‹ Les Maladies infectieuses, causes et traitementChapitre 8 sur 32 · I.M Ii*m«Imii di» riiliiiM«qiliiM-i» do la cullnro a une · texte numérisé non relu

I.M Ii*m«Imii di» riiliiiM«qiliiM-i» do la cullnro a une

fiTUDE DES MICROBES EN GÉNÉRAL

action fort imporlaiiLe sur la végétation du microbe. Les mémorables expériences de P. Bert ont établi que Voxj'fcène sous pression était toxique pour tous les êtres vivants.

D'ailleurs la pression seuie suffit, même avec un gaz indifférent tel que l'acide carbonique.

Les recherches récentes de d'Arsonval ont montré que l'acide carbonique sous très haute pression : SO atmosphères et plus, stérilisait la plupart des cullures dans un temps assez court en tuant les microbes sans d'ailleurs modilier leurs produits de sécrétion. En étudiant plus loin la virulence. nous verrons que les varialious d'atmosphère et de pression peuvent la modifier considérablement.

Èleclricilé. ~ L'influence de l'électricité sur les microbes a été discutée depuis les recherches de Schiel en 1875 jusqu'à ces derniers temps où elles ont été reprises. D'une façon générale, on peut admettre que les troubles apportés à la végétation des microbes tiennent à l'action électroly tique du courant. Par conséquent, les courants induits n'ont guère d'action ; on a pu conserver pendant longtemps des cultures entre les pAles de très forts éleclro -aimants sans constater de grandes modifications Au contraire, Regnard a pu modifier et même finir par tuer de la levure en la foudroyant au moyen d'étincelles de grande dimension. D'ingénieuses expériences ont montré que les courants continus agissent sur les cultures de façons multiples, d'abord en déterminant la production d'acide BU pôle positif et en décomposant les sels que renferme la culture. Peut-être, quand ils sont forts, agissent-ils par une action directe sur les mi-

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MALADIES IKFECTIErSES

crrjbes. Tout rétemineot- d'Arsooval et Cliarrin (j montré que k's courants alternatifs de haatf tentiel el de très grande fréquence enleTaient q bacille pyocyanîque son pouvoir cLromog^ sans moditier eu rien sa puissance végétative.

MouDemenl». — L'influence des mouvemeiil communiqués aux cultures est mat connue.

recherclies faites sur ce sujet sont contradictoir* P. Bert avait eu en vue l'étude gén< l'influence de l'agitation sur le développement*] organismes inférieurs. Horvatli admit que les mttû vements arrêtent le développement des microbw Tumas arriva à un résultat diamétralement oppoftj Miquel, étudiant l'action de secousses sur d contenue dans des tubes scellés, ne trouva qu'a dilTérence insensible dans la prolifération des s crohes de celte eau et de la même eau maintenid au ropûs. Cette question est en somme en suspeia et demande de nouvelles reL-herclies.

3" Action des microbes sur les milieux ] ambiants .

Nous avons vu que les microbes se multiplie!

aux dépens des substances azotées ou hydroefl bonées qu'ils décomposent pour en extraire 1 corps dont ils ont besoin pour vivre. Ils fontdoi subir aux milieux dans lesquels ils vivent des mot fications physiques et des modifications chimiqut celles-ci pouvant se diviser en deux grands grttj pes : celles qui résullent de la décomposilion \~ les microbes de substances constituant le mili^ où ils viven!, el celles qui résultent du fonctionné»

ÉTUBE DES 5J1CH0BES EH CÉNÉHAL 21

ment mâme du microbe, produisant des matières fabriquées par lui.

En effet, le microbe dissocie la matière organique 0(1 il vit, décompose les corps minéraux qu'elle renferme, puis, du fait de son évolution biologique, opère de nouveaux groupements qui donnent naissance à, des corps chimiques autres, de composiiion ordinairement complexe et doués de propriélés souvent très spéciales.

Tous les corps résultant de ces diverses mutations chimiques peuvent être ga/eux, et alors ils s'échappent dans l'atmosphère ambiante, ou solides, alors on peut les retrouver dans ou sur le milieu où évolue le microbe.

