INOCULATIONS
La fièvre typhoïde n’a jumais été reproduite expérimentale. ment ; Chantemesse et Widal n’ont obtenu, par les inoculations, qu’une septicémie bien prononcée,
Sanaralli remarqua que l'injection de toxine typhoïdique dans le péritoine du cobaye tuait ceiui-ci entre douze et vingt-quatre beures ; la proportion de la toxine était d’un centimètre cube par 80 grammes du poids de l'animal,
D'après M. Chantemesse, la poule et le pigeon sont réfractaires à la toxine typhoïdique, mais la souris, le lapin, le cobaye, le chien, et le cheval supportent différemment les conséquences de ces injections de toxine, et présentent un degré plus ou moins élevé de sensibilité à cette substance,
A l’autopsie du cobaye, qui a succombé aux effets de toxine
typhique, on constate ‘‘ une rougeur vive du péritoine et de l'intes- ‘’ tin, de l& congestion du foie, de la rate et des capsules surrénales
‘* Quand la mort a été plus lente, la rongeur péritonéale est plus
‘marquée, La cavité du péritoine et celle des plèvres renferment
‘une petite quantité de sérosite citrine et parfois un peu de fibri. “ne, Les poumons sont hypérémiés ; les Capsules snrrénales sont “ franchement rouges. L’urine contient de l’albu mine,
‘* Les premiers effets de l'injection intra- ‘{tanée, au cobaye,se manifustent
“ re qui tombe au-dessous de 35°
péritonéale ou sous-cupar un abaissement de températu- + Le poil se hérisse ; l'animal devient ‘’somnolent et son corps est agité de petites secouses brusques, It “ n’a pas de diarrhée. Si la mort n'est survenue qu'au bout de deux “ou trois jours, les dernières heures de la vie son “ des crises de convulsions toniques portant sur les “ le rachis,” (Chantemesse).
t marquées par membres et sur
La réaction agglutinante n'apparaît chez les quelques jours après l’injéction, et, comme l'ont prouv. ces de MM. Chantemesse et Hulot, ce phénomène d’ commence à se manifester dans le foie et la rate, ot no
vement dans le système lymphatique, ainsi que l' Pfeiffer,
animaux que 6 le expérienagglutination n pas exclusiavait enseigné M.
Le sérum des animaux qui auraient reçu en injection des doses graduelles de toxine typhique vient à acquérir des propriétés unimunisantes et même curatrices, C'est la séro thérapie expérimentale de la fièvre typhoïde. Des expériences récentes de MM. Cbantemesse et Widal sont venues établir la véracité de ce fait et son
importance considérable dans la recherche du traite et curatif de la dothiénentérie chez l’homme,
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