SOL'S-ALIMENTATION PARTIELLE
au-dessus de leurs forces et, comme nous le faisons pour les reins, pour les muscles et pour les nerfs fatigués, à permettre par le repos l’élimination des substances toxiques analogues aux kenotoxines qui s’y sont accumulées.
Tels sont les avantages de la sous-alimentation partielle, dite sous-alimentation thérapeutique.
Examinons maintenant quels en sont les inconvénients.
Inconvénients de la sous-alimentation partielle.
Nous savons par la théorie d’Ehrlich- Wassermann sur la digestion, théorie confirmée par les expériences de Pawlow, que l’élément alimentaire stimule par sa présence la sécrétion des sucs correspondants. Il en résulte donc, grâce au manque de stimulation de l’élément alimentaire supprimé, une diminution croissante de la limite de tolérance de V organisme pour ce dit élément qui peut aller, si on prolonge trop cette suppression, jusqu'à V idiosyncrasie anaphylactique pour la plus petite dose de cet élément alimentaire.
11 faut s’en souvenir et conserver de l’élément alimentaire tout ce que Von peut et tendre
DYSTROPHIES PAR INANITION
dès que possible par la sous-alimentation aoec alimentation croissante à stimuler peu à peu les sécrétions afin de faire progressivement remonter la limite de tolérance.
2® Alors que le repos des muscles et des nerfs peut être prolongé sans inconvénients pendant longtemps, sans souffrance pour les autres organes et pour l’organisme tout entier, en est-il de même pour le repos partiel des organes digestifs.
Evidemment pas, car la diminution ou la disjiarition d’un élément alimentaire plus ou moins important peut nuire à la nutrition du corps tout entier et peut diminuer la vitalité des organes digestifs eux-mêmes.
C’est ce qu’on oublie souvent , dit von Noorden, et nous voyons dans beaucoup de maladies donner des prescriptions diététiques excellentes et rationnelles par rapport au trouble morbide, mais qui ont le grave inconvénient d’être trop uniformes ou trop sévères, ou trop prolongées, et qui causent des désordres et quelquefois même des dangers mortels pour tout l’organisme.
Il est donc indispensable lorsqu’on veut se servir de la sous-alimentation thérapeutique de
se poser chaque fois la question et de comparer dans son esprit, d’une part, V açantage qii’en retirera Vorgane digestif et le dommage qui pourra en résulter pour V organisme tout entier.
Dans les cas aigus, il n’y a aucune difficulté à trancher la question.
L’intoxication est grave et l’inanition ou la sous-alimentation nécessaire et indiquée seront de courte durée, le dommage causé sera nul ou minime vis-à-vis des énormes avantages obtenus.
Il n’en est pas de même dans les affections
subaiguës ou chroniques : Là les conséquences de la privation absolue ou de la diminution d’un élément alimentaire peuvent être quelquefois de beaucoup plus graves que la maladie elle-même, comme cela arrive dans Vacidose diabétique^ par exemple.
Pour pouvoir, dans chaque cas, prendre une décision en connaissance de causes, il nous faut donc étudier les conséquences des différentes sous-alimentations partielles.
Nous ferons pour cela de larges emprunts à un beau travail publié sur ce sujet par Rosenstern (1) de Berlin.
(1) Rosenstern, Ergebnisse d. Kind., VII, p. 398.
Combe. — Mal. gastro-intestinales. ü
DYSTROPHIES PAR INANITION
SOUS-ALIMENTATION SAUNE
La sous-alimentation saline s’obtient par la diminution du petit-lait dans la diète lactée. Cette méthode appelée habituellement régime dèchloruré ou hypochloruré.esi employée dans V épilepsie^ dans les néphrites^ dans V eczéma (Finkelstein) (1) et dans le catarrhe intestinal toxique.
Forster (2) a montré par ses expériences sur les jeunes colombes qu’il se produit par la sous-alimentation saline tout d’abord une faiblesse musculaire, ensuite une fatigue générale acnompagnée de tremblements.
Cette faiblesse, si l’on prolonge l’expérience trop longtemps,peut dégénérer àla longue en paralysie.
Chez les nourrissons on constate en premier lieu avec le régime sans sel que l’activité cérébrale diminue et que l’attention devient moins facile. Plus tard surviennent des manifestations d’excitation cérébrale : les nourrissons paraissent effrayés, ils tressaillent au moindre bruit et sont grognons. Mais peu à peu ils deviennent pâles, mous, indifférents, moins agités.
