‹ Les maladies gastro-intestinales aigues des nourrissonsChapitre 176 sur 228 · COMBATTRE LA FAIBLESSE DU CŒUR · texte numérisé non relu

COMBATTRE LA FAIBLESSE DU CŒUR

La faiblesse cardiaque est très fréquente dans la période d’intoxication du catarrhe et se manifeste tantôt par une cyanose extrême, tantôt par une pâleur mortelle.

La première de ces formes est due à une faiblesse du cœur, la dernière est due à une paralysie çaso-motrice causée vraisemblablement par une atteinte des glandes surrénales.

Faiblesse cardiaque. — Les injections dd huile camphrée au dixième dont on peut donner jusqu’à une seringue, soit 0,10 toutes les deux heures si cela est nécessaire, seront alternées avec des injections sous-cutanées de caféine dont on peut donner jusqu’à 4 et même 5 seringues par vingt-quatre heures, soit 0,02 à 0,025 centigrammes par jour.

Injection de caféine.

Natro-salicylate de caféine Og',üO

Eau distillée 100 grammes.

1 à 3 sei'ingues par 24 heures.

Insuffisance surrénale. — En cas de faiblesse cardiaque avec pâleur blafarde et cya-

TRAITEMENT

nose extrême avec refroidissement des extrémités, on se trouvera bien pour combattre la paralysie vaso-motrice périphérique, d’employer V adrénaline dont on pourra donner une et même quatre fois par jour 10 gouttes de la solution au millième soit en boisson, soit mieux encore dans l’eau d’une hypodermoclyse ou en injection sous-cutanée.

Solulion cV adrénaline. j

Adrénaline 0,01

Eau distillée 10,0

X gouttes 1 à 2 fois par jour.

1/2 à 2 seringues par 24 heures.

2° PÉRIODE D’ALIMENTATION ANTITOXIQUE Considérations générales.

Grâce à la diète hydrique, nous avons réussi à rendre impossible la formation de poisons alimentaires dans l’intestin de notre bébé. Aussi sommes-nous parvenu à remplir notre but qui était de désintoxiquer son organisme.

Mais il serait dangereux de prolonger ce régime de famine pendant plus de trente-six ou au plus de quarante-huit heures, car, comme dans le diabète l’absence absolue d’hydrocarbones et l’autophagie qui accompagne la famine

CATARRHE GASTRO-INTESTINAL

favorisent la formation des produits acides et de l’intoxication acide qui en est la conséquence.

D’un autre côté, il est fort à craindre que, si nous recommençons l’alimentation, nous favorisions par notre aliment la reproduction des poisons que nous avons eu tant de peine à empêcher.

Choix de l’aliment. — Si donc nous voulons éviter à la fois le danger de la famine et le danger de V intoxication^ il nous faut choisir un aliment qui réponde à certaines indications précises ;

Cet aliment doit avoir d’abord et afin d’éviter la famine, une certaine valeur calorifique, ensuite il ne doit contenir que peu de sucre et pas de graisse, ces éléments alimentaires étant la cause de l’intoxication ; il doit cependant contenir un peu de sel ou tout au moins un peu d’hydrocarbone pour ne pas déshydrater encore plus les tissus du nourrisson déjà gravement desséchés par la maladie ; enfin il doit pouvoir exercer, grâce à sa teneur en albumine^ une action empêchante vis-a-vis des microbes saccharolytes de l’intestin.

Cet aliment idéal dans lequel se trouveron supprimés les vivres des microbes saccharolytiques » et qui contiendra de l’albumine destinée à paralyser leur vitalité remplira bien l’in-

dication que nous avons posée : choisir pour alimenter l’enfant atteint de catarrhe un aliment transformant^ en milieu antagoniste^ le milieu intestinal trop favorable aux saccharolytes.

C’est exactement l’indication opposée que nous allons trouver dans l’entérite et que nous pourrons solutionner par le même procédé, mais en renversant les conditions biologiques.

Quel est donc l’aliment qui nous offrira toutes ces conditions requises ?

Nous pouvons hésiter entre :

Page 1