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DIMINUTION DES DÉFENSES INTESTINALES

Infections parentérales.

La rougeole qui se trouve ainsi participer des deux causes pathogéniques nous amène tout naturellement à examiner aussi les maladies qui provoquent un affaiblissement de l’épithélium intestinal, épithélium qui doit être considéré comme la meilleure barrière défensive contre l’infection endogène.

Impétigo contagiosa. — Pour quelquesunes de ces maladies parentérales ^ il est vrai, comme Veczéma impétigineux à staphylocoques^ on peut expliquer l’infection du côlon par la pénétration dans la salive des microbes contenus dans les sécrétions de la peau et des lèvres.

Coqueluche. — ■ Il en est encore de même dans la coqueluche^ où les expectorations avalées peuvent servir de véhicule au contage.

Otite moyenne et pyélo-néphrite. — Mais il n’en est plus de même dans Votite

ÉTIOLOGIE

moyenne^ dans la cystite et surtout la pyélonéphrite où la relation directe entre l’infection parentérale et l’entérite est impossible à établir.

Il ne nous reste plus, à moins de recourir à la bactérémie^ qu’à admettre que l’influence de ces infections parentérales n’est qu’indirecte et qu’il se produit sous leur influence une diminution de sécrétion du suc gastrique avec retard considérable de la péristaltique stomacale et intestinale.

Or ces deux éléments, diminution du suc gastrique et stase stomacale, favorisent l’infection intestinale et l’apparition de l’entérite.

Dentition. — Par contre la dentition rie paraît pas pouvoir déterminer même indirectement une entérite.

Dyspepsie toxique et catarrhe intestinal.

La dyspepsie des hydrocarbones et des graisses et surtout le catarrhe intestinal produisent, grâce à l’action décomposante des microbes saccharolytes, de nombreux corps acides, qui sont à la fois toxiques, et irritants pour la muqueuse intestinale.

Cette irritation paralyse les fonctions de

défense de l’intestin et favorise son infection par les microbes pathogènes, en sorte que l’on peut observer tous les degrés de passage entre ces maladies d’origine alimentaire et l’entérite d’origine infectieuse.

Malgré ce fait d’observation courante dans les hôpitaux d’enfants, nous devons tenir dans la pratique à la séparation clinique du catarrhe intestinal et de l’entérite à cause de son importance thérapeutique.

Anémies graves et cachexies.

Les anémies graves et les cachexies, en particulier la cachexie produite par les maladies congénitales du cœur, s’accompagnent fréquemment de phénomènes d’entérite.

Cela n’a rien d’ étonnant quand on réfléchit que ces maladies diminuent et affaiblissent la résistance et les moyens de défense de l’épithélium intestinal et favorisent ainsi l’infection de la muqueuse intestinale.

Stases gastro-intestinales.

Toute stase qui se produit dans le tube digestif et quelle qu’en soit la cause, produit d’une part une virulence exagérée des microbes qui décomposent les aliments et les sucs intes-

ÉTIOLOGIE

tinaiix retenus et détermine, d’autre part, une diminution des défenses de la muqueuse intestinale, d’où production d’une entérite qui, vu sa cause, rentre dans la catégorie des entérites secondaires.

Stases stomacales. — Parmi les stases stomacales, citons le pylorospasme et la pylorosténose qui s’accompagnent fréquemment d’entérite.

Stases intestinales. — Parmi les stases intestinales nous pouvons mentionner Vobstruction intestinale incomplète^ telle que nous l’observons dans les rétrécissements de V intestin d’origine fœtale, dans les obstructions partielles par brides ou accolements suite de péritonite tuberculeuse et surtout par invagination.

Cette stase intestinale s’accompagne le plus souvent de symptômes entérite dysentériforme tellement prédominants qu’ils en arrivent à voiler la cause première qui est le rétrécissement et, pour peu que le médecin n’y prenne pas garde, à causer une grave erreur de diagnostic.

Ulcérations intestinales.

Les ulcérations de l’intestin qui jouent un si grand rôle dans la pathogénie de l’entérite

ENTÉRITE

secondaire de l’adulte sont rares chez le nourrisson mais elles ne sont pas absolument exceptionnelles. j'

Nous venons d’en observer un cas bien typique chez un bébé de huit mois atteint de péritonite sèche tuberculeuse avec ulcérations intestinales tuberculeuses qui s’accompagnaient de tous les 'symptômes d’une entérite glaireuse typique.

SYMPTOMATOLOGIE

La plus grande partie des entérites à streptocoques se manifestent sous la forme d’entérite glaireuse, les entérites à, coli sont surtout de nature dysentériforme.

Mais malgré cette régularité apparente, il est impossible de ramener la symptomatologie des entérites, même des entérites spécifiées, au microbe prédominant ou même spécifique. C’est ainsi que nous pouvons voir des microbes aussi spécifiques que les streptocoques causer des entérites à symptômes si peu caractéristiques et surtout si variables d’une épidémie à l’autre ou même d’un cas à l’autre qu’une différenciation étiologique est impossible et sans aucune utilité pratique.

FORMES CLINIQUES

Au point de vue pathogénique et ■ par conséquent thérapeutique il y a par contre grand; intérêt à séparer les entérites en entérites primaires et entérites secondaires, car leur traitement présente des indications très différentes.

Mais il n’y a malheureusement pas de caractères' différentiels suffisants pour faire ce diagnostic en clinique 'et seule la recherche constante des causes pouvant provoquer des entérites secondaires permettra de les reconnaître et de les dépister.

Ce sont donc les tableaux cliniques seuls qui permettent d’établir une distinction entre les différentes formes d’entérite et qui pourront servir à grouper les indications pronostique et thérapeutique qui en découlent.

FORMES CLINIQUES

Nous distinguons trois formes d’entérite :

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