Modi/icatiorts ph'jsiques, • — Les principales modifications physiques que l'on peut constater dans les cultures sont le changement d'aspect, de consistance et de coloration. Le bouillon se trouble le plus souvent, la gélatine est liquéiiée par certains microbes suivant différents modes : en cûne, en stries, en rigoles, etc. Cependant, cette propriété, comme toutes celles des microbes, est modifiable ; mais, toutes choses égales d'ailleurs, elle constitue UTi caractère de difTérenciation dune certaine valeur qui pourtant est loin d'être absolu. Certains microbes fabriquent des substances colorantes qui se répandent dans la culture ou colorent seulement les points o(j le microbe se développe ; ces particularités sont plusfacilementappréciables sur la gélatine ou l'agar. C'est ainsi que le bacille pyocyanique colore en bleu ou en vert lluorescent ses milieux de culture, le micrococcusprodigiosus sur milieu solide se manifeste par des traces rouge vif, le slaphylo-

coccus aureus par une coloration jaune orange, e D'ailleurs, cette propriété chromogène est motliSi ble; Guignard, Charria, Gessard, etc., ont enlevé J bacille pyocyanique le pouvoir de faire sa mati^ colorante bleue en modifiant le milieu deciillut| ou en y ajoutant des antiseptiques. 11 n'est pas dif cile par levieiliissement de rendre presque incoloijj la culture de Taureus. Bien plus, en variant la cota position de la culture, Gesaard a pu à volonté f cer le bacille pyocyanique à faire de la pyocyani^ bleue ou bien une substance verte fluorescent^ Charrin est arrivé aux. mêmes résultats par i procédés variés. On peut donc préparer des milÎBl de culture permettant à. volonté d'exagérer, t' primer ou de modifier le pouvoir chromogéne { microbes jouissant de ces propriétés.

Modifications chimiques. ~ Les modifications o miques, que les microbes font subir aux milieux Ci ils vivent, ont été surtout étudiées dans les ferme! tations ordinaires ; les réactions chimiques i microbes pathogènes sont bien plus mal connue D'unefaçon générale, le ferment organique dissot les matières organiques, leur fait subir des muta tions spéciales qui ne sont pas toujours des o^ dations et les ramène progressivement vers 1 éléments simples. Le microbe, suivant l'heureu! expression d'Arloing, conduit plus ou moins rapn dément et directement les matières organiques & Il minéralisation. Souvent une seule espèce est incai pable de réaliser seule ce travail complexe. C'e^ ainsi que lalevureanaérobie transforme le sucre en alcool et acide carbonique puis que le mycoder aceti, aérobie, transforme l'alcool en vinaigre eti

^BDEtlcnieiit eu acide carbonique et en eau. Dan^i la Hpstréfaction, ce sont des anaérobies qui commen- Heot le travail que terminent des aérobies faisant Kitasser les matières azfitées par uue série d'états nDtermédiaires de plus eo plus simples.

Les microbes pathogènes ne sout pas toujours capables de détruire complètement la substance azotée ; quelques-uns cependant peuvent y par-

C'esl ainsi que, môme dans l'organisme, certains microbes produisent des phénomènes nécrobiotiques, des processus destructifs spéciaux qui s'accompagnent souvent de dâgagemenl de gaz (gangrène galeuse par exempte). Les gaz sont souvent inodores au début et ne deviennent félidés qu'un peu plus tard. C'est presque une règle que les germes pathogènes dégagent des produits volatils fétides. Cependant parfois, comme dans le cas du bacille pyocyanique,les cultures oui une odeur aromatique non désagréable. Notons aussi ce fait que l'activité pathogène d'un microbe ne suit pas exactement les variations de son pouvoir zymotique.

Il esl enlïn un point intéressant, c'eslcelui de la modilication que subissent les milieux de culture où ont vécu les microbes. Ils renferment des corps multiples et, d'autre part, ils ont été épuisés par la pullulation du microbe. Là encore, la comparaison avec les végétaux, supérieurs est valable. Certains f- jnicrobes utilisent tel ou tel sel et ne touchent pas Ik teiautre qu'emploiera un autre microbe. D'autres, ^n contraire, consomment toute la matière nutri- ■JtiTe disponible; le bacille pyocyanique, par exemple, Kiépuise cumplêlement un bouillon qui ne peut plus

