CHAPITRE VII
UËDICATIONS ANNEXES
Nous venons de passer en revue les indications primordiales que l'on doit remplir dans le traitement des maladies infectieuses quelles qu'elles soient. En dehors des médications Tondamen taies, destinées à réaliser ces indications, il en est quelques autres annexes, contingentes, que l'on peut mettre en œuvre lorsqu'on observe dans le cours des maladies infectieuses un sympt/^nie fâcheux traduisant un trouble fonctionnel qu'il y a inlér(*it à faire disparaître.
Quatre phénomènes de cet ordre se présentent souvent dans le cours des maladies infectieuses, ce sont la douleur, la dépression ou Ve-tcitation neneuse et enfin l'insomnie. D'où quatre groupes d'indications àréaliser par les quatre médications suivantes.
Médications analgésiantes. — L'élément douleur entre pour une part importante dans certaines maladies infectieuses. Le rhumatisme articulaire aigu en est le type. Or il se trouve, ainsi que nous l'avons vu, que la plupart des médicaments aotilbermiques sont aussi analgésiauts. Il est donc facile de combiner les deux médications. Nous ne pouvons, bien entendu, nous éte.ndre ici sur la médication spéciale du rhumatisme articulaire aigu.
a lieu, au point de vue général auquel nous
nims sommes toujours placé, de faire remarquer qu'on toutes circonstances le médicament aoalgêsiant no doit pas avoir en même temps d'actions nocives; c'est d'ailleurs là une donnée sur laquelle nous avons tant insisté qu'il n'y a pas lieu d'y revenir encore.
Analgéiiquei génêraiu: — Conformément à celle notion, on ne devra par exemple pas oublier que si le salici/lalé est un merveilleux analgésiant, c'est un toxique du cœur, des Teins et du système nerveus à des doses trop élevées. L'antipyrine, dont l'action analgésiante est si intense, agit aussi sur le système nerveux, souvent sur la peau, presque toujours sur les reins: elle diminue, comme on le sait, la diurèse. L'acétanilide et l'exalgine agissent sur le sang el peuvent déterminer des altérations globulaires intenses. La pkénacêline doit être maniée avec précaution, surloul dans le cours des maladies infectieuses; elle peut, eu effet, déterminer de la cyanose ou des syncopes.
Ces exemples pourraient être très multipliés. Lorsque l'indication de déterminer l'analgésie se posera dans le cours d'une maladie infectieuse, le médecin devra s'inspirer de ces notions d'une action médicamenteuse secondaire pour faire son choix d'abord et pour surveiller ensuite l'effet de l'analgésiant qu'il aura choisi.
A cfllé des analgésiques classiques, pourrait-on dire, il est une série déjà nombreuse de corps nouveaux jouissant de celle propriété à un haut degré. On en trouvera une assez longue nomenclature à la fin de ce livre avec les indications de posologie nécessaires. Ce serait dépasser le cadre de
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notre sujet que d'en faire une litude détaill<'p. Anatf/ésigues locaux. — Dans certains cas. l'analgésie devra être plus localisée. Elle pourra ôtre réalisée par des applications locales variées, Tel le chlorure de méthyle, qui détermine un abaissement local de la température très" marqué (— ^0") suivi d'une réaction assez vive, ou encore le chlorure d'éthyle, qui produit une réfrigération moins grande (— 23" ou — 30") ; tels les sinapismes, les ventouses, les vêsicatoires, tous procédés que nous étudierons plus loin en traitant de la révulsion.
L'analgésie locale peut être aussi réalisée au moyen de pommade, tenant en suspension les médicaments analgésiques et un corps capable de déterminer une irritation suflisante de la peau pour permettre au médicament de pénétrer au moins ii dose analgésiante. Telle est lapommadede Bourgel, si utile dans les douleurs rhumatismales ou né- ^^s^Jgiques et qui est ainsi formulée :
^H Aïonge ) ,„
^^P Essence de lârébenlbine j .. ,
^^ .JLClde ealicyliqne ( "" '^ ^^'
Il va de soi que l'on peut varier cette formule ; nous y ajoutons souvent o gr. d'antipyrine et Ogr. 40 d'extrait de belladone, ; nous la formulons même parfois 3 ou 4 fois plus concentrée. Frictions fréquentes avec une certaine quantité de pommade.
On peut également employerjes analgésiques introduits directement sous La peau par injections sous-cutanées (antipyrine, cocaïne surtout). A ce propos, je rappellerai la formule pour injection d'antipyrine que j'ai indiquée avec Baudouin en
ÏÀUDIES nWBCTIEUSES
1883, ik l'époque où j'ai créé la méthode des injections sous-cutanées d"anlipyrine (voir ttièse du Caravias, 1886).
Voici cette formule :
Aniipyrlne- . . .