ÉVOLUANT CHEZ UN ENFANT NORMAL
Diagnostic. — Dans ce premier cas, la diète hydrique amène une disparition des symptômes toxiques sans influencer les symptômes fébriles. Or la diète hydrique ne pouvant agir que sur les phénomènes toxiques du catarrhe et nullement sur l’infection produira dans ce premier cas une désintoxication complète ou presque complète de l’organisme, mais n’exercera aucune influence sur la fièvre, ce qui nous permettra de poser le diagnostic d'infection parentérale xhez un enfant normal.
Traitement. — Il faut donc bien se garder dans ce cas d’infection parentérale simple, revêtant l’aspect clinique d’un catarrhe toxique, de prolonger trop longtemps la diète hydrique ou une diète de famine dans l’espoir de faire
TRAITEMENT
tomber la fièvre, car sans cela la diminution de tolérance causée par la famine s’ajoutera à celle produite par l’infection, et amènera une aggravation rapide de la situation déjà sérieuse.
Dès le diagnostic posé, il faut donc augmenter rapidement les doses de lait albumineux combiné aux farines maltées et au Soxhlet comme s’il s’agissait d’un cas normalement désintoxiqué jusqu’au moment où la perte de poids s’arrête ou jusqu’à ce que le Lugol montre dans les selles des hydrocarbones indigérés.
Il faut alors rester à cette dose qui varie en général entre 50 calories et 75 calories par kilogramme- âge, et qui correspond à peu près à la moitié ou aux trois quarts de la ration optima^ sans oublier d’y ajouter la ration liquide indispensable. On peut ainsi attendre sans trop de danger la fin de l’infection ou le moment où la limite de tolérance s’élèvera sous l’influence de la disparition de l’intoxication alimentaire et de la diminution de l’infection.
Cette réparation obtenue on pourra alors avec prudence augmenter la nourriture jusqu’à la ration calorifique complète.
Combe, — Mal. gastro-intestinales.
CATARRHE GASTRO-INTESTINAL
B. Catarrhe et infection parentérale