MALADIES INFECTIEDSES

dès lors permettre la muUiplical.ion d'aucun aut* lûicro-orgaDisine,

D'autres, au contraire, tels que le bacille typhiquj le bacille du charbon, etc.,- permettent le dével™ peinent ultérieur d'autres microbes dans le bouiltn où ils ont végété. Les combinaisons les plui blés existent sur ce point particulier ; par exempn le staphyloc. pyogenes fœtidus d'Arloing onlrs la croissance du spirille du choléra, tandis qrf permet le déyeluppement d'autres microbes. 11 y j là encore un immense champ de recherches inoi ploré, et non des moins importants au point de \ des applications possibles à Thomme. On voit doï qu'en général un terrain de culture, où a évolué JB microbe donné, ne peut plus permettre le dévelM pâment ultérieur du même microbe, tandis qua microbe d'autre espèce pourra s'y développer fi core. C'est là une particularité bien curieuse^j assez difficile à expliquer. Après avoir cultiva i de la gélatine un organisme qui ne la liquéfie si on enlève soigneusement toutes les rolonies.^ se sont développées à sa surface et qu'on rê mence sur le terrain ainsi nettoyé le même r organisme, celui-ci ne se développe pas; la gé semble vaccinée contre cet organisme : le fait < très net pour le bacille lyphique. Si, au contrai^ on réensemence un autre microbe, le bacteriU coli, pour suivre le même exemple, il se déveloi^ assez; bien à la surface de cette gélatine ayant d^ servi au développement du bacille d'Eberth. " point fort intéressant était k noter en p

ÉTUDE [lES MIcnoBES ES GÉHÉRAL

^^W' Produits fabriqués par les microbes.

1 Nuetéines. Nuclio-albumines. — La vie s'accompagDe toujours d'un mouvement nutritif. Le microbe, s'il respire, absorbe aussi de la matière organique ou chimique, l'assimile, la transforme et élimiDË les produits résultant de son activité vitale. Les produits fixés dans le microbe sont encore mal connus; cependant il semble résulter des recherches récentes que certains organismes ont une toxicité propre résidant dans leur protoplasma. Ce serait le fait, par exemple, pour le bacille tuberculeux, ainsi que Koch Ta démontré, le bacille mort conservant un pouvoir pathogène marqué. Blichner d'ailleurs avait déjà constaté ce fait d'une façon générale : action pyogène de la protéine contenue dans le corps des bacilles. Héricourt et Richet, Courmont et Dor ont aussi démontré que les bacilles de la tuberculose aviaire morts produisent des effets toxiques ou vaccinants. Enfin SLraua et Gamaleia, se servant de culture de bacilles tuberculeux dans le bouillon, en ont tué les bacilles par les procédés les plus divers ; chauffage à 150" pendant 10 minutes, dessiccation, ébullition dans l'alcool, coloration avec une couleur d'anilino. Or, dans ces conditions, l'injection intra- veineuse des cultures a donné aux animaux des lésions tuberculeuses très nettes, sous forme de fines granulations renfermant à leur centre des bacilles colorables entourés decellulesépithélioïdes.putsdecellulesembryonnaires. Par la voie cutanée, ils ont observé des masses remplies de matières puriformes mais restant limitées au voisinage du point d'inoculation. Les ca-

w^èim^j^^^sm

davrea des bacilles tuberculeux sont donc capabu de donner naissance à des lésions locales et, d'à part, à des phénomènes d'intoxication générale -il traduisant par la cachexie et la mort.

Celte singulière propriété semblait être spécia au bacille tuberculeux au moment de la publie tion du mémoire de Straus et de Gamaleia (If ~ ' En 1892, Gamaleia annonça qu'il avait retrouvé dai les microbes du choléra une nucléo-albumini également des propriétés toxiques rappelant, p les sympti^mes que Fournit son inoculation, les pri cipaux symptômes du choléra. Ces mêmes or| nismes renferment aussi une nucléine qui j dériver de la première et dont l'inoculation pm une inflammation violente, l'hypothermie, T Tulsions et la mort. Dans d'autres cas, elle -j cause qu'une cachexie lente. La nucléo-aLbuuûd cholérique se rapprocherait pour Gamaleia des p sons de la diphtérie etdu télanos qui seraient a des nucléo-albumines bactériennes. La nucléÛ cholérique ressemblerait au poison du vibrio Ma chnikoff, au poison cachectisaut diphtérique, i,M tuberculine de Koch et aux alcalis albumines i Bochner. D'ailleurs, pour Gamaleia, les principi poisous bactériens seraient les bactéries ^Ud mêmes et les substances constitutives de leurcoi} Ce sont là id'ées fort nouvelles et encore loin d'4 admises par tous les bactériologistes.

