BIOLOGIE
Force de résistance.
La résistance de l’enfant affamé diminue considérablement.
Résistance a la chaleur. — Contrairement à l’enfant assoiffé qui ne supporte pas l’élévation de la température extérieure estivale et qui supporte mieux la fraîcheur des chambres au nord, l’enfant affamé, comme Ghossat l’avait déjà démontré- pour les jeunes animaux, supporte admirablement la couveuse, mais ne supporte pas le froid qui augmente l’hypothermie, le ralentissement du pouls et celui de la respiration. Aussi faut-il conclure avec Rosenstern que :
Tout enfant suralimenté doit être tenu au frais ;
Tout enfant suralimenté doit être sous-alimenté pendant les chaleurs ;
Tout enfant sous-alimenté doit être tenu au chaud.
Tout enfant sous-alimenté doit être plus alimenté pendant l’hiver.
Résistance aux infections. — L’enfant
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affamé est plus disposé aux infections et il les supporte plus mal que l’enfant bien nourri comme Behrend (1) l’a démontré.
RÉSISTANCE AUX POISONS. — L’enfant affamé est moins résistant aux poisons et aux médicaments, ce qui est dû à son insuffisance hépatique et au fait que le poison se fixe d’une manière plus intense sur son cerveau, ce qui a été démontré pour le chloral par Mansfeld (2) et Fejes et pour le camphre par Happich qui a insisté sur le danger des injections camphrées chez le bébé sous-alimenté. Il lui manque en effet l’acide glucuronique qui se combine normalement dans le foie avec le camphre en glucuronate de camphre insoluble et non toxique.
Ces dangers ont été confirmés par Langstein au Congrès de Koenigsberg en 1910.
Résistance a la suralimentation.^ — L’enfant affamé voit diminuer comme l’athrepsique et de plus en plus sa limite de tolérance si bien qu’elle tombe à la longue au même degré que celle de l’athrepsique.
Il est même probable que chez lui la tolé-
(1) Behrend, MonaLsh. f. KmcL, 1910, p. 24J.
(2) Mansfeld, Mabj Jahrbelricht., 1906, p. 810.
DYSTROPHIES PAR INANITION
rance intestinale ne s’altère pas seule, mais que la tolérance métabolique suit le même mouvement et que les trophozymases diminuent.
Par la sous- alimentation prolongée^ Venfant devient donc athrepsique ; il est en état inanition interne (Czerny).
Ritschel a pu démontrer en effet qu’après un seul jour de famine la même dose d’hydrocarbone parfaitement tolérée auparavant donnait au nourrisson de la glycosurie alimentaire^ et von Noorden l’a confirmé en montrant qu’en lui donnant du blanc d’œuf, il se produisait chez lui de Valbiiminurie alimentaire.
Ceci nous amène à étudier les conséquences biologiques de la sous-alimentation prolongée.
PRONOSTIC
Les conséquences biologiques de l’inanition et de la sous-alimentation sont toujours sérieuses ; mais elles sont surtout graves chez l’enfant qui est déjà atteint d’une maladie gastro-intestinale. C’est ce que nous allons démontrer par un court résumé de la question.
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