L’appétit du bébé diminue; il a quelquefois des vomissements et des symptômes de dys-
(1) Fin’kelstein. Therap. Munal.sh., XXVI, p. 1.
(2) Fouster. 7a’U . /'. Biol., IX, p. 2ü7.
pepsie qui s’expliquent par le manque d’acide chlorhydrique.
Le poids diminue pendant quatre à cinq jours pour rester ensuite stationnaire. Cette diminution de poids dépend, du reste, de la nourriture antérieure. Si cette nourriture était fortement salée ou sucrée il en résulte dans le corps une rétention de sel dite ration de luxe ou -portion labile de Finkelstein, qui disparaît avec une facilité extrême ; aussi la diminution de poids peut-elle être considérable.
Sous-alimentation saline thérapeutique.
Aliments pauvres en sels.
Chl. de sodium.
Lait albumineux sucré 3 p. 100 0,50 p. 100.
Farine lactée Nestlé 0,27 —
Farine Milo 0,004 —
Farine Kufeke 0,12 —
Farine Allenbury II 0,63
Infantina Theinhardt 0,98 —
Le lait albumineux sucré représente chez le bébé l’aliment déchloruré par excellence et constitue la seule alimentation pauvre en sels, qui puisse être employée pendant un temps prolongé chez les nourrissons.
Il a été utilisé dans l’eczéma des enfants pâteuxet exsudatif s et dans la ^pa^mop/îi/ie par Finkelstein.
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On 1 emploie avec succès dans les dyspepsies toxiques^ dans les dysthrepsies et les athrepsies et surtout dans le catarrhe intestinal.
Mais il ne faut pas prolonger trop longtemps l’alimentation exclusive par le lait albumineux, car les sels sont indispensables pour la croissance et leur inanition prolongée amène, nous venons de le voir, des désordres dansl’organisme.
L’azote étant indispensable à la croissance et plus indispensable encore pour remplacer les cellules usées de l’organisme, l’alimentation sans azote du nourrisson est impossible.
La dyspepsie azotée n’étant pasadmise en Allemagne, la sous-alimentation azotée n’y a pas été étudiée comme l’ont été les autres sous-alimentations partielles. Cette étude sous forme isolée est du reste presque impossible, une certaine quantité d’azote étant indispensable à l’organisme.
Chaque fois cependant ^qu’un enfant est nourri avec du lait coupé, il se produit une sous-alimentation azotée ; mais elle est peu prononcée, étant donnée la forte proportion d’azote contenue dans le lait de vache.
L’alimentation exclusive au petit-lait, qui
sous- ALIMENTATION AZOTEE
représenterait la vraie sous -alimentation azotée n’a pas encore été étudiée, si nous sommes bien informé, chez le nourrisson.
Dans l’alimentation prématurée avec les potages farineux et les bouillies, il y a, il est vrai, une sous-alimentation azotée plus ou moins complète suivant la quantité de lait ajoutée aux soupes ; mais en même temps l’excès d’hydrocarbones vient compliquer le tableau et ne permet pas des conclusions précises.
Cependant nous avons vu, comme Rosenstern, des nourrissons atteints de dystrophie farineuse pâlir, devenir mous et flasques, être atteints de spasmophilie et ne plus augmenter de poids jusqu’au moment où le lait était fortement augmenté dans la soupe.
Ces enlants souffraient évidemment de sousalimentation azotée.
Sous-alimentation azotée thérapeutique.
Aliments peu azotes.
Lait de vache coupé, le coupage diminue non seulomoni l’azote, mais encore la graisse, le sucre et les sels.
INjTACES DEXTIUNÉS ET MALTÉS AU LAIT avCC Ull demi OU UH
liers de lait de vache ou d'dnesse.
l OTAGES ÜEATIUNÉS ET MALTÉS AU PETiT-LAlT aVCC LUI demi OU un tiers de petit-lait.
l^TAGES DEXTIUNÉS ET MALTES SANS LAIT.
Potages de céréales sans lait.
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On se sert de la sous-alimentation azotée dans la dyspepsie azotée, dans Ventérite jolliculaire et dans la spasmophilie, etc.
En tout état de cause, la sous-alimentation azotée doit être considérée comme préjudiciable à l’enfant, elle doit donc être courte et ne jamais excéder la durée de son action thérapeutique.
Il faut dès que cela sera possible recommencer le lait afin d^éoiter V anaphylaxie lactée, si fréquente chez les enfants nourris trop longtemps avec des farines seulement.