Matières colorantes. — Pour la matière colorai fabriquée par le microbe, elle est parfois retei par lui-même et renfermée dans son protoplasia tel est le cas pour le prodigiosus. Au contraire,J matière colorante peut difi"user dans la cultuM

C'est ce qu'on voit avec le bacille pyocyanique et certaÎDS bacilles lluorescents. Toutes les causes qui atténuent la vitalité du microbe diminuent du même coup la production de la matière colorante. D'ailleurs, il semble n'y avoir aucun rapport entre la matière colorante, les matières toxiques, vaccinantes, favorisantes ou empochantes. Mais les pro- ' duits de sécrétion des microbes les plus impurtants sont les diastases et les ptomaïnes.

ûiastasea. — Les diastases sont des substances organiques amorphes sécrfttêes par des ferments animés ou par les cellules vivantes. Elles ont une action chimique bien déterminée. Par exemple, la sucrase de la levure intervertit le sucre de canne pour permettre à la levure de le transformer en alcool (Duelaus). Plusieurs microbes du tube digestif agissent sur telle ou telle substance alimentaire (Vignal!.

Les microbes pathogènes, eux aussi, fabriquent des diastases. Le bacillus antbracis, par exemple, produit une diastase dissolvant les globules (Pasteur); le staphylococcus aureus sécrète une diastase digérant la fibrine et une dUsta9epyogÈne(Rietsch, Christraas». M. Arloing a rencontré une diastase phlogogêne dans les cultures du pueumococcus liquefacitmsbovîs, et la même diastase aurait aussi une action bulbaire puissante. Roussy a décelé une diastase pyrêtogène dans la levure de bière.

Roi^xetYersinont trouvé dans les cultures diphtéritiques un poison d'une puissance extrême et ayant beaucoup d'analogie avec les diastases.

Toxalbumiîtoses . — A cûté des diastases proprement dites, ou peut ranger les toxalbuminoses ; elles

MALAIIIES INFECTIEUSES

ne sont plus, comme les nucléines ou les nucléoalbumtnes, intimemenl liées au corps des bacilles^ mais peuvent être extraites des cultures. Briegf'" et Frânkel ont divisé les ta \ album in ose s ( groupes : celles qui sont solubles dans Teau, cellesl qui sont insolubles.

Les bacilles de la fièvre typhoïde, du choléra, l0< staphylococcus aureus, fabriquent des toxalbumî-j noses insolubles ou peu solubles dans l'eau. CellS^ au contraire du charbon bactéridien , de la diphtérievl du tétanos, sont solubles dans t'eau. Tous ces corpw sont morbifiques et non vaccinants. EKceptîonnel-' lement, Hafkin a trouvé dans les bouillons de li bactéridie charbonneuse une substance protéiquffl fort toxique qui, àdose extrèmcmenlminime,ser^(j vaccinante.

Ptomaines. — En 1868,Bergmann et Schmiedberg purent extraire du pus une substance azotée, crié^V lallisable, susceptible de se combiner avec les aô-fl des et comparable aux alcaloïdes végétaux doiil' elle présentait plusieurs réactions.

Ce corps, qu'ils dénommèrent s ptomaïne. En 1872, Gautier, puis Selmi, i d'auteurs italiens, Brouardel, Boutmy puis NenckiS étudièrent la question. Nencki, le premier, établit Ili formule de la coUoldine extraite de la gélatine.-l Gautier reprit de nouveau à fond la question E distingua les alcaloïdes toxiques normaux de l'or^ ganisme : les leucomaïnes, des ptomaïnes sécrétées par les microbes.

