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III. — L’AThREPSIE Dekomposition de Finkelstein

PÉRIODE D’INVASION

Invasion lente.

L’athrepsie est le plus souvent l’aboutissant lent et progressif de la dyspepsie toxique

Dyspepsie toxique. — Pour peu que les fermentations acides de la dyspepsie toxique abaissent encore la limite de tolérance du nour-

l’athrepsie

risson, pour peu que cette limite descende plus encore pour les graisses et les hydrocarbones et qu’elle diminue pour les sels, alors le métabolisme devient de plus en plus difficile et la nutrition cellulaire ne se fait plus qu’incomplètement, c’est le stade que nous appelons à notre clinique le stade de dysthrepsie {ouç Tpéça)) qui est le premier degré encore guérissable de Vathrepsie.

Si cet état s’aggrave encore, alors les enzymes métaboliques eux-mêmes souffrent et la nutrition ne se fait plus. L’enfant, quoique alimenté, est en état d’inanition absolue : il ne vit plus que par autophagie (decomponere, dekomposition)^ c’est le deuxième degré, celui qui conduit presque fatalement à la mort, c’est Vathrepsie de Parrot (aTpÉçw).

Tel est le développement le plus habituel de l’athrepsie, c’est le développement lent presque chronique de la maladie; c’est ainsi qu’un nourrisson eutrophique par exemple, mais suralimenté ou mal nourri peut passer peu à peu dans le stade de dyspepsie toxique^ et, si la cause pathogène continue, de celle-ci à la dysthrepsie pour aboutir après des semaines et des mois à Vathrepsie.

DYSPEPSIES

Invasion rapide.

Mais il serait erroné de penser que le développement de l’athrepsie est toujours aussi lent, car il peut être rapide, quelquefois même subit.

Dyspepsie organique. — C’est surtout lorsqu’il s’agit d’un nourrisson hétéro-dystrophique héréditaire ou congénital^ que l’on peut voir ce passage de la dyspepsie organique à l’athrepsie se faire avec une extrême rapidité, la limite de tolérance de ces enfants étant déjà naturellement au-dessous de la normale.

S’il s’agit enfin d’un nourrisson exsudatif atteint subitement d’une poussée de dyspepsie organique par fièvre, infection, coup de chaleur, alors le passage à l’athrepsie peut prendre tout à fait l’allure d’une catastrophe subite et inattendue.

Dysthrepsie cachée. — On peut avoir cette même douloureuse surprise chez les enfants atteints d'’athrepsie cachée (Kaschierte Dekomposition) si bien étudiée par Finkelstein. Ce sont des dysthrepsiques dont la limite de tolérance pour les graisses et les hydrocarbones est déjà très basse, mais qui ont conservé une certaine tolérance pour les sels, en sorte que leur poids

l’athrepsie

augmente chaque jour, ce qui peut tromper un observateur superficiel qui diagnostique une dyspepsie simple.

Mais ce poids n’est que du préœdème : c’est ce que montre déjà la pâleur, la faiblesse, l’apathie de l’enfant et la mollesse de ses chairs, et c’est ce que confirment ces pertes de poids invraisemblables de un à deux kilos en deux ou trois jours qui précèdent souvent de quelques heures la mort du bébé et qui peuvent être déterminées par des causes les plus futiles : comme un coryza^ une angine ou une simple petite grippe.

Catarrhe intestinal. — Enfin on peut voir un catarrhe intestinal aigu ou subaigu, grâce à l’intoxication qui l’accompagne, abaisser ou altérer suffisamment la limite de tolérance pour déterminer une athrepsie extrêmement rapide.

FORMES CLINIQUES

Nous pouvons distinguer deux formes ;

La DYSTHREPSIE.

L’athrepsie.

Dysthrepsie.

Epreuve sous- alimentaire. — Dans cette forme caractérisée par une limite de tolé-

rance très basse pour les graisses et les hydrocarbones, tant qu’on donne une nourriture

à valeur calorifique physiologique , le poids du bébé diminue constam ment et progressivement.

Par contre avec une sous- alimentation proportionnée à l’abaissement (\e sa limite de tDlérance^ on obtient, après une courte période de diminution de deux à quatre jours, d’une part amélioration du poids qui ne diminue plus ou qui même augmente légèrement, d’autre part une amélioration rapide des selles.

Fig. 18. — Réaction à la sousalimentation avec alimentation croissante.

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