin voici le tableau de la mortalité variolique à Berlin :
ASBAÉEREES TE -<--0e 0.80 CROSS ETS 0 Er DO ue 4.74 TEBO REA 0 TAB thon 0.43 1381 RECETTE. 0 ERP 0 ES Loc 0.33 ERP STDPUNTE dE = 0
En somme, depuis 1885, la variole est devenue en Allemagne une maladie du temps passé, une malaladie éteinte; on ne la connaît plus.
V. Maladies évitables et Médecins. — Sans établir une statistique rigoureuse prouvant la diminution des maladies évitables, il est facile de constater qu'en général les maladies infectieuses sont en décroissance.
Depuis quelques années, les médecins se plaignent amèrement de la rareté des malades. Ils accusent de cette pénurie les hôpitaux, les cliniques, le nombre toujours croissant des médecins ; il y a certes là une part de vérité, mais il y a une autre raison; il y a beaucoup moins de malades parce qu'il y a moins de maladies. Les chiffres fournis par les statistiques hebdomadaires de la ville de Paris en sont un témoignage; les progrès de lathérapeutique ne jouent pas un grand rôle, puisque la mortalité reste à peu près pro portionnelle à la morbidité; l'hygiène publique et privée, l'assainissement et la désinfection sont évidemment les principales causes de cet état général meilleur (4).
(1) D' Dupouy (d’Auch), Quinzaine médicale, 1896.