Ces derniers corps sont de la série C I E A/, [Gaa-t| lier) ou C I H Az (Pouchet). Bricger isola et d crivil un grand nombre de ptomaïnes, d'abord danaB

S cadavres : la choline, la neuridine, la cadavériine. la trimé thylamine, la mydaléine qui est pyréjène. Il put extraire la typhotoxine des cultures |du bacille d'Eberth, ce corps produisant la saliva- Jtion, la diarrhée, raccélération du cccur, l'entérite («t la mort. Il obtint aussi uue base des cultures du Laphylococcus pyogeiies aureus. Dans les cultures [tétaniques faites par Koch, Brieger put déceler la I tétanine, la tétanotoxiue, laspasmotoxine. etc. Des Incultures du bacille virgule cholérique, le même Isuteur retira plusieurs bases : la gadiniue, la pu- Ërtrescine, la cadavérine. Les deux dernières ppoduil'Sent l'inflammation et la nécrose de l'intestin, a suppuration [Grawitz, Behring}. Une autre l'fcase est hypothermisante.

Traversa et Manfredi ont retiré des cultures du

B^reptoeoque de l'érysipèle des corps, les uns con-

ilsivants. les autres paralysants. HofFa a retiré

ïàes cultures du bacillus anthracls une ptomaïne

E|rès active. Nous pourrions multiplier les exem-

; ceux-ci suflisent.

On voit qu'en somme les produits toxiques sé-

I7étés par les microbes sont ou bieo des nucléo-

albumines, des ptomaïnes ou des diastases.

D'ailleurs, l'accord est loin d'exister sur ces diirs points, puisque,pour la diphtérie par exemple, loox et Yersin considèrent leur poison comme une â^tasc, tandis que Brieger etFrànkel considèrent j^ poison diphtérique comme une albumine.

■ Corp» déienninés settlement physiologiqiiement. — 'aquestionse complique encore du fait de l'exisf tence dans les cultures de nombreux corps non e déterminés chimiquement, mais que la pby-

siologie décèle. Les uns sont adjuvants de l'infee lion, d'autres eiopèchants et par suite vaccinantiH d'autres pyrêlogènes, d'autres encore vaso-dilatH teurs ou vaso-constricteurs, ou agissant seulemei sur les centres respiratoire ou cardiaque, Certa' de ces coips sont pyogôues ou phlogogènes ; d'w très encore, paralysants ou convulsivants. Il en a qui produisent des vomissements, des hémorrlij gies, de l'albuminurie, de l'entérite, etc. On peï presque dire que chaque symptônae clinique peiB être produit par une substance toxique détermiiW provenant des cultures. Ces corps sont tantôt BolSj blés, tanti^t insolubles dans l'alcool.

Il est une importante question encore d'ailleni^ débattue, c'est de savoir si un microbe fabrique u seule substance ii la fois morbifique ou vaccim suivant les doses, ou si, comme le croit M. Boucbai^ il existe des êiémeuta morbifîques et des élémeid vaccinants.

D'une façon générale, la chaleur détruit li grand nombre des principes nocifs, en Iaissanij| peu près intacte la puissance vaccinale.

Quant au principe morbifique d'une cultoî donnée, est-il unique et produit-il tousles accidei qui caractérisent la maladie? ou bien, au contrait^ y a-t-il, correspondant à chaque symptôme, substance capable de déterminer ce symptôme, < lui seul ?

Les recherches de Brieger, sur les différenfci ptomalnes du ttitanos douées chacune d'une actiai spéciale, semblent plaider en faveur de cette de^ nière hypothèse. Il en est de même de celles d Ctiarrin et tiuignard sur les produits extraits d^

cultures du bacille pyocyanique. En somme, les microbes se comportent à ce point de vue comme Torganisme des animaux supérieurs. Ils fabriquent des produits toxiques pour eux-mêmes (matières empêchantes des cultures) et pour les cellules organiques (toxines). De même, les cellules de l'organisme vivant fabriquent des produits toxiques pour elles-mêmes (ceci est prouvé par des exemples, tels que la toxicité de Turine, du sérum sanguin) et également toxiques pour les microbes (toxicité de Turine, sérum bactéricide).

On peut donc rapprocher ces deux importantes fonctions et concevoir de la même façon le mode de production des ptomaines (sécrétées par les microbes) et celui des leucomaines (sécrétées par les. cellules de Torganisme).

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