B. — DIMINUTION DE LA DÉFENSE ÉPITHÉLIALE
Nous allons retrouver ici toutes les causes que nous avons déjà étudiées dans la dyspepsie, mais elles sont dans l’étiologie du catarrhe plus intenses et plus prépondérantes.
INFECTION PARENTÉRALE
Nourrisson sain. — Chez un nourrisson sain l’infection parentérale peut se localiser directement sur l’intestin, ou bien cette infection parentérale ne produit qu’un poison qui s’élimine par l’intestin en excitant son péristaltisme, en provoquant des sécrétions exagérées et en paralysant les moyens de défense de l’épithélium intestinal.
Toutes ces causes contribuent à engendrer le catarrhe de l’intestin qui n’est donc pas toujours dû, comme on l’a cru si longtemps, à la transformation du lait en poison.
Grippe et rougeole. — Ces catarrhes intestinaux à'origine parentérale sont très fréquents dans certaines épidémies de grippe et de rougeole.
Pneumonie. — On les observe aussi souvent
(1) Finkelstein, J Urb. f. Kind., LXV, p. 285.
(2) Mono. Congrès des gouttes de Init, Bi’uxclles.
CATARRHE GASTRO-INTESTINAL
au début de la pneumonie, plus rarement dans certaines pyémies.
Nourrisson dyspeptique. — Dans d’autres cas, le catarrhe est la conséquence d’une infection parentérale évoluant chez des nourrissons atteints de dyspepsie simple ou toxique, ou de dyspepsie organique par diathèse.
L’abaissement subit de la limite de tolérance qui se produit sous l’influence de l’infection explique fort bien chez eux le passage de la dyspepsie au catarrhe.